DE EA GROSSESSE
sesses, qui reconnaissent pour cause l’existence d’un môle, d’hydatides, de l’air, du sang ou de mucosités dans l’intérieur de l’utérus; l’hydropisie, le polype ouïe squirrhe de cet organe, plusieurs maladies de l’ovaire et des organes abdominaux. Ces maladies peuvent en imposer avec d’autant plus de facilité, qu’elles sont presque toujours accompagnées de la cessation du flux menstruel et de l’augmentation de volume du ventre. Du reste , c’est à la pathologie qu’il appartient de faire connaître leurs signes distinctifs. On s’est demandé si dans le cas d’existence de môle ou de faux germes on pouvait établir que la fausse grossesse était le résultat constant des approches de l’homme. Ici les opinions se partagent. Si cependant on pèse avec attention les preuves alléguées par ceux qui disputent, on voit qu’il est impossible de rien affirmer, et qu’il y aurait une profonde immoralité à aller jeter le trouble dans une famille par une réponse affirmative , que l’ignorance seule pourrait se croire autorisée à faire.
4° Dans nos climats tempérés , avant i5 ans les jeunes fillesne sont pas généralement
aptes à concevoir, et passé l’âge de 45 ans, elles cessent d’être fécondes ; voilà la loi ; mais de quelles exceptions n’est-elle pas susceptible ? Les recueils d’observations abondent en faits qui prouvent qu’une femme peut concevoir sans avoir jamais été réglée; que beaucoup de femmes sont aptes à concevoir avant l’âge de i5 ans, et qu’il en est qui ont été fécondes au-delà de 60 ans. Il conviendra donc de soumettre à l’examen le plus sévère toute femme condamnée à la peine capitale , qu’elle se déclare enceinte ou non.
5° L’état de grossesse peut-il amener chez la femme des désirs et des penchans irrésistibles? La question posée ainsi d’une manière très-générale doit nécessairement être résolue d’unemanière affirmative, et les faits se pressent en foule pour légitimer cette conclusion. Mais appliquée à tel ou tel fait particulier, il n’est pas aussi facile de répondre; car l’irrésistibilité des pencbans n’est jamais dans l’espèce humaine que le produit d’un dérangement intellectuel, et ces dérangemens , produits de l’état de gestation , cessent la plupart du temps avec la