CHAP. I. — LA MONNAIE
cien régime monétaire que le cours légal illimi é de certaines pièces d’argent. Tel est le cas notamment de la Smsse, des Etats-Unis, (et, avant la guerre, de la France, de la Belgique,
de l’Italie). , j
Parmi les pays ayant seulement nn&réserve d or (système du
gold exchange standard), il y a d'abord certains pays k circulation d'argent, dont les Philippines présentent le type le plus correct. Aux Philippines, la circulation intérieure est restée composée de piècesd’argent, mais ile.xiste à Manille un bureau de change fournissant, à un taux lixe, des mandats payables sur des fonds déposés à New-York, de telle sorte que la convertibilité, à une parité constante, de la monnaie locale en or
est assurée d’une façon rigoureuse (1).
Divers pays de l’Amérique latine, qui étaient récemment encore au régime du papier-monnaie, ont également réussi, tout en conservant leur monnaie de papier à l intérieur, à assurer, grâce à une caisse de conversion, sa conversion régulière, à un taux fixe, en or (2).
Ces pays sont ainsi arrivés à donner pour base à leurs systèmes monétaires l’or, monnaie internationale.
En raison des réformes monétaires qui ont été opérées par la plupart des pays à circulation intérieure d’argent, la Chine est aujourd’hui à peu près le seul qui représente encore le monométallisme argent. Quant aux pays à monnaie de papier, ils étaient également, et pour les mêmes motifs, réduits à un très petit nombre à la veille de la guerre ; mais, comme nous l’avons vu, le régime du papier-monnaie est devenu celui de la plupart des Etats ci-devant belligérants.
I (1) L’Inde anglaise, quoique ayant servi de modèle au gouvernement
I des Philippines, a un régime monétaire intermédiaire entre celui du
I gold exchange standard et le précédent. En effet, quoique l’or y circule
f 'peu, et qu’il ne soit pas admis à la frappe libre, l’Inde, pays produc-
teur d’or, possède cependant un stock de métal jaune plus important que la plupart des pays à réserve d’or, et l’admission ad libitum des monnaies anglaises dans la circulation équivaut à la frappe libre del or. De plus, le gouvernement n’a pas institué de caisse de conversion. Cependant l’or n’étant guère destiné qu’aux règlements extérieurs, et le gouvernement convertissant, en fait, l’argent en or à un taux fixe, il y a lieu de rattacher le système de l’Inde à celui du golti exchange standard.
' (2) Sur les conditions de durée de ce système, voir plus loin. 3“ sect.,
I chap. 11, § 4.
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ter divers ouvrages, notamment la thèse de M CuA^'n L Unwn monétaire latine. Paris. 1911, et le livre de M ’^'LaprÉb,
convenhons monétaires. — Voir aussi 1 l// n
Foville, La monnaie p. 55 et suiv
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