‹ Traité élémentaire d'électricitéChapitre 44 sur 130 · CHAPITRE VIII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII

74. Balance de Coulomb. — Nons avons décrit plus haut (7) cet appareil fondamental, qui permet de mesurer une quantité d'électricité en valeur absolue. Si les deux boules sont égales et que m soit la charge de chacune d'elles, on a pour un écart a qui ne dépasse pas 20°

D'autre part, la condition d'équilibre entre le moment de cette force et le moment du couple de torsion, donne la relation

/■/=C(A + «); on en déduit :

m2=rC/(A + a)a2.

75. Électroscope à feuilles d'or. — Cet instrument a déjà été décrit et on en a indiqué les divers modes d'emploi (27). Nous ajouterons quelques mots pour en compléter la théorie.

Pour que les indications de l'instrument soient sûres, il est nécessaire que la cage qui renferme les feuilles soit à un potentiel connu, celui du sol par exemple. Il y a tout avantage à rendre la cage conductrice en tapissant l'intérieur d'une feuille d'étain dans laquelle on ménage une ouverture pour apercevoir les feuilles d'or. Les bornes sont en communication avec la cage et le tout en communication avec le sol. On obtient une communication parfaite avec le sol en reliant l'appareil aux tuyaux de conduite du gaz ou de l'eau.

Soit V le potentiel des feuilles et Vo celui de la cage, la charge des feuilles est proportionnelle à leur capacité et à la

différence de potentiel V — Yo (49). La divergence qui dépend de la charge peut servir à mesurer soit la charge soit le potentiel. Si la capacité était indépendante de l'écart, le potentiel et la charge varieraient proportionnellement et une même graduation servirait pour les deux cas.

Le cylindre de Faraday (48) fournit un moyen très simple de graduer l'électromètre pour la mesure des charges. La graduation pour les potentiels se fait au moyen de piles comme nous le verrons plus loin.

Page 1