‹ Traité élémentaire d'économie politique [microform]Chapitre 43 sur 192 · ECHANGES DE PRIX · texte numérisé non relu

ECHANGES DE PRIX

pratique courante sous l’Ancien Régime (1). lîn l-'rance le puvernemenl révolutionnaire chercha, pendant quelque temps, a lu. donner une grande extension : pensant remédier à la hausse des prix corrélative de la dépréciation des assignats

objets de première nécessité, et aux matières premières qui les (rTra^i'd"'- -‘-“-enne fui ineffica e'e du

laxe) (c est-a-dire de hxer un prix niaximuni) la viande et le pain dans leur commune (2), et un certain nombre de muni-

paif ô'rdiiiXI L*- -

Cette pratique semblait n’ôlre plus qu’un vestige du passé appelé a disparaître, lorsque les circonstances de la guerre sont venues lui donner de nouvelles applications. ü!ns la plupart des pays belligérants, et en France notamment (3), on a eu de nouveau recours à la taxation des denrées de consommation courante en vue d’éviter la hausse qui résuUa t de leur rareté : cette mesure a été le plus souvenHneffiZcZloU

hii à n “'*eteurs consentissent, malgré la prohibition de la loi, a payer un prix supérieur au prix taxé, soit que les vendeurs fissent disparaître leur marchandise du mai-ché en la eonse^m „„ en l’expédiant sur un marché où la ZZ corn!

phquée pour le sucre, parce qu’elle était accompagnée à un rationnement. Hnfin, fE,at est intervenu d’une ffçon eaucoup plus efficace pour fixer le prix du blé et du pain ;

devenn’l'l Z f ‘■lé, mais il est

oZ fait O ‘’i de celle denrée, ce

qui fan que le prix fixé par lui à l’intérieur du pays a été

rigoureusement respecté. Celte intervention n a d’ailleurs pas

Mlta'ènTnjr In '''‘■''lu ' ‘"“'“ascr, * la

^ politique 1888. p. 178 )

(2) En vertu de la loi du 19 juillet 1791, non abrogée. (Voir • A Soti-

réiL"°'du‘'“o"a,7M'';ms’‘" ‘««bon des cé-

denréis dui aoTt im 7 ’ "i , “ ^ des

aenrees, du 6 août 1917, relative aux réquisitions civiles etc • voir

sur ce sujet Legendre, Alimentation. Havitaillement. ’ ’

PART. Il,

eu pour effet d’abaisser le prix du blé, puisque le législateur, soucieux d encourager la production, et de ménager les intérêts agricoles, a cru devoir spontanément relever le prix du ble jusqu à 73 francs, puis jusqu’à 100 francs le quintal ; mais elle 1 a, du moins, empêché de s’élever au niveau du prix du e importé, lequel, majoré par des frets anormaux et par la perte au change, aurait, selon les principes exposés plus haut, (page 118y, fait monter d’autant le prix du marché intérieur atteignant un taux absolument intolérable pour le consommateur. L Etat, au contraire, achetant une partie du blé au prix intérieur et le complément au prix d’importation, peut le revendre à un prix correspondant non au coût le plus élevé

mais au prix de revient moye^i, et fixer le prix du pain eâ conséquence. ^

L’Etat est intervenu d’une façon analogue dans la détermination du prix des charbons importés, en imposant un régime de péréquation qui permet de fixer le prix de vente d’après le prix de revient moyen, au lieu de le laisser s’élever jusqu’au

niveau qui correspondrait au coût d’introduction du charnon le plus cher à importer.

Qu’il s’agisse de l’établissement d’un maximum ou d’un minimum cette intervention de l’autorité publique dans la hxation des prix apporte, en principe, un changement très mportant, dans les conditions où s’effectuent les échanges consequemment dans le mécanisme de la production. Les prix taxes sont le plus souvent des prix arbitraires, encore que i autorité publique puisse fonder son intervention sur des considérations qui seront examinées plus loin, et qu’elle puisse tenir compte, dans une large mesure, delà sitLtion normale du marche. Mais l’expérience de la taxation et de la quisition du blé depuis la période de guerre, et celle de la pei équation des charbons, prouvent qu’une telle intervention, maigre les inconvénients qu’elle présente, peut être, dans certaines circonstances, indispensable pour prévenir les très graves perturbations économiques et sociales, qui résulteraient du jeu des facteurs qui règlent habituellement le prix

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