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femelle beaucoup plus grande et semblable ; ailes d'un brun jaunâlre ; sur les supérieures une large bande peu arrêtée, formée de taches fauves oblongues, sur laquelle sont deux yeux bruns, écartés et éclairés de jaune, les inférieures dentées, avec la même bande mieux marquée et ornée près du bord terminal de quatre taches d'un jaune d'ocrc; dessous d'un gris cendré avec trois lignes noires, la médiane éclairée d'une bande blanche. Chenille en mai et juin, sur les Graminées ; glabre, ridée transversalement, d'un gris livide ou carné, aveccinq lignes variées, la médiane noire, les autres d'un gris verdâtre; la tête rousse avec six raies noirâtres. Chrysalide non suspendue, sur le sol, dans une coque terreuse peu consistante, d'un roux, jaunâlre, avec l'enveloppe des ailes plus claire et parsemée de quelques atomes noirâtres. — S. Hermwne, Linn,, le Silvandre d'Engramelle, principalement des terrains calcaires, le plus grand des Satyres des environs immédiats de Paris, en juillet et août, Compiègne, Villers-Cotterets, Sentis, Armainvilliers, Sénari, Fontainebleau surtout, de 60 à 70 millimètres d'envergure, selon le sexe ; les ailes d'un brun noir chatoyant, avec une large bande vers le bord d'un blanc obscurci, saupoudrée d'atomes bruns, un œil noir au sommet des supérieures chez le mâle; deux yeux noirs, un au soirimet, un médian chez la femelle ; un œil noir k l'angle anal aux ailes inférieures. Chenille en mai, sur les Bromes, se cachant le jour, facile à prendre la nuit à la lanterne, le long des tiges. — S. Briseis, Linn., l'Iîermitc d'Engramelle, des coteaux secs et pierreux, de tous les terrains, des bois herbus, des carrières gazonnées, de juillet et d'aoTit, à Lardy, au bois Notre-Dam(;, à la cote d'Auiiay, sur les hauteurs de Sèvres, entre Saint- Germain et Versailles, etc., volant plus vers le soir que dans le courant du jour, avec beaucoup moins de femelles que de mâles; ailes brunes, de 52 millimètres d'envergure chez le mâle, avec une bande transversale d'un blanc jaunâtre, marquée de deux yeux noirs sur les ailes supérieures et souvent d'un petit œil noir près de l'angle anal des inférieures; femelle plus grande, avec les bandes plus larges et mieux arrêtées, le dessous plus pîiie ; ses œufs sont d'un blanc de lait, fortement cannelés avec saillies longitudinales, tronqués aux deux bouts, ressemblant à un petit baril (II. Lucas). Dans le midi de la France une variété Pirata, Esper, d'un ton plus ardent, avec la bande d'un jaune d'ocre foncé de part cl d'autre, le dessous des ailes inférieures d'un gris cendré ; chenille grise, avec trois lignes foncées et le ventre clair, en mjft et juin à la racine des Graminées. — Deux autres espèces des environs de l'aris sont localisées; ce sont : S. Arcthusa, S. V., le Mercure d'Engramelle, propre aux terrains calcaires des bois secs et rocailleux, se posant souvent à terre, la femelle plus claire que le mâh; ; en août, Lardy, Fontainebleau, Sénart, Armainvilliers, onvinjus de Versailles, etc. Chenille encore inconnue. Lue variété méridionale, Erythia, llubner, d'un brun plus foncé, à taches fauves plus vives, le dessous des ailes supérieures d'un jaune vif. — S. Staiilinus, Huhiagel (syn.
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Fauna, Sulzor), le Faun? (i'Kngramelle, paraissant prérércr les torrains siliceux ou p:riinitiqiies aux terrains calcaires; la femelle assez rare, ayant une éclaircie sur les ailes supérieures; endroits arides, en août, se posant fréquemment sur le sol. Chenille, en juin, snr les Bromes des bois, facile à se procurer en fancliant la nuit sous bois 'Maurice Sand); Fontainebleau, Lardy, la Varenne, etc., espèce commune autrefois au bois de Boulogne. Une variété méridionale, Allionia, Fahr., plus grande et plus foncée. — Le sous-genre Satyrus offre encore deux espèces importantes,du centre et du midi de la France, mais qui ne sont plus de la faune parisienne : S. Dnjas (svn. Phœdra, Linn.), Ip grand Nègre des bois d'Engramelle, des régions calcaires, que l'on commence à trouvera partir de la forêt d'Orléans et de la Côte-d'Or, très rare à Fontainebleau, commun dans les Vosges, dans les bois des bords du Rhin, en Auvergne, à la Forêt-Verte, près de Rouen, assez rare, etc., des régions calcaires, grands bois à Bruyères, en juilh^t ; envergure 55 millimètres. Chez le mâle, ailes dentées, d'un brun noirâtre, les supérieures à deux grands yeux noirs, à pupille bleue et à contour jaune ; les inférieures avec un petit œil anal, leur dessous d'un brun clair, avec une bande médiane diffuse, formée d'atomes blanchâtres; femelle plus grande, plus claire , les yeux plus grands et mieux pupilles. Chenille en juin, dans les bois, sur l'Avoine élevée [Avena elatior), facile à trouver en fauchant la nuit (Maurice Sand). Elle est glabre, d'un gris rougeâtre ou couleur de chair, avec une ligne dorsale brune, oblitérée sur le thorax, et de chaque côté une ligne blanchâtre, puis les stigmates noirs placés au-dessus d'une bande blanchâtre, les pointes caudales de la couleur du corps, ainsi que les pattes membraneuses, les pattes thoraciques brunes, la tête roussâtre, avec six lignes brunes longitudinales. A la fin de juin, chrysalide arrondie, d'un fauve clair, non suspendue, placée sur le sol dans une petite coque terreuse. — S. Cirre, Fabr., grande et belle espèce du tiers méridional de la France, volant du milieu de juin au milieu d'août, selon l'altitude des localités ; fréquentant de préférence les collines pierreuses et se reposant volontiers sur les rochers; frappant tout de suite les yeux par la large bande longitudinale de taches d'un blanc pur, qui traverse les deux ailes sur un fond d'un brun noir velouté, avec un gros (L'il noir au milieu de la tache blanche apicale de l'aile supérieure. D'après l'aspect, je pensai tout de suite aux Xymphales, quand je vis pour la première fois à l'état vivant ce magnifique Satyre, planant avec légèreté, au commencement d'août, dcuis les vignobles des environs d'Angoulêmc, où m'appelait alors ma mission de délégué de l'Académie des sciences pour le Pln/lloxera. Chenille entièrement glabre, d'un gris livide, portant un grand nombre de stries rougeàtres, avec trois lignes longitudinales d'un noir verdâtre, une bande latérale jaunâtre portant les stigmates noirs, bordée inféricurement par un bourrelet d'un blanc jaunâtre ; la tête rougeâtre, marquée longiludina-
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lement de six raies d'un brun noir ; le ventre et les pattes d'un gris rougeatre livide, les pointes caudales de la couleur du reste du corps. Cette chenille vit sur diverses Graminées, telles que la Flouve odorante {Anthoxanthurn odoratum), l'Ivraie annuelle {Lolium perenne) etplusieurs espèces de Bromes. Elle se cache pendant le jour sous les pierres, et ne sort de sa retraite pour manger qu'après le coucher du soleil. On la trouve en mai et juin à toute sa taille, en retournant force pierres dans les endroits où le papillon s'est montré l'année d'avant; elle est très grasse et à pattes très courtes, ce qui rend sa marche fort lente et pénible; elle reste engourdie pendant le jour. Chrysalide d'un brun rougeatre, plus clair sur les fourreaux des ailes, arrondie comme celle d'une Noctuelle, le corselet seulement légèrement caréné, les stigmates grands et légèrement saillants, surtout les deux qui sont placés derrière la tète, à l'origine des ailes, comme deux évcnts ; non suspendue, elle repose dans une petite cavité terreuse creusée par la chenille.
Le sous-genre Pararga, Hûbner, Herrich SchœfTer, formé des Vicicoles et des Ramicoles de Duponchel, du genre Lasiommata, Westw., du Catalogue anglais, offre des Satyres dont les nervures costale et médiane des ailes supérieures sont plus ou moins renflées à leur origine, l'inférieure étant sans dilatation sensible. Les milles ont un épi aux ailes supérieures; les antennes sont visiblement annelées de blanc et terminées par un bouton piriforme plus ou moins long et aplati; les yeux sont pubescents ; il y a un œil sur les premières ailes, cinq ou six sur les inférieures. Ce sont des Papillons, les uns du voisinage des habitations, qu'ils aiment beaucoup, les autres des bois humides, soit de peu d'étendue, soit grands. Les chrysalides sont suspendues par la queue, le plus souvent allongées, cà angles arrondis et à tête globuleuse, avec deux rangées de tubercules sur le dos. Les chenilles sont pubescentes, généralement vertes, avec des raies longitudinales, soit plus claires, soit plus foncées, et la tête globuleuse.
Deux espèces sont principalement amies des lieux habités, volant le long des murs de jardins et les clôtures, et souvent môme dans les villages. Elles ont deux époques d'apparition, en mai, puis en juillet et août, et semblent aimer à voltiger, on dirait presque à flâner, le long des murs. On les voit souvent, d'un vol sautillant et saccadé, suivre de longues murailles d'un bout à l'autre, comme si elles les exploraient debasen haut et de haut en bas, souvent sans se reposer sur aucun point. Leurs chenilles vivent sur toutes sortes de Graminées croissant au pied des murs et des clôtures. L'une de ces espèces est le S. HJara, Linn., le Satyre de Geoffroy, l'yiriane d'Iîngramello, de presque toute la France, manquant aux îles Britanniques; A5 millimèlres d'envergure chez le mâle; les ailes d'un brun jaunâtre, avec une bande antéterminale de taches fauves, cette bande coupée par une ligne brune aux ailes supérieures et marquée au sommet d'un grand œil noir à double