‹ Traité élémentaire d'économie politique [microform]Chapitre 3 sur 42 · DU TRAVAIL · texte numérisé non relu

DU TRAVAIL

ce du travail matériel pour la

.\\ — Cuuscô

Deliuiüou du travan.- lusum^nj. cm a - ^

Pour le vul-aire, le travail est ime série d’efforts matériels prolimés plus ou moins longtemps ; pour l’éeouomiste ee mo rt s°ens plus étendu, il signifie l’applieation de nos faeultes a

la satisfaetion de nos besoins. ot nliv-

Les facultés de riiomme sont morales ués uriui

siaues- relativement aux autres, ees dernieres facultés ne lui

rende; que de bien faibles services; en f^t. to- - ^ naissent avec des organes qui suffisent ^ la -t-fae jo de leurs besoins, et avec un instinct qui dirige les fonctions d ^ organes. L’boniine seul, quoique ayant des besoins pi que les animaux, est pourvu d’organes trop faibles ou ^roi P Lnbreux pour satisfaire à ces besoins ; et, s’il a en des instmc s dans l’état sauvage, ce (lui n’est pas certain, il les a perdus ai la vie sociale. Aussi, l’bonime isolé et non doué d intelligence et d’instruments qui remédient a la faiblesse de ses orgaucs, meurt bientôt de faim et de misère. Pourquoi la société seraitelle tenue d’écbanger les résultats de son faible travail contic des moyens d’existence ciu’il est incapable de se prociu'cr dircc-

tement? Ne pré férera-t- elle pas se servir des animaux domestiques, tels que le bœuf, le cheval et l’âne, qui ont une force musculaire supérieure à celle de l’homme, et dont l’entretien coûte moins cher? En supposant que la société consente à cet échangé inégal du travail d’un homme incapable de se nourrir lui-nieme contre ce qui lui est nécessaire pour vivre, ou en supposant qu elle puisse etre contrainte a un tel marché, ne v'oit-on pas qu elle y aurait bientôt épuisé ses propres ressources, et qu’après cela, elle ne pourrait plus nourrir ces hommes, en eût-elle la volonté ?

Un homme qui n est doue ^que de facultés physiques seulement, est donc un être incomplet qui ne peut trouver à vivre ni dans l’isolement ni dans la société.

Bien coupables sont donc les parents qui ne développent pas les facultés intellectuelles et morales des enfants, auxquels ils ont donné k vie physique ! Coupables sont les enfants qui négligent de seconder les efforts de leurs parents pour atteindre ce but! Plus coupable encore est la société quand elle met des entraves au libre et entier développement des facultés humaines!

C’est l’intelligence qui est la véritable force de l’homme; c’est elle qui le rend le maître du monde en ajoutant à ces faibles organes, des organes dont k puissance est sans limites. Le sauvage ignorant est pris d’une terreur supei'stitieuse pour l’eau, le feu, k foudre; l’homme civilisé s’en est fait d’admirables auxiliaires. C’est parce qu’il les a domptés, que de puissantes locomotives et de gigantesques bateaux à vapeur dévorent l’espace en traînant ou portant des milliers de voyageurs ou des milliers de kilogrammes de marchandises, et que la pensée franchit les distances avec k rapidité de l’éclair.

C’est donc en s’emparant des forces et des dons de k nalure, à l’aide de sou intelligence que l’homme acquiert véri-

•ir • c’cst vers ce but et non vers »»<= c,„c doivout icudre tous ses

l’asservissement cle scs

efforts.

„ -R^ltplais disait avee beaueoup Il J a plus de trois siec ® „inc de l’âmc, .

de raison •■ ■ Science san

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ligence nous est p 1> Académie des sciences mo-

a quelques amiees a 1 d’inerédulité cette

raies et politiques e

rer:ee ^

”X««s morales eoneourent ai-tc-t ~

„etre intelligence et nos foroes 1 (roir

litc. Chaque fois qu il s agi e

le chapitre IV consacre a ce su] ) ^ Teuergie, de la

capital il faut de la pré.ojanee, du courage, de uicr„

persévérance et de 1 empire sm' , r riutelligenee

Les vertus sont donc anssr .rieurs

elle-niême à la conquête des forces de la J .

professious pour l’eseroice desquelles la clic ne

pensable encore que l’intelligence , il n en procure à ceux qui la possède de la considération et du p

Ou verra plus loin (cliapitre XIX) '^„iales cou-

exerce sur l’extension du crédit. — i os acu courent encore indirectement à la production m.

manière très énergique ou évitmrt à ,'77‘‘\ ' „^rra^^

pmc perte d’iiiio très grande somme d efforts qu ol c 1

utiliser à raccroissemeut de sou Ineii-êtrc. .Poxiste

Que l’oii suppose par exemple un peuple chez Icquc

point de moralité, et qui n’ait aucune uotion de la

qu il y a entre le bien et le mal, le juste et l’injuste, aucun respect de la liberté et du bien d’autrui.

Chez ce peuple tous les individus se livreront les uns sur les autres au vol et au brigandage, nul ne pourra travailler à la satisfaction de ses besoins sans consacrer en même temps nue partie de son travail à sa défense.

Nul n’aura l’esprit assez libre pour songer aux moyens d’accroître son pouvoir sur la nature. Cette nation restera donc toujours plongée dans la misère et dans la barbarie ; la vertu et Injustice sont donc des éléments indispensables aux progrès de la civilisation et du bien-être des peuples. Même chez les nations modernes et se disant civilisées, et chez lesquelles la notion du droit individuel est assez développée, la sécurité générale ne se maintient qu’à l’aide d’énormes sacrifices.

Que l’on calcule en effet de quelle immense puissance productive l’Europe doit se priver, lorsque, chaque année, elle doit faire, pour se procurer une sécurité bien peu stable, le sacrifice du travail de plus de 4 millions d’hommes tenus oisifs sous les armes, et de plusieurs milliards de francs nécessaires à l’entretien des armées, des marines, des fiottes et des forteresses. Que de bien-être gagné pour l’humanité si plus de moralité présidait aux relations entre les peuples !

On peut conclure de là qu’il est indispensable que l’homme cultive et développe ses facultés morales au moins autant que son intelligence, pour qu’il puisse retirer du travail le maximum d’utilité.

CllAPITllE 111.

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