‹ Traité élémentaire d'entomologie comprenant l'histoire des espèces utiles et de leurs produits des espèces nuisibles et des moyens de les détruire, l'étude des métamorphoses et des moeurs, les procédés de chasse et de conservationChapitre 51 sur 67 · III. - ANTHICIDES · texte numérisé non relu

III. - ANTHICIDES

Tùlù Irigo'.ie ou subovalaire, inclinée, toujours resserrée postérieurement en un cou étroit ou large. Antennes de onze articles, filiformes ou graduellement épaissies vers le sommet, très-rarement subdentées. Corselet plus étroit ù sa base que lesélylres. Pattes en général longues et grêles; tarses hétéromères,avec pénultième article presque toujours excavé, écbancré en dessous ou subbilobé, et crochets simples.

Les Anlbicides sont des insectes de petite taille et de forme élégante, offrant un certain aspect extérieur de Sc;/c/mfp/iw5, mais sans aucune analogie réelle. Leur élargissement postérieur, joint ;i un corselet svelte et à une tète glo])uleuse portée en général sur un cou bien dégagé et visible de dessus, leur donne une apparence de P'ourmis, ce ù. quoi contribue aussi leur pclile taille et la vivacité de leurs mouvements. Leurs couleurs sont variées, mais non métalliques. La plupart des espèces se trouvent au bord de la mer ou près des eaux douces, dans les lieux sablonneux; on en rencontre aussi sur les fleurs, les plantes basses, les bois abattu.'^, les arbres et même les fumiers. Leurs premiers états ne sont pas encore connus; on n'est pas bien fixé sur leur régime, mais, d'après diverses observations, on est porté à supposer qu'il se compose de substances animales, ce qui est un point de rapport avec certains Ténébrinniens.

M. E. Blanchard ne fuit de ces insectes qu'un groupe des Lagriides. Une bonne monographie des Aiithicus et genres voisins (in-8, 16 pi. col., Paris, 18.'|S) a été publiée par .M. de la Ferlé-.Séncctère.

r.LNRE PlîINCIPAr,.

.t:^THltL*9, Payk. — Corps plus ou moins allonp;('' ou suboblong, plus ou moins convexe, presque toujours ailé. Tète trigonc, ovale ou subiiuadrangle; antennes subtiliformes, p^raduellement épaissies vers le sommet.

Les A nthicus ?,oni de petits insectes très-répandus, très-nombreux en espèces, pas loin de trois cents et de tous pays, se trouvant sur les végé-

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taux, au pied des plantes, dans leurs détritus, sous les pierres, dans les lieux sablonneux, etc. L'A. floralis, Linn., d'Kurope, d'Algérie, de Syrie, brun et lisse, avec la base des élytres ferrugineuse, affectionne l«s fumiers, dans lesquels on peut le prendre l'été, par milliers, chezles maraîchers des environs de Paris. Nous représentons une espèce de la France et de l'Allemagne méridionale, de l'Espagne, de l'Italie, de la Grèce, VA. affinis, Laferté, ou fasciatus, Chevr. (pi. xlvj, fig. 9 ; 9 a, antenne). Citons encore VA. antherinus, Linn., d'Europe, d'Algérie, du Caucase^ de l'île de Chypre, noir, de 3 millimètres, à pattes rousses, à élytres à deux bandes jaunes, dont la première est interrompue, VA. jlavipes, Panz., de l'Europe et du Caucase, noir, avec les antennes et les pattes jaunes, les élytres fauves, dont la base et la suture sont noires, etc. Ces petits insectes se conservent habituellement, dans les collections, sur carte ou sur mica.

Dans le genre Anthicus, le corselet a la forme normale ; dans quelques genres très-curieux des Anthicides {Notoxus, Geoffr., Mecijnotarms, la Ferté-S.), il est concave antérieurement au-dessus de la tète et prolongé en une sorte de corne horizontale et denliculée. Les plus communs et qu'on trouve près de Paris, sont le Notoxus cornutus, Fabr., de toute l'Europe et d'Algérie, fauve, de 3 millimètres de long, les élytres ayant trois bandes noires, et le N. monoceros, Linn., ou ciicullatus, Fourcroy, de 3 à 5 millimètres, d'un roux pAle, les élytres ayant un point scutellaire et une ligne arquée noirs. Ce joli petit Çoléoptère, que Geoffroy nommait la Cuculle, est aisé à reconnaître par le capuchon de son corselet terminé en pointe noire au-dessus de la tète. On le recueille en fauchant en juillet, en août, avec un filet de gaze, sur la sommité des herbes. C. Duméril dit que les Notoxus, bien que se trouvant sur les tlcurs, paraissent se nourrir de Thrips et de petites larves. Les Notoxus comptent près de cinquante espèces d'Europe, de Sicile, d'Algérie, d'Egypte, de Syrie, du Sénégal, du Cap, d'Australie, d'Amérique septentrionale et de Colombie. Dans le genre voisin et aussi bizarre, lesilieci/notarsus, sont une quinzaine d'espèces des Canaries, d'Egypte, de Syrie, des Indes, de Ceylan, de Sumalra, d'Australie, avec une espèce d'Europe, M. rhinocéros, Fabr., de 2 millimètres, ù corselet rougeàlre prolongé eu corne, à élytres brunes ou grisâtres.

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