cas f>), m':is ; or asl'm'^* -l
I envo. ou le rapatriement derfo„r >1“ exigeraient
leur côté, les bannnipr forme.
g rs qui assument la charge des rè-
cas à pL,'!"" i1“ ^ “’c't 'c
Pt" S tr
dans Je cas contraire. Il v a au mni monnaie étrangère ; il baisse le nombre ^ unités étrangères aneVnn Pl^cPs où la eote fournit
unité nationale : en ce caHrei^P^ Pour une
quon reçoit moins de monnaies étraZtr ** ^ débitrice, puis-
monnaie nationale, - et même somme en
pressions : Je change monte ou Ip c s>aisir le sens exact des
comment est établie la cote '' donc savoîr
place donne Je certain ou reçoit f - ‘®°bniques on dit qu’une
ctrangère, et qu’elle reçoit le 'ce Ji^oo r c"» “te e„ „l„e,e contraire. ou donne I incertain dans Je cas
(2) Variable, car Je fret Pt Pn
parce que fenvoi d'espèces est r,h,1™"“ "’erilimes varient, et aussi a des espèces étrangères à relou” , a '"“T ""^reux selon que l'on refrappe, ou des barîes qui s'isëml "* d'origi’e , sans
P^ces neuves, ou euOn’qu'il S ^rélurl '“‘rPrersée, ou des t nques, celles qui „'„„i pas peajp poids'p,?” Je frtf
CHAP. I. LES RÈGLEMENTS MONETAIRES
glements avec l’extérieur, en seront quittes, si la demande de traites ou chèques par leur clientèle est supérieure à la somme des effets disponibles qu’ils ont entre les mains, en couvrant leur correspondant par un envoi de métal précieux.
Il convient d’ajouter, d’ailleurs, qu’ils évitent d’en venir à celte extrémité. Si les deux confrères prévoient un revirement prochain dans l’état des créances et des dettes respectives de leurs pays, l’un d’eux peut autoriser l’autre à tirer sur lui en blanc, c’est-à-dire sans couverture, pendant un certain temps. Ils étendent de cette façon la période pendant laquelle s’opère la compensation, et la rendent ainsi plus efficace (1).
Influence du taux de l'escompte. — La banque peut, enfin, contribuer encore à équilibrer les changes et à éviter des envois onéreux de numéraire métallique, grâce à l’influence qu’elle exerce sur le taux de l’escompte. Les lettres de change sur l’étranger ne sont pas toujours payables immédiatement ; il arrive même souvent qu’elles soient à un terme plus ou moins éloigné (un ou plusieurs mois). C’est ce que, en termes
de change, on nomme le papier long.
üès lors, le tireur peut avoir recours au banquier non seulement pour les faire encaisser, mais pour les faire escompter, c’est-à-dire pour s’en faire payer le montant d’avance, sous déduction de l’escompte. Toutefois l’empressement à faire escompter sera d’autant moindre que le taux de cet escompte sera plus élevé.
Cela posé, les banquiers d’une place momentanément débitrice auront un moyen de différerld. présentation d'une partie des traites venant de l'étranger, les traites à long terme : c’est à'élever le taux de leur escompte. Ainsi, les étrangers évite-
(1) Ajoutons qu’il n’y a pas une correspondance parfaite entre les cours respectivement cotés à un même moment sur deux places : ainsi le change entre le franc et la livre sterling peut, au même instant, être coté à 25 fr. 22 sur la place de Londres et 25 fr. 23 sur la place de Paris. En effet, il y a, sur chacune de ces deux places, un marché résultant du nombre de traites tirées sur l’autre qui sont offertes et demandées ; or, à un jour donné, la France étant, par exemple, débitrice de l’Angleterre, il se peut que l’insuffisance de l'offre de change soit plus grande à Paris qu’à Londres. Mais l’écart entre les deux cours est presque instantanément comblé par des opérations d'arbitrage, les banquiers spécialisés dans ce genre d’opérations s’empressant d’acheter du change sur la place où le cours est le plus fawrable pour le revendre sur l’autre.
ront de les présenter avant l’échéance. Si certains cunimerçants étrangers, tiennent à rentrerdans leurs fonds, ils les feront escompter chez eux, mais leurs banquiers les conserveront jusqu'au bout, pour n’avoir pas à subir un réescompte onéreux.
Bien plus, la hausse de l’escompte sur une place ne diffère pas seulement l’échéance de certains paiements à effectuer à I extérieur j elle attire moment anèrjient les capitaux étrangers : car les banquiers du dehors font passer une partie de leurs disponibilités sur la place endettée, afin de profiter du taux élevé de l’escompte. Et cette intervention rétablit l’équilibre du change (i).
Généralement, c’est la banque d’émission qui élève la première son taux d’escompte ; car, s’il faut faire des exportations d’or, c’est à son encaisse que l’on s’attaque tout d’abord; et les autres banques sont le plus souvent obligées de suivre son exemple, parce que, exposées à faire réescompter leur papier, elles risqueraient de perdre la différence entre leur taux d escompte et celui, plus élevé, de la banque d’émission (2).
L)e cet exposé il ressort, en résumé, que le problème des règlements avec l’extérieur, ou, en d’autres termes, des changes étrangers entre pays ayant une monnaie commùne et circulant librement, consiste surtout à éviter les transports de monnaie métallique. Ceux-ci ne jouent en effet, qu’un rôle minime dans les règlements effectifs (3). Cependant, c'est la possibilité d' effectuer ces transports qui maintient le cours du change dans de strictes limites, et qui détermine par conséquent les conditions essentielles des règlements internationaux dans cette hypothèse.
§ 4. — Théorie des changes étrangers [suite). 2® Règlements entre pays
n’ayant pas une monnaie commune.
Le problème est bien différent lorsque, entre les pays intéressés, il n'existe pas de monnaie commune (ou que cette
(1) Parfois même, l’afflux des capitaux étrangers renverse le cours du change et le rend favorable à la place débitrice.
(2) Voir plus haut, 2® section, ch. ni, § 4.
(3) Ainsi, le commerce extérieur de la France, qui dépassait avant la guerre 13 milliards de francs (commerce spécial), ne donnait lieu qu’à un mouvement de numéraire de quelques centaiues de millions.
CHAP. I. LES RÈGLEMENTS MONETAIRES
monnaie ne peut-être librement exportée ou importée). Sans doute, des lettres de change sont également tirées entre eux. Mais elles ne sont pas négociées dans les mômes conditions, et, lorsque la compensation du change devient impossible, un moyen de règlement commun fait défaut. INous allons considérer successivement les deux cas les plus imporlants, et envisager les conditions du change, d’abord entre pays à monnaie d’or et pays à monnaie de papier, puis entre pays à monnaie
d’or et pays à monnaie d’argent.
a) Règ lernents entre pays à monnaie d or et pays à monnaie de papier. — Il convient d’observer tout d abord que les pays à monnaie de papier reçoivent volontiers de l or des pays étrangers, et par conséquent que 1 absence d une monnaie commune ne pose de problème spécial que relativement à ces pays, dont le papier n’a aucune valeur à l’extérieur (1).
Cela dit, on doit distinguer deux cas :
Premier cas : le pays à monnaie de papier a un excédent de dettes à régler à l’extérieur. Ne possédant pas de monnaie qui ait cours au dehors, les banquiers de ce pays ne peuvent recourir qu’à des expédients onéreux : vendre, par exemple, des valeurs mobilières cotées à l’étranger, s ils en détiennent, ou obtenir un crédit, dans l’attente d’un revirement qui rende
le pays créancier de l’étranger.
Deuxième cas : le pays à monnaie de papier a un excédent de créances sur l’étranger. Sa situation paraît alors beaucoup plus favorable : car les lettres de change tirées de ce pays sur les nations à monnaie d’or doivent, en principe, suflire amplement à compenser ses dettes.
Cependant, même dans cette hypothèse, le cours du change subit souvent des oscillations déréglées : c’est que, lorsque nous parlons d’un excédent de créances, nous faisons allusion à l’ensemble d’un exercice d’une certaine durée, d une année par exemple. Mais, dans l’intervalle, il peut arriver à certains moments que les habitants de ce pays aient un excédent de dettes à liquider — car on n’attend pas, pour cela, la Qn de
(1) Il ne s’agit pas, bien entendu, des pays à circulation de papier ayant adopté et réalisé le système du gold exchange standard ou de la réserve d’or : ceux-ci, en effet, disposent duu moyen de règlement que les particuliers peuvent se procurer a un taux fixe, ce qui restreint les fluctuations du change tout comme la faculté d’exporter librement de
l’or.
ï’ART. II. CIRCULATION
1 année — ; et, comme ils n ont pas, dans ces moments-là, d’or
I * l-i * î * 4 I • d’une monnaie exlé-
neure. L ,nnposs,b,l,té de recourir à un envoi de numéraire
tait diaparailre la l.mite du gold point de sortie ; el les détenteurs de traites peuvent alors exiger des débiteurs de l’étranger des exorbitantes par rapport A la parité légaleexis-
éï r l'o'-- De |du5, cette éventualité
peu être prévue et attendue par des spéculateurs, qui achètent
tfn^m °i f'’**"»® *"'■ ■ ^Danger aux époques d’exportation (I), et qui es accaparent, pour les revendre aux moments OU il y a un solde à liquider à l’extérieur.
Ainsi, même lorsqu’un pays à monnaie de papier a une balance des comptes normalement créditrice, il ne peut avoir de change stable qu’à la condition d’acquérir un mécanisme régulateur qui provienne la spéculation, et qui recueille les traites émises aux périodes créditrices pour les revendre à un taux lixe aux périodes débitrices (2).
^ produits d’exportation le
tes IraÛtrà ’bon' *P«'“'«teurs ont longtemps acheté les irailes à bon comple aux époques des récoltes, pour les revendre beaucoup plus cher dans l’intervalle. ^ revendre
(2) C’est ce qui semble s’être passé au Brésil, où la caisse de con
sartet™des‘‘rété°ema f'““ ’f " spéculation
sur les traites a ete enrayée par 1 intervention de la Banane nationale
IZ mm ' n ““ FraVZAZZt'
d’années avanUa^ue^r^îês oscillfr* /““r""™®”* modérait, peu T 11 oscillations du change en Esoai'ne Tf R
mZ:ùZnZΑf: T «-■ in'erS 'éctobre
Montpèlitr I9U II ’-éoenle, tl.„
parUe'^ de ta pVr oJe de. I IslditTs T “
aux crédits d^t il drspo.ài ' ,f T 8^^“
tTw- «^posait sur les Trésoreries d’Anoleterre et dec
pîsiiiiËil
Actuellement, il n’existe pins, dans la plupart des pays ci-de.anl bel-
IifuCrants, d intervention stabilisatrice ' ces nav*5 m'i Pap r» • i i
;Ô|‘rprp:’r™'neTah^^^
«rages A un taux hxe:^:r:L':;""s:„rtré?7é;'rkîé^^
CHAP. 1. CES RÈGLEMENTS MONETAIRES
b) Règlements entre pays à monnaie d'or et pays à monnaie d'argent. — Ici encore, nous avons à considérer deux hypothèses, dont la première ne correspond plus aujourd hui qu à une réalité historique, mais présente un intérêt théorique trop considérable pour qu’il soit permis de la passer sous si-
a) Cas où il existe des pays bimétallistes {stricto sensu).
La présence de pays bimétallistes assure la stabilité des changes entre les pays qui appartiennent au monomélallisme-or et ceux qui appartiennent au monométallisme- argent. Ln etlet, une nation bimétalliste possède à la fois les deux monnaies, et peut régler ses comptes à la fois avec les pays à monnaie d’argent et avec les pays à monnaie d’or ; non seulement elle a la faculté, s’il y a lieu, d'envoijer en paiement l’un ou 1 autre de ces métaux, mais surtout, grâce à la double frappe libre, elle peut recevoir en paiement les espèces étrangères d argent aussi bien que d’or. Ainsi, tant que la France a admis les deux métaux à la frappe libre, elle pouvait recevoir en paiement aussi bien des roupies de l’Inde ou des dollars mexicains que des souverains anglais, les uns et les autres étant egalement convertibles en monnaies françaises ; les limites de ses changes étaient, suivant l’occurrence, son gold point ou son
« silver point », d’entrée ou de sortie.
Cette stabilité dans les changes de la nation bimétalliste
était partagée par les pays monométallistes-or et rnonometaUistes-argentdaiis leurs rapports entre eux. Ainsi, à l epoque où la France était au régime de la double trappe libre, l Angleterre pouvait éventuellement prendre, dans la circulation française, de l’argent pour ses règlements dans les pa^ys qui ne recevaient que ce métal, en envoyant, en échange, de 1 or en France ; inversement, elle pouvait se procurer de l’or — seul métal pouvant être converti chez elle en monnaie nationale en envoyant frapper en France l’argent reçu par elle des pays à étalon d’argent. Un gold point, plus un silver point d entrée ou de sortie, selon les cas, constituaient la limite extrême des changes entre pays à monnaie d’or et pays à monnaie d argent.
très fortement. Sur la possibilité et l’opportunité de stabiliser leurs chances par l’adoption d’un régime analogue au gold exchange standard, voir B. Nogaro. Pouvons-nous stabiliser nos changes ? dans la revue
l’Action nationale, juin 1920.
b) Cas où il n'existe pas de pays bimètallistes. ~ L’areent n étant plus admis à la frappe libre concurremment avec f'or dans les nations qui étaient autrefois bimètallistes. les pays à étalon d’argent, ne peuvent plus se servir de leur intermé! diaue pour leurs reglements avec les pays à monnaie d’or.
Is peuvent, sans doute, continuer à envoyer de l’anmiit •
commrur' ’ "h‘" J- '■'"PP' “heti
ment vari"bir'' à cours esseutielle-
liéciproquement, si lo pays à étalou d’argent continue à recevoir en paiement de l’urgent venant de l’extérieur (soit qu’il
les lingots ou monnaies étrangères, soit qu’il les admette tels quels dans sa circulation), les nations étrangérés S acquittent vis-à-vis de lui avec un moyen de rè<-lenient acheté au cours du marché (1), ^
lin ce cas, le cours du change entre nations à étalon d*or et nations a étalon d’argent est réglé par le cours, en or, du mftal «ryen/, e/ à- peu près ses oscillations.
ne se releve à un taux supérieur que si le pays à circulation d argent cesse de recevoir en paiement l'argent étranger,
> ispose, en tout temps, pour ses propres règlement*^ à extérieur, d un autre moyen de paiement (généralement par adoption du régime de la réserve d’or) (2). ^
§ 5. — Rôle des valeurs mobilières dans les règlements
internationaux.
internationale par
cellence, il a, dans les valeurs mobilières, et surtout dans
inlèl'uVd^moiuTrvirra"»f.'auï S'"*
Monnaies : il correspondait approximaUv.mSirrrmpprt’dMVsl entre l’or et l’argent, au lieu de 1 à 15 1 /2 II est a • 7 ^
jusqu à des cours atteignant ou dépassant sa parité ancienne '
(2) Sur les changes des pays à monnaie dépréciée les ouvranes fnn damentaux, en dehors du livre déià cité Prao 7 “vrages fon-
M. P. HKaoun, /es cLugcs ni;, et dT ^
cipei, de la politique régulatrice des changes. On trouvera de ^us precieuse documentation dans l’étude de M RphA S’ changes avariés et des règlements extérieurs th. Paris
suivre les problèmes monétaires, consulter la re^uf I-f.7 7
Européen, dirigée par M. Edmond Théry. Economiste
CHAP. I. LES REGLEMENTS MONETAIRES
les coupons de valeurs mobilières, un succédané important et parfois avantageux.
Il y a, en effet, des valeurs mobilières qui sont dite internationales, parce qu’elles sont cotées à la fois sur plusieurs des grandes places financières, telles que Paris, Londres, Bruxelles, Berlin, Vienne, Saint-Pétersbourg, Home, iMadrid, New- York. Ces valeurs, étant cotées sur plusieurs places, peuvent être expédiées de l’une d’elles pour être vendues sur une autre, où elles sont converties en monnaie : elles peuvent donc fournir un moyen de paiement extérieur (t). Nous verrons même plus loin (2) que cela s’accomplit en partie d'une façon automatique.
En outre, les coupons de ces valeurs peuvent être touchés sur l’uiie quelconque des places où elles sont cotées (ils sont souvent payables en or, ou du moins â un taux de change fixe) : dès lors, ceux qui les détiennent ont une créance qui peut être encaissée, soit dans un pays, soit dans un autre^ suivant les circonstances. Les coupons de valeurs internationales sont donc, entre les mains des banquiers, des moyens de paiement plus commodes et plus économiques que les matières d’or. Aussi leur emploi tend-il à restreindre les envois de numéraire (3).
(1) Ainsi, les banquiers espagnols ont eu longtemps recours, pour leurs paiements à l’étranger, à ÏExtérieure, qu’ils vendaient ou envoyaient à Paris en couverture de leurs tirages. Les gouvernements des pays belligérants ont employé la même méthode pendant la guerre, en se procurant des valeurs étrangères auprès des particuliers.
(2) Voir plus loin, sur les arbitrages et l’équilibre des échanges internationaux, 5' sect., chap. i, § 4.
13) On trouvera, sur ce point, des renseignements précieux dans diverses études de M. R. G. Lévy, et notamment dans son rapport au congrès des valeurs mobilières (t. iv, n° 89) intitulé : Le rôle des valeurs mobilières dans le commerce international et dans les règlements financieis internationaux. Il y a également des données très précises dans un rapport de M. Edmond Théry, sur le change et les valeurs mobilières, dans la même collection (t. IV, n° 59).