CHAPITRE IV
La bourse.
§ 1. Définition. Bourses de valeurs et bourses de marchandises.
La Bourse est un marché, très régulièrement organisé, comportant 1 existence d uri local, où acheteurs et vendeurs se le'unissent à des heures fixées, mais présentant cette particularité que les marchandises négociées n’y figurent que sous la forme à’ échantillons ou de titres représentatifs.
En ce qui concerne le premier caractère, on peut dire que la bourse est, de tous les marchés, celui qui se rapproche le plus du type théorique : vendeurs et acheteurs y sont groupés, et formulent à haute voix leurs offres et leurs demandes; et les cours auxquels les transactions sont conclues sont aussitôt inscrits^ à la cote. La concurrence des acheteurs et des vendeurs s y manifeste donc librement, et les résultats en sont publiquement enregistrés.
Mais, si les acheteurs et les vendeurs sont présents — ou du^ moins représentés par des intermédiaires effectivement présents et réunis dans le local, — les marchandises sont absentes. Tout au plus voit-on, dans certains cas, des échantillons destinés, s’il y a lieu, à en préciser la nature et la qualité. De cette absence de la marchandise résultent deux conséquences fort differentes ; la première, c’est que le marché de bourse peut porter sur des quantités illimitées, en ce qui concerne les objets auxquels il s applique ; la seconde, c’est qu’il ne peut s’appliquer qu’à des catégories d'objets assez limitées.
En effet, 1 absence de la marchandise permet de né-'ocier des marchandises très éloignées, et même des marchandises non encore existantes (par exemple, des produits a-ricoles non encore récoltés). Ce caractère donne donc au marché en bourse le maximum d’étendue dans le temps et dans l’espace ;
l’on tient compte des communications télégraphiques lient aujourd’hui les bourses du monde entier, on peu ,e la bourse constitue bien souvent un par contre, l’absence de la marchandise est un ‘^«tè flreint néc;ssairement l’application du marche en bon e siets qui peuvent être représentés. Or, seuls peuvent etie
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bevaux car tout cheval a son individualité et on ne it acheter indifféremment l’im ou l’autre, maigre les pies apportées dans la détermination de sa race. ^ »
robe^elc Au contraire, le blé se négocie aisunent en e parce que, d’abord, il peut être classé en categories ’ It Hêllnies et que, à l’intérieur de chaque caie-
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