‹ Traité élémentaire d'hygiène et de médecine légale, précédé d'une introduction historique et suivi d'une biographie, d'une bibliographie, etcChapitre 13 sur 53 · INFLUENCE DES CLIMATS · texte numérisé non relu

INFLUENCE DES CLIMATS

Rome et la Grèce ont été successivement libres et esclaves; et n’est-ce pas en Asie que le christianisme a pris naissance, qu’il a trouvé les apôtres les plus zélés et le dévoûment le plus absolu? Disons-le donc, les climats ne sont point l’origine des institutions sociales ; ce n’est que secondairement qu’ils influent sur elles, et leur action se borne à modifier l’organisme contre lequel 'intelligence peut toujours réagir.

SECTION II

De V assainissement des villes.

L’agglomération d’un nombre variable l’individus sur un point donné, liés entre eux tardecommuns intérêts, constitue les villes, .es rapports journaliers qu’ont entre eux les abitans d’une même ville, le voisinage de ;urs habitations et les conséquences qui en érivent, doivent ici nous occuper. En effet, les circonstances que nous avons énumérées résulte quel’ air des villes n’est point aussi alubre que celui des campagnes, que le approcliement est la cause d’une foule de aaladies qu’il importe d’autant plus de pré- HYGIÈNE FUEL. ET MED. LÉG. 5

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venir que la médecine n’a pas toujours assez de puissance pour en triompher. Or, la police des 'villes doit s’exercer sur tout ce qui peut intéresser la salubrité publique, et cette dernière peut être influencée : i° par la disposition des habitations; a0 par celle des égouts; 3° par la présence de certaines manufactures ; 4° par la présence de corps en putréfaction.

§ I. — Police des habitations.

Il serait important que l’emplacement desvilles fût déterminé par des considérations - : de salubrité; mais la chose est impossible. Quelquefois c’est le hasard, souvent desintéi’êts commerciaux et politiques qui don- nent naissance aux villes. Néanmoins, il se-rait à désirer qu’elles fussent bâties, autant que possible, sur des lieux élevés; l’air y serait plus vif et plus sec. L’accès facile des s vents y renouvellerait l’atmosphère, et les • effluves marécageux se dissiperaient avec promptitude. C’est encore d’après les mêmes principes, c’est-à-dire dans l’intention d’entretenir la salubrité de l’air , qu’il convient d’établir certaines dispositions entre les h.a*

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