CHAPITRE III
Les transports maritimes.
§ 1. — La navigation maritime et les ports. —
Conditions économiques et régime administratif: l’autonomie des ports.
La rapidité, et plus encore la régularité et le bon marché croissant de la navigation maritime, ont accru très rapidement, depuis la seconde moitié du xix" siècle l’intensité du trafic maritime et le mouvement des ports. Grâce à la possibilité de transporter désormais des matières premières de peu de valeur, les ports modernes n’ont pas seulement une fonction commerciale, mais aussi une fonction de transit à l’égard des industries régionales, sans compter que beaucoup de ports sont devenus des cités industrielles, oii l’on transforme immédiatement des matières premières qui ne pourraient pas supporter des frais de transport à l’intérieur, ou qui sont destinées à être réexportées après transformation (1).
Les ports sont appelés aujourd’hui à s’agrandir très rapidement, tant en raison de la progression globale du tonnage, que de la dimension toujours plus grande des navires. Des travaux d’aménagement sont nécessaires, auxquels peuvent être appelés à participer l’Ltat, les autorités municipales, les chambres de commerce, les compagnies de chemins de fer et de navigation, etc.
(1) Sur les fonctions des ports et leur évolution, on trouvera une très intéressante analyse dans l’ouvrage de M. Paul de Rousiers, Les grands ports de France. — Parmi les ports français, on peut citer comme port à fonction commerciale prédominante, le Havre, qui entrepose des marchandises (cotons, cafés, etc.) sur lesquelles les négociants locaux spéculent, mais qui sont pour une grande part, destinées à être réexpédiées ; comme ports à fonction de transit régional, Rouen et Dunkerque ; comme port à la fois commercial et industriel, Marseille.
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PART. II
CIRCULATIO*>(
refuloilatfn!,‘'n' ««'■''■«s iotére»sant 1 exploitation et 1 amélioration des ports sont groupés entre les
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par les habitudes de décentralisation administrative En France, la loi du /5/a«uicr WI2, autorise la création pardé-
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servfces (I). Por'. la direction des
La fonction commerciale des porte est favorisée par le régime de Pçntrvd/. c'est-à-dire par la faculté d'impodër sans pajer de droits de douane certaines marchandises destinées à ^re réexportées. Leur fonction industrielle est favorisée égaleent par I admission temporaire (2). Dans certains pays il existe des ports francs, on plus exactement, des aones franches ans ceitains ports, ou les marchandises étrangères peuvent tre manipulées et transformées par des ét.blissLenls'^îndT triels en vue de la réexportation (3).
§ 2. - La marine marchande et le système des primes.
n attache dans tous les pays, une très grande signification non seulement au mouvement des ports - qui atfeste pour une large part, 1 importance du commerce extérieur — mais
narcl naiionale, et ce, non seulement
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transport, mais parce que 1 on estime que le pavillon national
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do!ëë?r“‘t“‘ ‘‘T" inlervenu, dans fplusieurs paya, soit pour nner des subventions à des lignes postales régulières, soit
(1) Voir iï. Tabouis, L'autonomie des ports de commerce Th PariA imn
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lation comparée de février 1912. ^ ® *
(2) Voir au chapitre précédent.
(3j Voir Aftalio.n. Les ports francs en Allemagne et lès projets de vorts
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zones franches. Th. Pans 1910. /'««« et