CHAI*. I. — LE PROBLÈME DES ECHANGES INTERNATIONAIX
s'aliènuent d'un pays à Vautre, sous l'influence précisément des mouvements internationaux de capitaux et de population ; et, contrairement encore aux postulats classiques, les mouvements de population sont devenus très importants, et ils présentent souvent un caractère durable, en dépit des efforts faits par chaque pays pour conserver ses nationaux. Quant aux capitaux, il n’est rien de plus mobile, depuis qu’ils ont pris la
forme de valeurs mobilières.
Les mouvements internationaux de capitaux résultent tout d’abord, sous le régime de libre-échange dont ils jouissent en temps normal, d’une inlluence qu'on a pu comparer au principe des vases communicants ; le taux plus élevé de riiitérêt dans les pays qui en ont le plus besoin suffit à les faire venir des pays où ils sont abondants. Les mouvements de capitaux résultent encore delà politique financière des Llats (emprunts publics émis à l’étranger) et aussi de leur politique doua' nière.
1mi effet, pour éviter un droit de douane onéreux, les industriels étrangers n’iiésitenl pas, bien souvent, à créer un étab'issement dans le pays qui importait leurs produits. C'est, en gran le partie, sous l’intluence des droits de douane que la plupart des industries d’origine anglaise se sont constituées aux Etats-Unis, que bien des industries américaines passent à leur tour au Canada, que bien des industries françaises se sont établies en Espagne, etc. El cette action de la politique proteclionnisle est telle qu’on doit la considérer, dans les pays neufs ou qui se renouvellent, ccmine répondant à un besoin qui avait souvent échappé à l’analyse des économistes.
Il est extrêmement difficile d’apprécier les effets très complexes de ces mouvements de capitaux sur les économies nationales. Us contribuenl puissamment à faire perdre à beaucoup de vieux pays des monopoles de fait dûs à une supériorité momentanée d’aptitude sociale plus qu’à une supériorité d’aptitude naluielle. Par contre, le développement des pays neufs qui eu résulte procure aux vieux pays, un accroissement de débouchés, pour les produits où ils conservent leur supériorité. Quoiqu’il en soit, les échanges internationaux eu général, et tout spécialement les mouvements ialernationaux de capitaux, exercent une intluence considérable sur la production de chaque nation. Et, quoiqu’il soit très difficile
Bffets pour chacune d’elles, on pei t souvent une spécialisation pl SI une décentralisation de la prc ement à égaliser la densité de la i