‹ Traité élémentaire d'entomologieChapitre 27 sur 34 · INSECTES NUISIBLES ET INSECTES UTILES · texte numérisé non relu

INSECTES NUISIBLES ET INSECTES UTILES

mena

Le point de vue le plus utile sous lequel l’on puisse considérer les insectes est, sans contredit, celui qui consiste à étudier les ravages qu’ils causent à l’agriculture et aux arts, et à chercher les remèdes que l’on peut apporter à ces désastres, ainsi qu’à

chercher à multiplier les espèces dont notre industrie tire de précieux produits.

Nous allons commencer cette revue par les espèces nuisibles, et nous sommes obligé d’en citer une dont le nom seul est un objet de dégoût universel : nous voulons parler du Pou, qui, suivant Leuwenhoek , peut produire en deux mois cinq mille de ses semblables, et dont la tros graude abondance produit une maladie quelquefois mortelle, que l’on nomme phihiriasis. I paraît que ce mal dégoûtant était assez commun dans l'antiquité, car , si nous en croyons les historiens, il fut cause de la mort d’Antiochus Epiphanes, de Sylla, des deux Hérode et de l’empereur Maximilien, et, dans des temps plus rapprochés de nous, de Philippe le Second. L'on a indiqué beaucoup de remèdes pour se garantir de ces animaux; mais une grande propreté est le seu] auquel l’on peut avoir confiance. Cependant l’on emploie souvent avec succès pour les détruire deux procédés différents; l'un consiste à se frotter de substances huileuses, qui les étouffent en les empéchant de respirer, et

D'ÉNTOMOLOGIE. ! 20g

l'autre à se servir de pieds d’alouette ou de tabac ré-* uits/en poudre, et produisant sur eux l'effet d’un

boison violent. Les préparations mercurielles ont aussi et à un plus haut degré la même propriété. Nous ne pouvons passer entièrement sous silence

les désastrés causés par quelques animaux qui, pla-

tés aujourd’hui dans la classe des Arachnides, étaient

des insectes pour les anciens auteurs. Les Acarus -

tmblent jouer un rôle important parii les fléaux qui.

àccablent l'espèce humaine. La gale n'est, comme on le sait}, que le produit d’une espèce de ce genre; étquelques observations de Rolander (Amaæn. acad.s. V£ 94-98) tendraient à prouver que la dyssenterie serait occasionée par une autre espèce du même ÿenre. Linné ne semble pas éloigné de croire que la

Peste la une cause semblable (éd: pi 101); et dans ces. derniers temps le fléau dont nous avons été Afigés; le terrible choléra, a aussi été attribué par quelques médecins allemands à la propagation d’ani-

Maux semblables. Du reste, la connaissance des

Maladies de la peau produites par de petites espèces

d’arachnides est fort ancienne, et, Sl l'on en croit : Moulfet, cette découverte remonterait à nn médecin -

Maure de Séville, nommé Abinzoar. Une espèce. dela même classe, lArgus de la Perse, qui a été

Particulièrement étudiée par M. Fischer, passe dans. te paye pour occasioner des! accidents très-graves ,

la gangrène envähisbant aussitôt la plaie ,et la mort

étant alors, dit-on, inévitable:

Les auteurs ‘de l'antiquité parlent de maladies :

terribles qui semblent avoir été produites par des:

pe

arves/d’insectes appartenant probablement au genre! street l'existence de ces animaux dans l’homme: ayant, béauconp “océupé les naturalistes dans: }66$ ” dernières années ’hous allons entrer dans quelques.

détails à cet égard. Nous emprunterons une grande.

520. TRATEÉ. ÉLÉMENFAIRE partie de. ceique nous: dironsà,ce sujet.au:hean-rap= ort de M. Isidore. Geoffroy, Saint. Hilaire. à l’Acaét Sciences, inséré. dans les Annales de: la Société Entomologique.de. France (x. I, ps 5a 8). -Linné mentionne. dans ses lettres, ».Pallas: des larves d'OEstres.trouvées, dans l'homme: et-Gmelins dans la: treizième.édition, du Systeme Mature, forma sur ces: insectes une espèce-distincte, qu'il nomma OEstrus hominis. et, dont Rudolphe; fit, son: OFitrus humanus, Depuis-lers.Je même. fait a été-attnsté par beaucoup, de naturalistes et.de voyageurs, La-Condamine,, Barrère; le père: Simon.et M. de Humbolgt:

en parlent: et, suivant, Arthur, médecin du, roi à‘

Cayenne, on-obsenve-quelquefois dans-cotte: colonie: sur des, personnes. peu, vêtues. au: malprapres ,. des: tumeurs, considérables. que l'on gnérit:par d’appliens tion: de; feuilles.de tabac. Wohlfort. assure:avoir/faitr sortir des. fosses: nasales, d’an: vieillard, -tourmenté depuis, plnsieurs, jours; de, violents. maux-de-tête»,

dix-huitivers, qui, renfermés dans upivasé-garni- des

terre, semétamerphosèrent:en.chrysalideset ensuite: en mouches. Haïham mentionne des larvos:tiréos des sinus:-frontaux :d'üne femme :. M. Say; célèbre ento::

giste-américain, a: fait: connaître», il ÿ a-pew d'années, june: larveique le-dacteur Brick-s'était re.

tirée lui-même d'une; tumeur qu'il avait lajambesse

M. Hawship.a communiqué, à. la, Société: royale: de Londres: des casiobservés.dans l'Amérique: dt: Snd:;: enfin MM. Roulin, Gnérin;et. Vallot. ont. adressé: à l’Académie royale. des Soiences.des: mémoires sur.le même St Le: premier de, ces maturalistes rapporte: GUAM :

quita uni homme: quiavait: au |scrotum utiertumeus cônique.. donb.le, diamètre était de près: dei denx

pouces:;. et-dont-la; hauteur: était: de sept huit, Lei

sommets irès-rouge:, présontaitiau, milieurune: petites

ntsonséjauren Colombie ; il vit:à Maras. !

ouverture dont la-largeur n’était que d’environune ligne..M. Roulin, ayant-agrandi cette ouverture avee: la pointe d’une Jancette:.en.fit sortir une larve‘blan: chôtre:. pyriforme,, ayant: au moins. dix lignes de: long..et cinqà.six: de diamètre dns la partie la plus: grosse , où. elle offrait: plusieurs rangtes-de petites: épines noirôtres:, Suivant.M. Guérin, M; le docteur Guyona vu, à la Martinique, un nègre affecté de: lac variole;. et. dont. le:corps et. surtout les: jambes étaient couverts de larves: blanchâtres, M: -Roulin:. parle: anssi d’un fait remarquable présenté: par um: mendiant murt.en:1829:dans: le Lincolnshire : cet homme , s'étant. couché au pied.d'un arbré paruncsi grande chaleur, plaga’sa-viande et'son pain ‘contre. ! sæpeau,: «La viande; dit M. Roulin; fut couverte de : vers:.de mouches, qui. bientôt: passèrent: àlaochair! vive ,et.quand cet honame fut.trouvé, ile était déjà tellément.dévoré, queisaimort paraissait inévitables : On le transporta: à Asterney, et: loncfit:venir um. chirurgiens qui déclara-qu’il ne survivrait.pas long: tempsaupansement. Îl'mourut.en effet peu d’heures. après Quand.il fut présenté au. chirargiem, sont ass: peet:étaithorrible.:de-grosvers blancsse-voyaient: sur la: peau-ei dans, la chaïr-qu'ils avaient: profondé- : ment dévorée:-» Enfin, M; Métaxa-parle:(Mems 20010. gico-mediche:), de-deux-Jarves: qui ont: vécu das, Pos reille d’un enfant; elles occasionèrent bientôt:de: grands-ravages dans cette partie, et.onne les fit cesser que par extraction. L’onidoit aussi à M. JL Hawship: desidétails sur:des tumeurs, causées par des:larves:, d'OBstres sur. des sujets humains; et M. Van Rens. selaer nous denne(.#mer.Jour, of Sciences, t XI, n°-2, pu: 219) deourieux. détails.sur.des.larves d'in. sectess-rendues-: avec | l'urine... L'on. voit denc; que... malgré: Popinion dequelques; naturalistes ,..la. prés .

sence accidentelle de larves des Dipières. chez.

l’homme est prouvée par un trop grand nombre de faits, pour qu’il soit possible d'en douter; mais il est moins cerlain que ces larves doivent être rapportées au genre OEstre, ainsi qu’on le croit généralement. Notre grand entomologiste Latreille pense mème que ces larves sont celles de la Mouche carnivore de Linné, et que les larves d'OŒŒEstres n’attaquent que les animaux herbivores; l’on a cependant observé des larves parfaitement semblables à celles de ces insectes sur des jaguars, sorte de tigres américains. Suivant beaucoup d'auteurs, la larve du T'enebrion meunier s’introduit aussi quelquefois dans le corps de l'homme, et a même causé la mort. L'on sait que le Perce-oreille (Forficule) passe aussi rulgairement pour avoir l’habitude de s’introduire dans l'oreille des personnes endormies ; mais l’écude de l'anatomie de cette partie ne permet guère de donner foi à cette opinion, quelque répandue qu’elle soit, Au rapport du célèbre voyageur espagnel d’Azara, il y a dans la partie centrale de l’Amérique méridionale une grande Tinéite de couleur brune qui dépose ses œufs sur le corps des personnes endormies, et les y fait adhérer au moyen d’une sécré-: tion particulière; les larves s’introduisent ensuite sous la peau et y cccasionent des tumeurs d’où l'on peut, par la pression, faire sortir cinq ou six de ces animaux. | . Nous ne devons pas passer ici sous silence la puce, dont tout le monde connaît les attaques, et qui se multiplie à un tel point dans certains endroits, que des peuples entiers ont quelquefois été obligés d'émigrer pour échapper à ce singulier fléau. L'on sait aussi combien la Puce pénétrante importune les habitants de l'Amérique du Sud et des Antilles, où elle est connue sous les noms de Wigra, de Chique, etc. ,

. Une grande propreté peut seule encore nous garanür d’an autre insecte aussi incommode que dégoû- : lant, la Punaise. Beaucoup d’autres Hémiptères occatonent également par leur piqûre une douleur plus du moins forte; tels sont les Vépes, les Vaucores, les Réduves , les Tabanes et les Chrysops, qui attaquent souvent l'homme et sucent le sang à l’aide. d'un bec en forme de syphon ; les Hippobosques sont ans le même cas, et tout le monde connaît le Culex, que l'on nomme valgairement Cousin, et qui, bar sonimportunité et la vive cuisson qu'il fait éprou- Ver, fait souvent fuir des lieux boisés où l’on cherchait à s’abriter de l’ardeur du soleil. Mais ces in- Sectes de nos pays, quelque incommodes qu'ils soient, : ue peuvent être comparés à leurs congénères des Pays chauds, et tous les voyageurs dans l'Amérique Équinoxiale ne parlent qu'avec une sorte de terreur es Mousquites, féaux de ces belles contrées.

Chacun connaît par expérience la vive douleur que fait ressentir la piqûre de beaucoup d'insectes yménoptères , et particulièrement les Guëpes et les : l'ourmis. Une espèce de ce dernier genre, propre la Guyane, occasione, au rapport du voyageur Stedman (Voyage à la Guyane, t. Il, p. 94); une Sensation semblable à celle que l’on ressent en tou-. Chant-un charbon ardent. ot en Il nous reste à parler des dégâts que font éprouver . notre organisation certains insectes , lorsqu'ils Sont pris intérieurement. | Les anciens parlent souvent d’un insecte qu'ils tomment Buprestis ou Fulprestis, el qui, suivant eux, causait la mort.des bestiaux, lorsqu’en pais- : sant ils l'avaient avalé: l'animal enflait aussitôt ; ef Sa mort suivait promptement ce symptôme fatal. et insecte parait être le Mylabre, que l'on trouvé Communément en Grèce et en Italie; mais, SuIVant

2e | TRAITÉ: ÉLÉMENTAIRE

leur: habitude, les. écrivains. de: ces. pays semblent avoir singulièrement,exagéré. les.effets nuisibles de: ees:insectes. Nous avons déjà. vu.,.en parlant des sé: crétions,,qu'une.espèce. de. Prione.du Mexique rend: par l'anus, une liqueur répandant. une forte. odeur: dewinaigre : les habitants du pays prétendent. qu’une:

famille entière, qui avait bu de l’eau contenue dans une: jatie. dans. laquelle. un, de ces. insectes. s'était

noyé, .a:élé, empoisonnée,. et que tous les.membres: en: sont morts dans. des. souffrances inouïes. (Rev. Ent. ,.ü Ep: 240). Nous-pensons qu'on.ne lira pas: sans intérêt le, passage suivant, que nous extrayons’ du:1V® volume des, Annales, des Sciences.naturellés.,. sur: dès: empoisonnements causés. par, des, insectes Hyménoptères...

«Aristote: Pline. et, Dioscoride. ant. assuré. qu'en: un: certain: terips .de l’année,, le. miel,des, contrées voisines. du: Gaucase, rendait, insensés. ceux. qui. ent mangeaient, et Xénophon.racontie qu'aux approches de-Trébizonde. des. soldats,de, l’armée des. dix: milles

furent,très-incommedéspour avoir goûté à. durmiell

qu’ilstrouvèrent dans. la.campagne., Ces récits: ont” été:confirmés par (plusieurs modernes, par-leP: Damibert; par: Tournelort ,,surtout, par Guldénstædt:,. let compagnon dePallas ,.et.ces-voyageurs ont reconnu que c’étaient les fleurs de l’azalea Pontica,; ét: peut être: aussi, celles, des rhododendrum ponticum, . qui communiquaient, au. miel. de la, Mingrélie. des: pro-: priétés délétères. dc ges | Ge resb.pas seulement, dans.l’Asie Minoure que l'énsatrouvé-dumiel d’une qualité dangercuse. Sue’ ringe: raconte l'histoire. dé déux,pâtres suisses qui: furentwictimes; d'un affreux empoisounement causé’ par-du miel. que:le Bouwrdon.communiavait.sucé:sur les iaconttumi napellus:et. lycoctonun. Gelui que: les Abeilles de: la Pensylyanie,, de-la Caroline-du Sudg°

D'ENTOMOLOGIES. 2 ni.

dela: Géorgie, et des deux Florides; recueillent sur leschalmiæ angustifolia, latifoliæ, et hirsute, et'sur l'Andromedarmarina, causesouvent, selon Benjamin: Smith, Berton, des maux: d'estomac, des vertiges ete-dur délire. Enfin. Azzara rapporte que le miel de deux espèces: d'abeilles communes au Paraguay: oeeasione l'ivresse: la plus complète; des convulsions et de violentes douleurs.

«Malgré tantd’autorités réunies, de:nos jours plusièurs écrivains ont traité de fabuleux les réerts de lhistorien:dés dix mille; mais:siices récits avaient: besoin d'une confirmation nouvelle. on latrouverait dans:un événoment-qui est: arrivé x M. Augnste-de: Saint-Hilaire pendant le-courstde ses voyages.

rAprèsiavoir suivi Jong-temps: lès bords-du Rio de la: Plata et: ceux: de l'Urugay, iliétait arrivé dans-unr vaste désert, uniquement: peuplé par’ des‘jaguars et d’immenses-troupeaux:de jumentssauvages; dé cerfs, et d'autruchies: @bligé: dé rester quelques: jours’ sur lesi bords du: Rio de Santa: Ann, en attendant un:

uide: qui: devait: lui-être envoyé dé fort loini, ik protait de-ce: séjour pour aller:faire de longues herbo risations dans la campagne.

» Dans l'une de’ces excursions, ilvitun-guépiér qui, était: suspendu , x environ un pied dé terre, à: l’une des: branches: d'uni petit arbrisseau , et ‘qui avait ! une forme: à peuprès-ovale’, dé la grosseur de là tête; unecouleur grise:et une consistance Cartonnée, comme les: guépiers: d'Europe. Deux Hommes qui l’accompagnaient , un: soldat et un: chasseur , de truisirent lb guépiem, et'en: Üirèrent le:miel} M° de Saint: Hilaire:mangeaienviron déux:cuillérées dè-ce miel: le: soldat et'le: chasseur’ en: goûtérent’ égale ment; et:tous: s'acéordèrent:x16:trouver-d'hne don- Ceur agréable, etabsoliment-exempt-de'cette saveur Pharmaceutique qu'x shsouvent'celtri dés abeillés,

» M. de Saint-Hilaire éprouva bientôt une douleur d'estomac plus incommode que vive; il se coucha dans sa charrette et s’endormit. À son réveil, il se * trouva d’une telle faiblesse ; qu'il Jui fut impossible de faire plus de cinquante pas ; il retourna dans sa : charrette; et sentit son visage bäigné de larmes , ! auxquelles succéda un rire convulsit qui se prolongea quelques instants. Er rap 4e

» Sur ces enirefaites arriva son chasseur , qui lui dit, d’un air égaré que depuis une deimi-heure.il errait dans la campagné sans savoir où il allait, Cet © homme s’assit dans la charretie à côté de son maître, : et ce fut alors que commenca pour celui-ci l’agonie ! la plus cruelle. Il ne ressentit point de grandes douleurs , mais il était tombé. dans le dernier affaiblissement , et éprouvait toutes les angoisses de la mort; un nuage épais obscurcit ses yeux, et ilne lui fut plus possible de distinguer que les traits de ses gens et l’azur du ciel. Il demanda de l’eau tiède, et, s'étant aperçu que toutes les fois qu’ilén avalaït, le nuage qui lui couvrait les yeux s’élevait pour quelques’ instants, .il se mit à en boire presque sans interruption. b'é

» Cependant le chasseur se leva tout-à-coup; ‘déchirases vêtements, les jeta loin de lui, prit un fusil, le fit partir; et se mit à courir dans la campagne, ! en criant que tout était en feu autour de lui. :

» Lesoldat, qui avait pris sa part du miél vénéneux, :

avait commencé par être fort malade; mais comme

il avait vomi très-promptément , il avait bientôt re pris ses forces. Il s’en fallait cependant qu’il fût entiè- + rement rétabli : aprèstavoir donné pendant quelque temps des soins à M. de Saint-Hilaire, ilmonta tout- : à-coup à cheval, se mit à galopper dans la campagne; mais bientôt il tomba ; et quelques heurés après ‘on > le trouva profondément endormi dans endroit !

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même où il s'était laissé tomber. Cependant Peau

chaude, dont M. de Saint-Hilaire avait bu une quantié prodigiouse, finit par produire l'effet qu'il en avait € é, et il vomit, avec beaucoup de li-

ide , une partie des aliments et du miel qu'il avait pris le matin, Alors il commença à se sentir soulagé , il put distinguer sa charrette, les pâtuarbres voisins; il indiqua à ses gens où ils tr t L vomitif; il le prit en trois portions, près avoir rendu la troisième il se trouva dans son état naturel, Er

»Â peu près dans le même moment la raison re-

vint tout-à-coup au chasseur, et il prit de nouveaux

vélements. 4 »Le lendemain M. de Saint-Hilaire était encore un peu faible; le soldat se plaignit d’être sourd d’uw. oreille ; le chasseur assura qu’il n’avait point encore recouvré ses forcés, et que out son corps lui parais sait enduit d’üne matière gluante. »

» M. de Saint-Hilaire, s’élant remis en route, dit x ses gens qu’il serait bien aise d’avoir quelques guêpes de l'espèce qui produit le miel dont il avait failli être la victime. Bientôt il aperçat un guépier abso— lument semblable à celui de la veille, et ce guépicr fut reconnu par lui et par toutes les personnes de sa suite pour appartenir également à la guëêpe appelée dans le pays Lechequana. Malgré ce qui était arriié le jour précédent, quelques Indiens qui accompagnaient M. de Saint-Hilaire eurent l’imprudeñce de Manger le miel de ce dernier guépier, mais ils fu: rent assez heureux pour n’en point être incom- Modés. | MS ; RER

» Aussitôt que M. de Saint-Hilaire fat sorti du dé- Sert où il était alors, et qu’il entra dans la première des missions , il mterrogea beaucoup de gens sur le Miel des Lechequana. Tous, Portugais, Guaranis,

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