‹ Traité élémentaire d'entomologie comprenant l'histoire des espèces utiles et de leurs produits des espèces nuisibles et des moyens de les détruire, l'étude des métamorphoses et des moeurs, les procédés de chasse et de conservationChapitre 40 sur 67 · II. — ÉLATÉRIDES · texte numérisé non relu

II. — ÉLATÉRIDES

Les genres qui suivent constituent le groupe des Élatérides ou Élatériens proprement dits. Ils ont les antennes insérées près des yeux, un

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labre distinct et variable, la saillie prosternale postérieure, avec un mucro saltatorius nul ou rudimentaire, bien mobile dans la cavité du mésosternum, de sorte que le saut, dont nous avons décrit le mécanisme, est plus développé que chez les Eucnémides, ei que la plus grande partie des genres présenlent la faculté saltatoire dont toute la tribu tire son nom. Presque toujours une mentonnière prosternale en avant, des pattes linéaires, à petits éperons, non fouisseuses.

A ces caractères se joignent ceux-ci : Tête le plus souvent inclinée, plus rarement verticale ; mâchoires à deux lobes ciliés avec palpes de quatre articles; languette en général saillante, avec palpes de trois articles, sans paraglosse ; antennes de onze articles (douze chez quelques exotiques), plus ou moins dentées en scie intérieurement ou même pectinées, insérées près du bord antérieur des yeux. Prothorax à articulation libre en dessous contre le mésothorax, souvent prolongé aux angles postérieurs. Corps en général plus ou moins allongé, plus ou moins aplati en dessus et subcaréné en dessous, ovalaire ou subcylindrique. Écusson ovale et médiocre. Élytres de la largeur du corselet en avant ou un peu plus étroites, généralement très-allongées et plus ou moins rétrécies en arrière, à extrémité fréquemment, spiniforme, plus rarement échancrée. Abdomen offrant inférieurement cinq segments apparents distincts ; hanches antérieures en général globuleuses, sans trochantins apparents. Tarses de cinq articles.

Le système nerveux des Élatériens est très-allongé, les noyaux du thorax et de l'abdomen étant irès-espacés,avec trois centres distincts dans le thorax. Il établit une grande différence entre cette tribu et celle des Buprestiens, et la distinction se complète par la forme des larves et leur structure.

Les Élatérides ont été étudiés dans un ouvrage important de M. Candèze [Monogr. des Élatérides, l\ vul., 1857 à 1860, extrait des Mém. de la Soc. royale de Liège).

Leur forme est caractéristique, par l'élargissement du corselet, puis par le corps atténué graduellement en arrière; parfois ils sont étroits et hnéaires. Leur taille est très-variable, de 70 à 80 millimètres {Tetralobus flabellicornis) à 2 à 3 millimètres seulement. Leurs téguments sont assez durs, sauf chez quelques Campy/ws, où ils restent mous et flexibles à la façon des Malacodermes. Us offrent le plus souvent des couleurs uniformes et sombres, voilées en partie par des poils couchés, gris ou jaunâtres, ou par des écailles; certains ont des couleurs vives et tranchées, les unes pour le corselet, les autres pour les élytres, ou métalliques comme les Buprestes.

Les Élatérides adultes sont herbivores, au moins pour l'immense majorité; peut-être les Cryptohijprms, insectes ripicoles qu'on trouve souvent dans des lieux sans végétaux, sont-ils carnassiers. Beaucoup sont diurnes et se tiennent en général sur les feuilles et aussi sur les fleurs, parfois sous les écorces, ou entre leurs tissures, où ils boivent la

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séve, dans les troncs, sous les pierres. Lorsqu'on veut les saisir, ils se laissent tomber en contractant leurs pattes sous le ventre, et si, par cette chute, se trouvent placés sur le dos, ne tardent pas, dès qu'ils sont un peu rassurés, à faire usage de leur faculté de sauter. Ils ne volent guère qu'à l'ardeur du soleil, d'un vol assez facile, mais dont l'essor n'est pas immédiat. Il est certaines espèces de divers genres, même dans notre pays, qui sont crépusculaires ou nocturnes, et en mérique ce n'est qu'à l'entrée de la nuit que les Pyrophores se mettent en mouvement, et tracent dans l'air, entre les arbres, des girandoles de lumière.

Les larves des Élatérides les distinguent bien nettement de celles des Buprestiens, et même des Kucncmides. Elles sont munies de pattes allongées, revêtues d'écussons cornés sur les segments qui suivent la tête, tantôt grêles et subcylindriques {Elater, Agriotes, etc.), tantôt déprimées, mais sans renflements {Agrypmis, Athous, etc.), avec de rares poils roides entre les anneaux. La dureté de la peau et leur aspect les ont fait nommer par les Anglais et les Allemands Vers fils de fer. Leur forme extérieure établit un vague rapport avec les larves des Mélasomes et des Ténébrions {l'ers de farine), mais elles s'en distinguent par la tête, les pièces buccales, les pattes, non moins que les adultes par leur forme et leur structure; ce qui est le cas habituel des familles naturelles où la séparation typique se montre aux divers états de développement. D'après M. Candèze, le caractère général qui sépare essentiellement CCS larves de celles des autres Sternoxes consiste en ce que les mâchoires et le menton, plus ou moins allongés et logés dans une profonde échancrure de la face inférieure de lu tête, sont soudés entre eux dans toute leur longueur, et ne forment plus ainsi qu'une seule pièce, présentant sur sa face externe deux sutures longitudinales. La mâchoire ofl're un lobe externe à deu\ palpes, comme chez les larves de Car abus.

Les organes buccaux offrent d'incontestables analogies avec les larves des Carabiens dont les rapproche le régime habituel, et chez les larves déprimées d'Élatériens l'aspect général est le même. L'épîstome et le labre sont soudés, ainsi que le menton et les mâchoires; les palpes maxillaires ont quatre articles; les mandibules sont arquées et acérées, quoique moins que dans les larves de Carabiens. La tête aplatie porte de courtes antennes. Les segments du thorax ne diflYTcnt pas en longueur et en largeur des segments de l'abdomen, sauf le prothorax, qui est un peu plus long; ils portent des pattes courtes, épaisses et robustes. Les stigmates sont comme à l'ordinaire. Elles se divisent en deux catégories, suivant que le dernier segment abdominal, qui porte l'anus, est divisé en deux saillies cornées (^(yr,v/j/u<i, Lacon, Alaus, etc.), ou qu'il reste inerme et entier {Elater, Ludius, Agriotes).

Le régime des larves des Élatérides est varié. La plupart sont carnassières. I-. Uufour, M. Ratzeburg, les ont vues dévorer diverses larves, et

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même des larves de leur propre espèce. M. E. Perris a nourri eu partie les larves des Élatérides du Pin maritime, qu'il élevait en captivité pour les étudier, avec des larves de Longicornes. Outre les proies vivantes, elles se repaissent aussi de matières animalisées, excréments et dépouilles, qu'elles trouvent en abondance dans les vermoulures des végétaux altérés où elles serpentent. On les élève bien avec de la \ermoulure de troncs cariés dans laquelle on intercale quelques larves. Il en est certaines, au contraire, qui semblent essentiellement phytophages, par un renversement de régime dont les Carabiens et les Sylphiens nous ont déjà offert des exemples {Zabrus, Amara, Silpha obscura, etc.). F. es larves des divers Agriotes dévorent les racines des céréales, les légumes des jardins, les fourrages-racines, et spécialement l'espèce Agriotes linmtus ou segetis. Le mieux, pour les détruire, est d'opérer une alternance de culture amenant une plante que l'insecte ne mange pas et qui produit sa mort par famine, car ces espèces voyagent peu et restent cantonnées là où elles naissent; malheureusement V Agriotes lineatus ou segetis s'attaque à beaucoup de plantes différentes. La larve du Lacan murinus dévaste les racines des arbustes et des arbres à fruits. Peut-être certaines larves dÉlatériens qu'on trouve dans des bulbes, dans des racines de céréales, n'y sont-elles en réalité qu'à la chasse de larves de Diptères phylophages. De grandes incertitudes régnent encore sur la durée de la vie des larves des Élatériens. Dans les circonstances ox'dinaires, croit M. Perris, pour les larves de notre pays, elles accomplissent leurs phases en deux ans.

On peut s'étonner comment des insectes larges comme les Élatériens sorlent de larves eflilées qu'ils excèdent tant de fois en grosseur. La larve parvenue à son terme s'enferme dans une cellule façonnée avec les matières où elle a vécu ou la terre qui entoure les racines; bientôt elle devient immobile, se raccourcit et se dilate au milieu, et prend peu à peu une forme ellipsoïdale, avec les flancs très-bombés et largement blanchâtres. Puis la peau se fend sur le thorax et sur une partie de l'abdomen, la nymphe paraît, et en quelques instants refoule son maillot à l'extrémité du corps. Cette nymphe, contrairement à celle des Buprestiens, est mobile, et, à l'aide des épines de son dernier segment et des ondulations de son corps, peut facilement se retourner dans sa cellule.

GENRES PRINCIPAUX

.%D>ELOCKB.%, Latr. — Corselet en général plus long que large, sillonné et bossue, à angles postérieurs médiocres et divergents. Elytres allongées, déprimées. Antennes courtes, peu robustes, reçues au repos dans des sillons prosternaux profonds.

Les Adélocères sont de taille moyenne, revêtus de poils squameux ou d'écaillés formant des marbrures sur une livrée sombre. Ils sont de

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toutes les régions, sauf de l'Afrique propre et l'Australie; vivent sous les écorces, dans le bois en décomposition, parfois sous les pierres. — Ex. : A. Chabannei, G.-Mén., de l'intérieur du Brésil.— PI. xxxiii, fig. U; ha, tête et corselet \us en dessous.

■.ACOH', Lap. de Cast. — Caractères analogues, avec forme élargie et courte. Antennes reçues inférieurcment, au repos, dans des sillons prosternaux profonds.

î.e genre Lacon, comprenant plus de cent espèces absolument de tous pays, n'en a que trois en Kurope, et encore deux sont plus réellement caucasiennes. Le type est le L. murimis, Linn., de 10 millimètres de long sur 5 de large, d'un brun noir.ltre, recouvert de poils courts, serrés et couchés, de deux couleurs, blanchâtres et bruns, formant en dessus et en dessous des nébulosités marbrées. Les élytres sont convexes, à fines stries ponctuées visibles sous les poils. On trouve l'adulte très-communément sur les feuilles et les gazons dans toute l'Europe, dans le Caucase, en Sibérie. La larve est très-nuisible aux racines des arbres fruitiers et arbrisseaux. M. Westwood dit qu'elle se plaît dans la mousse. Il l'a figurée et décrite [Introd. to the modem classif. of Insects, 1839, I, 233); elle a aussi été tigurée par M. E. Blanchard {Règne anim. de Cuv., Insectes, pi. 15, fig. 7, 7 a, 1865).

Dans un genre voisin, Agrypnus, Esch., nous devons mentionner VA. carbo7iarim, Oliv., ou atomarius, Fabr., Élatérien abondamment répandu en Europe et en Algérie. Sa larve a été étudiée et représentée par M. Lucas {Ann. Soc. entomol. de France, 1852), Elle est longue de 28 millimètres environ, à tête et protliorax d'un brun marron brillant, le reste du corps d'un testacé luisant, ainsi que les pattes courtes et robustes. La région postérieure de la larve est fort remarquable. Le dernier segment, allongé et très-étroit, est terminé par une plaque cornée, relevée, en forme de fer à. cheval, avec la partie postérieure profondément échancrée; elle est armée de longs poils et de robustes épines; l'anus s'ouvre au bout d'un pseudopode allongé, muni de deux forts crochets.

Cette conformalion est eu rapport avec le mode d'existence de cette larve, qui vit dans le bois mort des Pins presque réduit en poussière, et se plaît dans les sillons creusés par d'autres larves, notamment celles du liuprestis Mariana. Elle remonte très-rapidement ces sillons. Pour cela, elle s'accroche d'abord avec ses pattes et ses mandibules ; puis, courbant son corps en arc de cercle, elle cherche un point d'appui, soit avec la plaque épineuse du dernier segment, soit avec les crochets du tube anal. Elle lâche alors la place où tenaient ses organes antérieurs et les projette plus loin en avant, puis s'appuie de nouveau sur la région postérieure, etc., et cela avec promptitude. Les adultes se rassemblent au nombre de douze à quinze, pressés les uns contre les

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autres sur l'aubier, et se laissenl tomber les uns après les autres, si Ton cherche à saisir l'un d'eux.

TETR.%I.<OBKi«^, Serv. et Lepell. — Antennes dont les articles émettent, à partir du quatrième, de très-longs et larges rameaux chez les mâles, et sont simplement dentés chez les femelles.

Ce beau genre se compose de grandes espèces de l'Afrique australe et de la Nouvelle-Hollande, pouvant atteindre près d'un décimètre de long, jamais métalliques, noirs ou d'un brun rougeâtre, avec une fine pubescence cendrée ou fauve. — Ex. : T. flabellicornis, Linn., de toute la côte occidentale d'Afrique, aussi de la Cafrerie et du cap de Bonne- Espérance. — PI. XXXIII, fig. 12, tète et antennes du mâle.

LOBOUKRliii, G.-Mén. — Tête petite, à front arrondi et caréné en avant. Corselet transversal, arrondi sur les côlés, à angles postérieurs arrondis, non saillants.

Ce genre est fondé sur une seule espèce, un rare insecte de la province de Saint-Paul, au Brésil, le L. appendiculatus, Perty (pi. xxxiii, fig. 10, tête et corselet vus en dessous et grossis). Il est d'un brun rougeâtre, à élytres striées et couvert d'une pubescence jaunâtre. La figure est d'une femelle.

ATH01T§i, Eschsch. — Antennes point ou très-incomplétement reçues dans des sillons prosternaux (ce caractère se retrouve dans les genres suivants). Corselet à angles postérieurs courts et robustes. Corps allongé, plus large et plus convexe chez les femelles.

Ces insectes sont riches en espèces, plus de cent. Elles sont pour la plupart de livrée uniforme, finement pubescenles, quelques-unes avec bandes flexueuses sur les élytres. On trouve sur les montagnes 1'.^. rufus, de Geer, long de 25 à 30 millimètres, sur 6 à 8 de large, un des plus grands Élatérides d'Europe, rare, d'un rouge ferrugineux assez luisant, crépusculaire, dormant le jour sur les troncs ; et partout 1'^. niger, Linn., ou hirtus, Herbst, d'un noir brillant, à pubescence grise, peut-être le Taupin en deuil, n° 13, de Geoffroy; et surtout, très-communément, A. hœmorrhoidalis, Fabr., de 10 à 12 millimètres, allongé, assez convexe, d'un brun foncé, ou d'autres fois d'un rouge brunâtre, couvert d'une pubescence grisâtre, et il. f/itofus, Fabr., à peu près de môme taille, variant beaucoup, subparallèle, peu convexe, brun, <à corselet bordé de roussâtre, à élytres roussâtres, avec une bande suturale et une bande externe d'un brun noirâtre. On rencontre encore aux environs de Paris 1'^. longicollis, Oliv., à corselet fauve, à élytres testacées, vivant sur les Graminées. Les Athous se prennent sur les plantes. Les emelles dill'èrent assez fortement des mâles, sont plus grandes, plus

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larges et plus bombées, à téguments plus luisanls et ordinairement d'une teinte plus claire. Les espèces de ce genre sont de diverses régions de l'Europe, de l'Amérique russe, de toute l'Amérique septentrionale, de Sibérie, du Japon, de Ceylan.

PitC'IIYDERE)^, Latr. — Corselet de forme exagérée, plus large que les élytres, à angles postérieurs très-grands, divergents et carénés.

Nous représentons le mâle d'une rare espèce des îles de la Sonde, à corselet rouge, écarlate sauf aux angles postérieurs, à antennes et pattes noires, à élytres noires, parfois rouges. C'est le P. ruficolUs, G.- Mén. (pi. xxxni, fig. 5; 5 a, tète vue en dessous ; 5 b, palpe maxillaire ; 5 c, tarse antérieur; 5 (/, antenne). — Quatre espèces indo-sondaïques.

KliATER, Liiia. — (îenre très-difficile à spécilier, ayant les élytres en entier ou en partie d'un beau rouge sanguin ou jaunâtres ; écusson ovalaire.

Les noms spécitiques désignent en général cette particularité : ainsi, dans ceux répandus par toute l'Europe, E. sanguineus, Linn., sanguinolentus, Schrank, crocatus, Steph., prœustus, Fabr., hjtropterns, Germ., cinnaberinus, Esclisch., etc. LE sanguineus, de 12 à 17 millimètres delong, est un bel insecte noir brillant, à poils noirs, avec les élytres d'un beau rouge de cinnabre clair. C'est le Taupin à étuis rouges, n° 2, de Geoffroy, répandu dans toute l'Europe, le nord de l'Afrique, et jusque dans les régions occidentales de l'Asie, vivant à l'intérieur des Saules. V E . sanguinolentus a une tache noire fusiforme sur la suture de ses élytres rouges ; il est un peu plus petit, se rencontre aussi dans les Saules, et n'est peut-être qu''une variété du précédent. L'E. cinnaberinus a une pubescence d'un fauve doré, vivant dans le Hêtre. Enfin 1'^. prœustus, surtout du nord de la France et de l'Allemague, a les élytres rouges avec le bout noir.

Les Élatères se trouvent surtout dans les vieux troncs et sous les écorces des arbres morts, parfois sous les pierres. Ils sont en général d'une taille un peu au-dessous de la moyenne, noirs ou parés de couleurs vives variant entre le rouge et le jaune, sans reflet métallique, d'aspect souvent mat ou médiocrement luisants, toujours pubescents. Les régions froides et tempérées des deux continents sont surtout leur patrie; on en cite aussi du Japon, d'Australie, de Patagonie, dos Indes orientales, de la Nouvelle-Calédonie et de Taïti. Nous ferons cette remarque que les E. sanguineus et crocatus, et probablement d'autres, restent endormis pendant le jour, ne s'éveillant et ne s'agitant que le soir.

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€.%RDIORnii^l]<^, Esclisciioltz. — Corselet plus long que large, à angles postérieurs robustes, carénés, divergents. Antennes grêles. Elytres allongées, graduellement et fortement rétrécies en arrière. Labre grand, sillonné, paraissant bilobé.

Les insectes de ce genre sont sveltes, finement pubescents, à élytres striées, noirs avec les bords du corselet rouges ou fauves, et des bandes longitudinales d'un jaune fauve sur les élytres. Ils abondent dans les régions chaudes de l'Amérique du Sud, et y caractérisent la faune des Élatérides, surtout au Brésil ; ils vivent sur les plantes basses. — Ex. : C. plagiatus, Germar, du Brésil (pi. xxxin, fig. llx; i-Ua, anlenne). Les taches ou bandes jaunes ou rouges peuvent prendre la couleur noire du fond, et vice versa.

PYROPlIORlîS, Illig. -- Tête carrée et excavée. Yeux très-gros. Corselet en général transversal et convexe, à angles postérieurs robustes et carénés, présentant le plus souvent à leur base une vésicule phosphorescente (qui manque dans quelques espèces). Tarses filiformes, comprimés.

L'intérêt considérable qui s'attache à ces insectes est expliqué par leur nom vulgaire de Taupins lumineux. La sécrétion phosphorescente est plus intense que celle des Lampyres et son siège est diflerent. Quoiqu'il n'y ait pas eu sur ces insectes d'expérience directe, comme sur les Lampyres européens, nul doute qu'elle ne soit due à la combustion lente d'une matière carl)uréc. Chez les grandes espèces, la lueur est aussi intense que celle d'une petite chandelle, et permet de lire à distance. Les Pyrophores sont exclusivement propres à l'Amérique, et l'on en compte quatre-vingts espèces répandues depuis les parties méridionales des États-Unis, existant dans les Antilles, abondantes surtout dans les régions chaudes de l'A-.nérique du Sud, et s'étendant jusqu'à la confédération Argentine et le Chili. Sauf un petit nombre d'espèces, comme les P. formosus, Germ., du Brésil, cincticollis, Germ., du môme pays, les insectes de ce genre sont peu brillants, leur teinte variant du brun noir au rougeAtre lestacé. Leur taille est grande ou moyenne. Les vésicules phosphorescentes du corselet manquent chez quelques espèces, qui se rattachent au genre par le reste des caractères. Quelques espèces, sinon toutes, outre ces vésicules, principal organe lumineux, possèdent encore un troisième foyer lucifère sur la face inférieure du corps, à l'union du mésothorax avec le métathorax. D'après M. Candèze, les Pyrophores à très-gros yeux sont les mâles d'espèces où les femelles ont la tête normale. Les i^yrophores des Antilles sont, en général, reconnaissables à leur taille plus svelle que les espèces du continent. Us ne volent guère que la nuit, et, paraît-il, très-rapidement. Le jour, ils se tiennent cachés sous les feuilles et au pied des arbres.

Comme chez les l^ampyres, l'éclat phosphorescent est un appel à la

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recherche des sexes, car les Indiens, au milieu des lorèls qu'ils font étinceler sous leurs flammes animées, les attirent en balançant en l'air un charbon incandescent attaché au bout d'un bâton. Ils s'en servent pour s'éclairer dans leurs marches nocturnes, en les attachant sur leurs orteils. On rapporte que, lors de la conquête espagnole, une troupe nouvellement débarquée et en hoslilité avec les aventuriers déjà établis dans le pays, crut voir dans les Pyrophores brillants à travers le feuillage les mèches d'arquebuses d'une nombreuse cohorte prête à faire feu, et n'osa engager le combat. Dans les Mémoires de l'ancienne Académie des sciences, 1766, nous trouvons une notice détaillée sur un de ces insectes, qui causa une vive frayeur dans le faubourg Saint-Antoine, en parcourant pendant la nuit un atelier, et projetant une lueur qu'on attribuait à quelque revenant : il sortait d'un morceau de bois des Iles, car les larves de ces insectes vivent dans le bois.

Les Pyrophores, et surtout ceux de l'espèce commune, P. noctilucus, Linn., de la Guyane, du Brésil, de la Guadeloupe, sont nommés Cucujos dans l'Amérique espagnole, et sont employés pour la parure comme des bijoux vivants, bien autrement éclatants que les gemmes du plus grand prix. Les femmes indigènes en forment des colliers de feu et des pendants d'oreilles. Les dames les introduisent le soir dans des petits sacs de tulle léger qu'on dispose avec goût sur les jupes. Il en est d'autres à qui on passe, sans les blesser, une aiguille entre la tète et le corselet, et on la pique ensuite dans les cheveux pour maintenir la mantille, en les entourant de plumes d'oiseaux-mouches et de diamants, ce qui produit une éblouissante coiffure. On transporte pour cet usage les Cucujos,contenus dans de petites cages, dans des régions plus septentrionales que celles où ils vivent librement. Ils servent de jouets aux dames créoles de la Havane. Souvent, par un cbarmaut caprice, elles les placent dans les plis de leur blanche robe de mousseline qui semble alors réfléchir les rayons argentés de la lune, ou bien elles les fixent dans leurs beaux cheveux noirs. Cette coiffure originale a un éclat magique, qui s'harmonise parfaitement avec le genre de beauté de ces pâles et brunes espagnoles. Une séance de quelques heures passée de la sorte faligue ces pauvres insectes, ce qu'atteste la diminution ou la disparition passagère de leur lueur. On les secoue, on les irrite pour la ramener. C'est le fait général chez les animaux phosphorescents, que la sécrétion de matière combustible est liée aux mûmes causes que celles qui produisent lu contraction musculaire. Au retour de la soirée où ils ont fait valoir ses charmes, la maîtresse prend grand soin de ses Cucujos, ciir ih èoiit e\[rùmemen[ âéUcais. LUe les jette d'abord dans un vase d'eau pour les rafraîchir, précaution indispensable si Ton veut les garder vivants en captivité, car ces bains d'eau fraîche remplacent pour eux les rosées du soir et du matin. Puis elle les place dans une petite cage de fils de métal où ils passent la nuit à jouer et à sucer des morceaux de canne à sucre, brillant alors constamment pendant tout

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le temps qu'ils s'agitent, de sorte que la cage, comme une veilleuse vivante, répand une douce clarté dans la chambre. Des Pyrophores au fin pelage cendré, P. strabus, Germar, furent rapportés vivants du Mexique, et remis au Muséum par la commission scientifique envoyée dans ce pays lors de l'expédition française. M. E. Blanchard réussit à en conserver des sujets vivants pendant plusieurs mois. Leur lumière était verdâtre, comme celle des lanternes de certaines voitures publiques, et, outre les deux taches ovalaires du corselet, apparaissait aussi entre les anneaux de l'abdomen.

PHOTOPHORlîN, Candèze. — Caractères analogues à ceux des l'yrophorus. Mésosternum autrement conformé. Tarses à articles 2, 3, 4, courts, dilatés en cupule au-dessous.

Ce genre représente les Pyrophores dans la Polynésie. La phosphorescence dépend des mêmes organes. Il compte trois espèces des Nouvelles-Hébrides, des îles Viti, de l'île Lifu.

CORVMBITKS, Latr. — Antennes dentées à partir du troisième article, ou même flabellées ctiez les mâles. Elytres variables. Pas de carène frontale, ce qui les sépare des Athoiis.

Ce genre est très-nombreux en espèces, plus de cent soixante, de tous les pays, principalement des régions tempérées et froides de l'hémisphère boréal, des deux continents,, avec très-peu d'espèces intertropicales. On trouve ces insectes sur les fleurs, sur les feuilles des plantes basses, et de préférence sur les Graminées ; aussi certaines espèces sont très-nuisibles. Ils sont presque tous de taille moyenne, à téguments pubescents ou glabres, généralement brillants, ornés de couleurs variées, quelquefois tachetés, offrant souvent le reflet métallique, comme l'indiquent certains noms spécifiques : ainsi C. œneus, Linn., C. cupreus, Fabr., C. virens, Schrank, etc. Il y a des espèces où les antennes sont simplement en scie dans les deux sexes. On trouve communément partout, surtout dans les endroits humides, le C. tessellatus, Linn., de 13 H 15 millimètres, d'un bronzé brunâtre, à peine cuivreux, avec poils bruns mêlés de poils gris en taches arrondies; le C. latus, Fabr., de 11 à 15 millimètres, épais, élargi, d'un bronzé verdâtre ou brunâtre, avec pubescence grise, très-commun dans les blés et très-nuisible, de l'Europe centrale, du Caucase, de la Sibérie. Une belle et rare espèce de ce groupe, ;\ recherchera Fontainebleau, est le C. cruciaius, Linn., de 12 millimètres, noir, avec deux bandes rougeâtres au corselet, les élytres jaunes et noires crucialement. Dans un autre groupe les antennes sont longuement pectinées chez les mâles et fortement dentées chez les femelles. On trouve près de Paris le C. pectinicornis, Linn., d'un vert bronzé cuivreux, à pubescence grisâtre, de 12 à 15 millim.,

ÉLATÉRIwES. — AGRIOTES. 513

à antennes noires, le Taupin brun cuivreux de Geoffroy ; le C. castaneus, Linn., de 10 à 12 niillimùtres, à longs poils d'un jaune doré, à élytres d'un beau jaune, un peu noires au bout, le Tawpin à corselet velouté de Geoffroy. Citons enfin le C. purpureus, Poda, ou hœmatodes, Fabr., de 11 à 13 millimètres, noir, avec corselet brun et les élytres d'un beau rouge de sang, couvert de poils rouges donnant des reflets (pi. xxxni, fig. 13, antenne du mâle), de France et d'Allemagne méridionale, d'Italie, s'étendant en Orient jusqu'à l'Himalaya.

AGRIOTES», Esctiscli. — l'rout coupé carrément, rétréci par les cavités antennaires. Corselet convexe, à carènes latérales fléchies, à angles postérieurs peu prononcés. Élytres allongées et rélrccies en arrière.

Ce genre, de riiémisphère boréal des deux continents, compte en Europe de nombreuses espèces, peu distinctes, brunes ou obscures, variant du noir au brun rougeâtre, ou testacé, qu'on trouve sur les plantes et sous les pierres. Les larves de certaines d'entre elles sont très-nuisibles à diverses cultures, au point d^'exiger parfois une alternance de plantes qu'elles ne mangent pas. Quelques espèces à'Agriotes, toutes d'un aspect gris jaunâtre ou brunâtre, ont des larves qui dévorent, surtout aux racines, les légumes de jardins, salades, etc., les fourragesracines, et principalement les céréales. M. C. Perris dit avoir souvent trouvé des larves d'Agriotes en fouillant à la racine de très-jeunes pieds de Mais, qui se flétrissaient peu de jours après leur apparition (1), et qu'on nourrit très-bien en les enfermant dans un bocal avec des grains de maïs qu'elles perforent. J'ai vu, au village de Chevry-Cossigny (Seine-et-Marne), une prairie qu'on tentait de convertir en jardin maraîcher, et où la récolte de légumes fut presque perdue la première année, parce que le terrain était infecté de larves d'Agriotes. Il est important de se tenir en garde, par des fouillés préalables, contre les mécomptes de ce genre. D'après Rjerkander, les larves de l'Ayriotes lineatus ou segetis se nourrissent de racines de Blé, d'Avoine, d'Orge, etc.; d'après lui, elles vivent cinq ans avant de parvenir à la forme adulte : aussi leurs dégâts sont considérables, au point d'obliger parfois à faire de nouvelles semailles. Elles dévorent aussi l'intérieur des Laitues, les racines des Choux, des Iris, des Lobelia, etc., la partie centrale des navets, l'intérieur des carottes et des pommes de terre. On a proposé de placer des laitu/is ou des tranches de pommes de terre comme pièges destinés à attirer ces funestes larves. M. E. Blanchard a figuré et décrit cette larve {Ann. de l'agric. française, W- série, 18Zi7, 1, 218), et a fail connaître ses ravages en Italie, en Angleterre, en Suède, mais sau:^ indiquer les moyens de la détruire. Il fait remarquer avec raison que

(1) E. Perris, Sur les mœurs, carnassières et phytophages, des larres des Élalérides {Ann. Soc. entomoL de France, 185/», p. 151).

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CCS moyens doivent ressortir, ce qni est général pour les insectes nuisibles, de l'étude approfondie et complète de l'espèce, et résulteront de la connaissance exacte de l'époque de la ponte de l'adulte et de la partie du végétal où les œufs sont déposés. La larve de VA. linealus chemine assez rapidement par une sorte de glissement, la partie postérieure de son corps se recourbant en S sur un côté. Les Taupes détruisent des quantités considérables de ces larves, et les Faisans, qui en sont avides, contribuent aussi à nous en débarrasser. Parmi les espèces très-communes et dévastatrices, nous citerons : VA. lineatus, Linn., ou segetis, Bjerkander, ou striatus, Fabr., ayant de 8 à 10 millimètres, à ély très paraissant rayées, oblong, d'un brun plus ou moins clair, à pubescence grise ; VA. sputator, Linn., plus petit, brun, à pubescence grise, à élylres rougeâlres ou jaunâtres, avec des variétés noires : ces deux espèces très-abondantes dans toute l'Europe, le nord de l'Afrique, l'Asie Mineure, la Sibérie. VA. ustulatus, Schaller, ou (jilvellus, Lacord., oblong, plus grand, plus parallèle et moins bombé que le sputator, noirâtre, à élytres testacées en totalité ou en partie, dont l'adulte fréquente les Heurs des Ombellifères ; VA. gallicus, Lacord., assez commua dans les bois près de Paris, de 6 à 8 millimètres, étroit et allongé, parallèle, noir ou brun ou testacé : les larves de ces deux espèces nuisent aux Graminées, et sont citées par M. Dagonet comme ayant ravagé des champs de Froment {Ann. Soc. d'agric. de la Marne, 18Zil). L'A. obacurus, Linn., ou variabilis, Fabr., noirâtre, presque mat, à forte pubescence grise, très-commun dans toute l'Europe et en Sibérie, se trouvant sur le sol, et, surtout pendant le jour, caché sous les pierres. Enfin, dans la plus grande partie de l'Europe, surtout au nord et en Sibérie, est une espèce dont l'adulte vit surtout au printemps sur les taillis de Chênes et sur les Pins, et dont la larve est très-nuisible, d'après AL G. Caroff: c'est VA. atern'inus, Linn., de 12 à 13 millimètres, allongé, d'un noir foncé peu brillant, à pubescence obscure, à pattes d'un rougeatre obscur.

Le genre Agriotes a deux espèces isolées dans l'hémisphère austral, uux îles d'Arou et à la Nouvelle-Hollande (E.Blanchard); il est remplacé dans les régions chaudes de l'Amérique méridionale par le genre Cusincsus, Eschsch., et dans celles de l'Asie par le genre Agonisdtim, Candèze.

dlVPTOIIYI»:^!*, Esclisch, — Front grand, rebordé en avant; antennes filiformes. Écusson grand. Pâlies grêles, à tarses filiformes, à ongles simples, (lorps ordinairement assez luisant, plus ou moins pubescent.

Ce genre est constitué par les plus petits Élatérides connus, ses géanis n'atteignant qu'environ 6 millimètres et les plus petites espèces dépassant à peine le millimètre. Leur système de coloration est uniforme : presque tous sont d'un bronzé obscur ou d'un brun plus ou moins noir.

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Quelques espèces ont des fachos ou des pcjints jaunes. Ils sautent avec nnc grande vivacité, el à une hauteur très-grande relativement à leurs dimensions exiguës, ils sont presque tous propres aux régions septentrionales des deux confiuenis, et ne descendent guère en plaine au delà de 30 degrés lai. X., sauf dans les montagnes ; il en est dans les pays les plus boréaux et près des neiges perpétuelles. Il n'y a que trois espèces faisant exception, des pays chauds, Java, Bornéo et Madagascar. Ils vivent au bord des eau\ ; on les trou\e pendant le jour sous les pierres, sous les mousses, sous les troncs d'arbres, ou enfouis dans le sable, ('e n'est que le soir qu'on les prend sur les plantes ou au vol. iNous signalerons deux espèces : C. pulchcllus, Linn., de Zi à 5 millimètres, noir, à élytres tachetées de jaune, vivant au bord des rivières, sous les pierres et dans les racines de certaines plantes, spécialement du Chiendent [Trit/cum rrpens;, aux dépens desquelles la larve se nourrit peutêtre; outre l'Europe, il existe dans quelques parties des Etats-Unis, peut-être par importation d'Europe. Le C. riparius, Fabr., de 5 à 7 millimètres, se trouvant, outre l'Europe et l'Asie, dans les terres polaires de l'Amérique septentrionale, large et bombé, d'un noir un peu bronzé, parfois bleuâtre. Il est de toutes les montagnes d'Europe ; la larve a été décrite (E. Perris, Mém. Soc. des sciences de Liège, X, 236). Elle fut trouvée en abondance, avec la nymphe, sous les pierres, au bord du lac de (iaubC; près de Cauterets (Hautes-Pyrénées).

^s,ia«», Escliscb.

Nous citons seulement ce genre, à raisnu d'une magaitique espèce, récemment découverte, le plus grand p'ilatéride d'Europe, atteignant 36 millimètres de longueur et près de 12 en largeur, 1'^. Farreyssi, Steven, de Grèce, de Crimée, de Perse, d'Asie Mineure orientale, sous les écorces de Pins, rare. H est noir, avec des écailles d'un gris brillant, et deux ocelles noirs sur le corselet du mâle.

LEPTl'R»El»l':«<, Herbst, ou Campylus, Fischer. — Mandibules suillanles; prosteruuMi dépourvu de menlonnière en avant. Antennes dentées ou pectinées chez les niàles, du troisième au dixième article, déniées chez les femelles. Corselet petit; forme étroite par suite d'élvtres allongées, parallèles, déprimées; téguments mous. Tarses pubescents en dessous.

Ce genre constitue un passage d(!3 Elatérides aux Cébrionides el aussi aux Mulacodermes. 11 n'a que peu d'espèces, surtout des régions septentrionales d'Europe et d'Amérique, et des parties montagneuses. Ce sont des insectes assez rares, vivant sur les feuilles et les fleurs de rAul)épine, dit-on, pour les espèces d'Europe. Le type est le L. linearis Linn., d'Europe, de Sibérie, noir, à corselet rouge et élyircs lestacées. ou noires avec bordure testacée, de 10 à \1 millimètres. Sa larve

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connue (Chapuiset Candôze, Mém. Soc. des sciences de Liège, VIII). Nous figurons le L. rubens, Piller et Mitterp., ou denticolHs, Fabr. (pi. xxxiii, fig. 15, mâle), noir, avec corselet et élytres d'un rouge jaunâtre, ou bleuâtre ou brun, ces dernières parfois entièrement d'un noir opaque chez la femelle, le dessous du corps, les antennes et les pattes noires, de 12 à 1/j millimètres. Cette espèce habite les régions montagneuses du centre et du sud de l'Allemagne, le nord de l'Italie, la Turquie et la Syrie; elle est rare en France. Le mâle est plus répandu que la femelle dans les collections.

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