‹ Traité élémentaire d'électricité pratiqueChapitre 3 sur 15 · LU · texte numérisé non relu

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Les porteurs métalliques E, F, sont remplacés par un plateau en verre P (fig. 37); l'électricité induite se

Fig. 37.

lise à la surface du verre à cause de sa faible conductibilité. Ce plateau est monté sur un axe en ébonite M H (fig. Zlbis), au moyen duquel on peut lui donner un mouvement rapide de rotation. Parallèlement à ce disque mobile s'en trouve un fixe Q, portant deux armatures en papier A B, collées à sa surface, en outre il est percé suivant un même diamètre de deux ouvertures 0', Les deux armatures en papier portent deux languettes terminées en pointe se dirigeant vers la surface de P. En face se trouvent les peignes pp', commun!-

lème magnétique soustrait à l'action de la terre, on fixe sur une même tige rigide, deux aiguilles aimantées N S,

Fig. 41.

N' S', aussi identiques que possible, mais tournées en sens inverse. La terre exerce ainsi sur l'une des aiguilles

une action directrice égale et de sens contraire à celle exercée sur l'autre, de sorte que ces deux actions s'annulent réciproquement.

Un système composé comme nous venons de l'indiquer est dit asiatique.

S9. Aimantation par inffluencjB. — Un morceau de fer doux étant mis en contact avec un aimant naturel ou artificiel devient lui-même un aimant présentant deux pôles et jouissant de toutes les propriétés magnétiques.

L^aimantation par influence se produit également à

Fig. 42.

dans ce cas, la formule qui permet de déterminer les éléments du champ magnétique (86), n'est pas aussi simple. . Si nous suspendons un cadre, parcouru par un courant (fig,70), de telle façon qu'il puisse se mouvoir autour d'un

Fig. 70.

axe vertical, ce cadre sera soumis à l'action directrice de la terre, il tendra à se placer perpendiculairement au méridien magnétique.

Il est facile de s'expliquer ce fait si l'on suppose le courant, remplacé par un aimant NS, qui produirait le même champ magnétique.

Pour les mêmes raisons le circuit mobile subira également l'action directrice d'un aimant et en général d'un champ magnétique quelconque.

tJn courant, parcourant un conducteur rectiligne PQ, agira sur le cadre comme il agirait sur l'aimant NS. Le courant mobile tendra toujours à se placer de telle façon que le pôle N de l'aimant soit dirigé vers la gauche d'un observateur qui nagerait dans le sens du courant en regardant ce pôle nord.

Nous pouvons construire des cadres mobiles asiatiques comme nous avons construit des systèmes magnétiques qui n'étaient pas soumis à l'action de la terre (fig. 71). La

Fig. 71.

partie supérieure produit un champ magnétique égal et de sens contraire à celui auquel donne lieu l'inférieure, la résultante de l'action de la terre sur tout le système, est donc nulle.

Cet appareil pourra nous servir à démontrer sous une autre forme les actions réciproques des courants.

Si nous faisons parcourir PQ par un courant de sens contraire à celui qui parcourt FG, les deux fils se mettront en croix, si alors on renverse le sens du courant dans l'un des conducteurs, PQ, par exemple, FG viendra se mettre parallèlement à PQ.

Fig. 72,

roulement (fîg. 83 {b)), on obtiendra des pôles intermédiaires en tous les points où l'enroulement du fil change de sens. On peut s'en assurer en produisant le fantôme magnétique de l'aiguille, ou bien en promenant dans son voisinage un petit aimant librement suspendu. Les pôles intermédiaires portent le nom de pôles conséquetits.

99. Fabrication des simanls artiticlels. — Pour fabriquer les aimants artificiels, on met les barreaux à aimanter en contact avec les pôles d'un électro-aimant très puissant (fig. 84), et pendant que ce dernier est excité par le cou-

Fig. es.

rant, on soumet le barreau à aimanter à des vibrations continues au moyen d'un maillet en bois (68), on facilite ainsi l'orientation des molécules. Il faut avoir soin de ne plus soumettre le barreau à des chocs dès qu'il est soustrait à l'influence de l'électro- aimant.

L'aimentation se produit beaucoup plus rapidement et plus efficacement par ce moyen que par les anciens procédés, qui consistaient à frotter le barreau à aimanter avec des aimants artificiels.

dent à dévier .dans le même sens. Pour un courant d'une même intensité on obtiendra donc une déviation beaucoup plus considérable.

Les galvanomètres sensibles devront donc être construits en employant des aiguilles astatiques et des cadres galvanométriques présentant un grand nombre de tours de fil; on ne peut pas cependant augmenter ainsi indéfiniment la sensibilité, car plus le fil du Fig. 86. multiplicateur est long, plus il est

résistant et par conséquent plus grande est la diminution du courant à mesurer qui en résulte.

longueur et de force, le centimètre et la dyne. Lwiité dHnteiisUé de pôle, est donc riJitensité d'un pôle qui mis en présence d'un pôle identique et situé à une distajice de 1 centimètre, l'attire ou le repousse avec une force de une dyne. Cette unité ne porte pas de nom spécial.

Si un pôle d'une intensité égale à Tunité est placé dans un champ magnétique,, il est soumis à une force que Ton peut mesurer, si cette force est égale à une dyne, l'intensité du champ magnétique au point considéré est égale à l'miité.

Cette unité d'intensité de champ magnétique est extrêmement petite; le professeur S. -P. Thompson a proposé d'adopter pour les besoins de la pratique une unité beaucoup plus grande valant 100 millions de fois l'unité absolue C. G, S., telle qu'elle a été définie plus haut, et il propose de lui donner le nom de Gauss.

Un champ magnétique ayant 1 gauss d'intensité serait donc celui dans lequel l'unité de pôle serait soumise à une force de 100,000,000 de dynes, soit 100,000,000

= 101 kilog. 937.

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