‹ Traité élémentaire d'entomologie comprenant l'histoire des espèces utiles et de leurs produits des espèces nuisibles et des moyens de les détruire, l'étude des métamorphoses et des moeurs, les procédés de chasse et de conservationChapitre 50 sur 67 · II. — LAGRllDES · texte numérisé non relu

II. — LAGRllDES

Antennes de onze articles. Mandibules courtes et robustes; mâchoires à deux lobes incrmes et ciliés ; languette saillante et coriace, à paraglosscs soudés contre elle. Hanches antérieures à cavités cotyloïdes fermées en arrière (comme dans la tribu des Ténébrioniens; elles sont ouvertes dans les autres groupes de Cantharidiens). Tarses hétéromères, à crochets toujours simples.

C(î groupe n'oflrc en Europe que le genre Lagria, auquel M. Mulsant réunit les genres l'ijtho et Pyruchroa pour former son groupe des Latipennes, en raison de la largeur des élytres.

/-;00 COLÉOPTiiRES. — CANIHAiUDlENS.

GENRES PRINCIPAUX

r%(iB.l.%, Fabr. — Élylres beaucoup plus larges que le corselet. Palpes it.axillaires à dernier article comprimé et fortement sécuriforme. Tarse; à premier article le plus long, avec le pénultième court, un peu élargi, excavé, échancré en dessous.

Les Lagria sont très-agiles et se trouvent sur les fouilles des haies et des bois, sur les plantes basses, plusrareraentsurles fleurs. Presque tous ces Coléoptères sont finement pubescents ou hérissés de poils fins, a\eù les élytres testacées pour les espèces d'Europe, en général métalliques dans les espèces exotiques. L'espèce la plus commune, de 5 à 7 millimètres, se trouvant surtout sur les Ombellifères et les Caryophyllées, est le L. hirta,Lmn., de toute l'Europe et du Caucase, noire, à élytres jaunes : c'est la Cantharide n° 6 de Ceoffroy. Sa larve a été très-bien étudiée par M. E. Perris. Elle est allongée, à côtés subparallèles^ convexe en dessus et d'un fauve tcslacé, maculée de taches noirAtres et hérisîée de longs poils fauves sur le milieu des segments. F. es appendices buccaux; et céphaliques offrent deux articles aux palpes labiaux, trois aux maxillaire?, quatre aux antennes; les mandibules, un peu bidentées, ont deux grosses dents au côté interne ; il y a quatre ocelles de chaque cùlé de la tète. Le prolhorax est double de chacun des deux segments suivants; les pattes, courtes, très-velues, de cinq pièces; les segments abdominaux, égaux, portent leurs stigmates sur un bourrelet latéral, et le dernier, conique, ayant en dessous un mamelon pseudopode au centre duquel s'ouvre l'anus, est terminé par deux petites saillies droites, parallèles, acérées. Cette larve se trouve en hiver sous les feuilles mortes et les débris ligneux, au pied des vieux Chênes. M. Wcstwood l'a trouvée dans les haies d'Aubépine. Elle se change sans aucune coque ou cellule en une nymphe blanche, à papilles latérales charnues et cà longs poils fins roussâtres. On soupçonne que cette larve, dont l'aspect rappelle les larves des Silpha et des Dermestes, \it de proies animales ou au moins de détritus de celle nature, régime qui est aussi celui de diverses larves de Ténébrioniens, de telle sorle que le régime des larves, ainsi que le caractère des cavités cotyloïdes des hanches antérieures, indique dans les Lagriides un passage à la tribu précédente, ce qui a déterminé M. E. Blanchard à les placer en tète des Cantharidiens. — Xous représentons une espèce exolique du genre Lagria, le L, gigas, de Cast., des Indes orientales et de Java (pi. xi.vi, fig. 1; 1 cr, palpe maxillaire, 1 6, tarse postérieur).

Il existe plus de soixante espèces de Lagria, répandues, outre l'Europe, dans les régions chaudes de l'ancien monde, TAusIralie, la Polynésie, Madagascar.

STATIRA. — AiNfHlClDKS. ~ ANTHICU , f»Ol

«TATiR.t, Latr. — Antennes de onze articles, le dernier très-allonï';. Tète munie d'un cou en arrière. Corselet allongé, cordiforme, cylindruïdc. Élytres longues.

Ces insectes, au nombre de plus de quarante espèces, sont des deuv Amériques, surtout de leurs régions chaudes, à élylres sculptées de stries, de côtes, de ponctuations, et rappellent par l'aspect le genre Agra des Carabiens. Leurs liabitudes, du moinspourlcs espèces observées par Lacordaire dans l'Amérique du Sud, sont celles de nos Lagria d'Europe. — E.v. : .S. caraboïdes, G.-Mén., du Brésil intérieur (pi. xi.vi, fig. 2; 2 a antennes).

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