CI1AP. VII. — DES EAUX
teur aux pôles; il en résulte que dans les régions polaires, où les rayons solaires sont obliques, et où règne une longue nuit de six mois, il existe une température inférieure à celle de la congélation de l’eau, et qu’il y règne un froid intense, qui s’étend à une certaine distance autour des pôles. — Dans l’hémisphère nord, la limite des glaces permet d’avancer vers le 79e ou 80e degré de latitude. 11 n’en est pas de meme dans l’hémisphère sud, et on a estimé approximativement que l’étendue des glaces australes était à peu près de six fois plus considérable que celle des glaces du Nord. On ne peut, toutefois, donner ici un rapport parfaitement exact.
Composition de Veau, de mer. — L’eau de mer, qui est colorée de diverses manières lorsqu’elle est en masse considérable, a une saveur salée, âcre et saumâtre, due à des sels de différentes natures qu’elle tient en dissolution, et à la présence des matières organiques.
A sa surface, l’eau de mer contient, sur 4 litres 45 cent, en moyenne, à peu près 92 centilitres cubes de gaz à la pression de 76 degrés. Ce gaz est, en moyenne, un mélange de 14 centil. cubes d’acide carbonique, 26 d’oxygène et 62 d’azote, plus un peu d’hydrogène sulfuré.
Les sels sont : le chlorure de sodium, le chlorure de magnésium, qui rend l’eau amère, des sulfates de soude et de magnésie , et une petite quantité de carbonate de chaux et de magnésie. Parmi des analyses nombreuses que l’on possède, nous choisirons la suivante, due à Marcet, et faite sur de l’eau de mer recueillie au milieu de l’océan Atlantique du Nord.