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CHAPITRE II

Conditions générales de la formation des entreprises : capital et crédit

§ 1. — L’enchaînement continu de la vie économique et la formation j des entreprises. — Rôle du capital.

?r Nous avons défini,, dans le chapitre précédent, les dilîérentes

! catégories d’entreprises privées, dont l’existence est à la base

j- 1 de toute vie économique dans la société actuelle. Après les

I I avoir ainsi définies, il convient d examiner comment elles se

i; forment ; car, aussi bien, si le mouvement économique cons-

‘ i titue un cycle ininterrompu, où l’on voit simultanément des

' entreprises qui naissent, qui vivent, et qui meurent, il n en

- ’ est pas moins vrai que le point de départ logique de ce cycle

1 ■’ économique est dans la formation des entreprises.

. Cependant, pour créer une entreprise, si modeste qu’elle

puisse être, dans une société tant soit peu développée, il n’est j guère possible de ne pas employer des richesses préalablement

produites : il faut au savetier une échoppe, du cuir et quelques outils ; au pêcheur un filet ; au marchand ambulant, tout au moins les menus objets qu’il corpore.

Donc, pour entreprendre une production nouvelle, il faut disposer de richesses acquises. Et, comme nous donnons, dans cette première partie du cours, consacrée à la Production, le nom de capital aux biens destinés à produire d’autres biens, nous pouvons dire que la formation de toute entreprise exige du capital, ou, selon le langage des affaires, « des capitaux ».

Bien plus, dans notre société, la Nature a presque toujours été transformée plus ou moins par le fait de l’Homme ; le sol lui-même est ainsi devenu capital, et la jouissance des agents naturels, qui échappent par eux-mêmes à toute appropriation) est cependant subordonnée le plus souvent à sa possession. Enfin, si l’on admet, en outre, que l’entrepreneur trouve

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