CHAPITRE XVIII
DU SALAIKE.
Délimlion des mois : ouvrier et salaire. Le salaire sc paie à la journée ou à la lâche. Motif de la préférence accordée à ce dernier mode. Cas où l’ouvrier dispose dune portion de capital. — Lois du salaire pour les manouvriers. Le salaire ne peut jamais s écarter beaucoup au delà ou en deçà des moyens d existence. Causes qui inotiveiU la loi du salaire des manouvriers. — Le travail de l’esclave vaut rarement ce qu’il coûte. — Le travail inlelligeat profite à la fois à celui qui l'exécute et à celui qui le reçoit. — Éléments dont se compose le salaire de l’ouvrier proprement dit. Inlluence de l’éducation sur ce salaire. Causes diverses qui influent d’une manière plutôt apparente que réelle sur le salaire de 1 ouvrier. — L’élévation du salaire peut coïncider a^ecle bas prix du travail et réciproquement. Démonstration de c-etle vérité. Conséquences : il existe une parfaite harmonie entre les interets de la société cl ceux de la classe ouvrière. — Objections élevées contre ce principe. Leur iTfutalion.— Influence du prix des moyens de subsistance sur les salaires. Préjugés à cet égard. Leur réfutation. — Nécessité pour l’ouvrier de comprendre dans son salaire une prime d’assurance contre les risques auxquels il est exposé. Le salariat est la meilleure forme à donner à la rémunéralioii du travail de l’ouvrier.
Le salaire est la rémunération que reçoit l’ouvrier pour son travail. On appelle ouvrier tout homme qui exécute d’après les ordres, et sous la responsabilité d’un entrepreneur ou patron un travail ordinairement simple et peu varié, d’après des procédés connus et qui ont fait de la part de cet ouvrier, l’objet d’un apprentissage.
Le travail de l’ouvrier lui est ordinairement payé à la journée, quelquefois à l’heure, à la semaine, au mois, à i’année, d’autre fois à la tâche, c’est à dire en proportion du travail effectué ; ce dernier mode est préférable, chaque fois qu’il peut être pratiqué, parce qu il proportionne plus exactement la rémunération au
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production '““stilue une économie sur les frais de
Il arrrive parfois que l’ouvrier s’aide dans son travail de CS propres outils, qu’il u’est payé de sa tâche qu’à dW
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cêîùtl plus souvent avec
Le travail de l’ouvrier doit être considéré comme une mar-
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e ande et que la concurrence tend sans cesse à égaler au taux
des fais i^e production, c’est à dire des moyens dlistercÙ de
1 ouvrier et de sa famille. Ces frais de production du travail ou
ces uioycus d existence de l’ouvrier sont loin d’clre une quaii’tité
fixe, varient suivant des circonstances nombreuses et cornplexes que nous allons examiner
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irieis en deux classes ; les manouvriers ou
mé'îiêrLta'’™''* °'"™rs proprement dits, ou hommes de «letier. Les premiers sont ceux dont le travail n’exige pas d’au-
prentissage ou peut être appris eu peu de temps • ce travail
u exigc doue, de la part de celui qui l’exécute qu’une dose d’iii
temgeiice égalé à zéro ou s’élevant peu an dessis.
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pocher a terre, de tourner une manivelle. L’ouvrier proprem’ent
ajoute a sou travail matériel celui de sou intclliLiiee et de es facultés morales, dans des proportions très diverses, umis qu toujours rendent nécessaire une éducation ou un appreiilissale plus ou moins long et dillieile, qui doit être eonsMéré conim!
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