PROSTITUTION
de police qui les gouvernent n’atteignent point le but proposé. Il ne suffit pas, en effet , de les soumettre à une visite hebdomadaire ou mensuelle, qui n’est et ne peut être qu’une vaine cérémonie. Les dangers auxquels elles sont exposées sont de tous les instans. Telle femme , en effet, quiétait saine au moment où elle a été soumise à l’examen de l’homme de l’art, ne l’est plus l’instant d’après. Mais d’un autre côté, quels moyens employer, quelle surveillance exercer sur de pareilles femmes ? Il n’est point de mesure qui puisse garantir la société dans tous les cas ; seulement, la visite devrait être quotidienne , et les prostituées devraient être soumises à certaines précautions que l’autorité doit connaître, et qu’il serait de son devoir de faire mettre en usage. Il ne convient pas que nous les indiquions ici.
De plus, il serait d’une sage administra- ; tion de prendre quelques précautions contre la trop grande facilité que rencontre la jeur nesse. Certes, on ne se plaindrait pas, si, par ? des mesures sagement combinées, il devei liait presqu’impossible aux jeunes gens qui i n’ont point d’expérience , de pénétrer dans
de pareils repaires. La santé publique y gagnerait beaucoup; car que de jeunes gens n’ont dû la perte de leur santé qu’à la facilité avec laquelle ils ont pu satisfaire leura passions ! Nous ne devons pas entrer dans plus de détails. Tout ce que nous ajouterions reviendrait à dire : i° qu’il convient d’exercer sur les prostituées une surveillance telle qu’elles ne puissent porter aucun dommage à la société , et tous les moyens sont bons ; a0 qu’il est indispensable de rendre de plus en plus difficile leur accès. Nous ajouterons que le meilleur moyen de diminuer la propa-> gation de ce vice, est de rendre la condition des femmes de plus en plus douce; car combien en est-il qui n’ont été conduites là que par la misère et la paresse !
SECTION VI
De l’aliénation.
Dans plusieurs des Traités de la collection , on s’est occupé de l’aliénation. C’est ainsi que, dans la Pathologie , on l’a considérée sous le double rapport de ses symptômes et des moyens curatifs quelle réclame ; que dans la Physiologie, on a étudié ses eau-