‹ Traité élémentaire d'entomologie comprenant l'histoire des espèces utiles et de leurs produits des espèces nuisibles et des moyens de les détruire, l'étude des métamorphoses et des moeurs, les procédés de chasse et de conservationChapitre 52 sur 67 · IV. - PYROCHROIDES · texte numérisé non relu

IV. - PYROCHROIDES

Tète trigone, un peu inclinée, portée sur un cou bien marqué- Antennes de onze articles, en scie, peclinées ou flabellées intérieurement, ci; plus fortement chez les mâles. Élytres plus larges que le corselet. Tarses héléromères, avec le pénultième article excavé-échancré en dessous et les crocliets simples ou subdenlés à la base. Corps subdéprimé, ailé, à téguments assez mous et flexibles.

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GENRE PRINCIPAL

Pl'noC'iiKOA; GeotTr.

\.ii lunn diî ce genre vient de ce que les beaux insectes dont il se compose sont toujours d'un rouge vif, écarlale ou ferrugineux, en totalité ou au moins en notable partie, avec des élytres imponctuées tr^s-finoment cliagrinées ; le corps en dessus très-finement pubescent ou comme soyeux. (Juand on saisit les Pj/)-oc/(roa, ils simulent la mort pendant quelques instants, mais sans contracter les antennes ni les pattes. Le genre, d'une di/ainc d'espèces, existe à peu près partout, sauf jusqu'à présent dans l'Amérique du Sud et en Australie. Nous figurons le P.coccinea, Linn., des îles Britanniques, de Suède, de France, d'Allemagne et du Caucase (pi. xi.vi, fig. 3; 3 a, antenne du mâle; 3 6, palpe maxillaire; 3 c, tarse postérieur). La larve de celte espèce, qui est lapins répandue, vit sous les écorces ou dans le bois en décomposition des arbres morts et des vieillessouches. Elle offre la plus grande ressemblance avec les larves du genre l'utho (Ténébrioniens); seulement la tète est tout à fait dégagée du protiiorax, trois des cinq ocelles sont moins apparents que les autres, et quelques différences existent pour les deux derniers segments de l'abdomen, dont le pénultième est plus long que les autres et le dernier de forme irrégulière. Les adultes diffèrent au contraire complètement, et le rapprochement qu'on serait tenté d'établir par les larves ne peut exister, car la forme adulte (sauf les cas exceptionnels de récurrence) doit prévaloir pour la classification, la division du travail physiologique étant portée à son maximum par le développement de tous les organes. Les mœurs apportent ici une nouvelle preuve de distinction : les Pytho adultes sont lucifuges et se cachent sous les écorces ; les Pyrochroa diurnes volent sur les feuilles et même les fleurs. La larve de P. coccinea paraît vivre trois ans; elle est allongée, déprimée, d'une couleur brune fauve, brillante, presque glabre, avec la tète orbiculaire, munie de Ibrtes mandibules et de petites antennes quadriarticulés. Le dernier segment est profondément divisé et forme deux fortes pointes. C'est surtout dans le détritus subcorlical des Chênes et des Peupliers qu'on trouvelesnymphesoblongucs, d'un blanc jaunâtre, avec des épines en rangées régulières et le dernier segment di\isé en deux pièces coniques à pointe cornée. Le P. coccinea adulte a 12 à 15 millimètres; il est en dessus d'un beau ronge de sang, avec la tète et l'écusson noirs, et assez commun dans les montagnes. Dans presque toute la France est une autre espèce plus petite, de 10 à 12 millimètres, toute rouge en dessus, y compris la tète, mais d'un rouge moins vif, le P. rubcns, Fabr.

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