‹ Traité élémentaire d'économie politique [microform]Chapitre 18 sur 192 · CHAI*. II. TECHNIQUE ET INDUSTRIE · texte numérisé non relu

CHAI*. II. TECHNIQUE ET INDUSTRIE

En outre, le patron préfère souvent employer des travailleurs à domicile, parce que, d’abord, il les paie moins cher (voir livre deuxième, Répartition), et que, de plus, il évite à la fois les frais de local et la surveillance des fonctionnaires chargés

de faire respecter la législation du travail. ^

3“ La petite et moyenne industrie (métier et manufacture}. La manufacture, au sens exact du mot, a dù, le plus souvent, sous l’influence du machinisme, se muer en « machmofacture », ou disparaître devant une concurrence inégale. Le métier indépendant a succombé aussi, dans bien des cas, en raison de son infériorité à la fois commerciale et techniqufi-, i ou bien, comme nous venons de le voir, il s est transformé

en industrie à domicile salariée.

a C’est ainsi que le métier a disparu totalement, ou à peu i près, dans de nombreuses industries où il florissail ja«lis : tis-

sage, chapellerie, maroquinerie, quincaillerie, fabrication des épingles, des peignes, brosses, couteaux, lampes et ustensiles de ménage, tonnellerie, menuiserie, bras.serie, tannerie, ; il a été dépossédé en grande partie dans la menuiserie, l ébénisterie, la teinturerie, l’horlogerie, la cordonnerie, la confection des vêtements (1) »•

Cependant, la manufacture et le métier indépendant tiennent encore une certaine place dans 1 organisation industrielle contemporaine. Ils subsistent dans les cas où 1 on peut se passer d'un machinisme très développé, et oîi les conditions de la production s' accommodent de la petite ou moyenne entreprise (^j.

Ils se maintiennent toutd’abordlorsqueleproducteurabesom

■ de se trouver à proxioxité du consommateux' i il faut, diins les

i moindres bourgades, un charron, un sellier, un maiéi hal-fei-

rand ; il faut, dans tous les quartiers d’une ville, des serruriers, I des menuisiers, des peintres, etc. ", I artisan a ici sa raison d être

, comme le petit commerçant. El, pour la même cause, là où le

métier perd sa place dans la fabrication, il conserve son rôle dans la réparation \ c’est ainsi qu il subsiste un peu partout

’ ses fonds dans un outillage qui risquerait de rester inutilisé. En ce

r cas, un facteur important de concentration fait défaut. Cf. Rourguin,

op. cit., p. 179.

(1) Rourguin, op. cit., p. 184.

(2) Voir V. Rra.nts, La petite industrie contemporaine.

rr

40 part. I. CONDITIONS GÉNÉRALES DE LA PRODUCTION

des petits ateliers de tailleurs, cordonniers, tapissiers, ébénistes,

horlogers, électriciens, ferblantiers, etc., et le rôle de ces artisans s accroît avec le développement du confort.

Enfin, le progrès de la grande industrie elle-même fait «fli/re, parfois, de petites industries qui sont comme ses satellistes: si les bicyclettes et les automobiles, ou du moins les pièces qui les composent, sont fabriquées dans des usines, ces usines à leur tour, alimentent quantité de petits métiers indépendants destinées au montage, à la réparation, à l’ornementation, à la fourniture des divers accessoires. — La décentralisation de la force motrice due à l’électricité et aux petits moteurs ne favonse d ailleurs, par moins la petite industrie indépendante que

En résumé, si la manufacture et le métier ne sont pas les formes dominantes et caractéristiques de l’industrie contemporaine, ils conservent, néanmoins, une place normale dans notre organisation industrielle {i\

petil^iLÎtrif renforcer la

Pt ipn7 An A , • réorganisant en corporations (lois de 1883, 1897

on ?P h 1881* 1897 et 1907 en Allemagne). En France

l’exeLn^in^’AT*”® P‘“" s’inspirant aussi de

exemple de 1 Allemagne, a soutenir la petite et la moyenne industrie

(Voi^ dans c’eTtae H " ^ partie, 4® section, chap. ii). ’

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