C11A1». XII. — DES BAINS
pore et laisse sur cette membrane un résidu solide, formé par les sels et par une matière animale. Ce sont ces produits que le linge de corps absorbe en partie, mais dont il reste toujours une petite quantité, que les ablutions et les bains sont destinés à enlever. Dans beaucoup de maladies, ce résidu contient des matières morbifiques qu’il est également important de faire disparaître, ce que l’on ne peut encore effectuer qu’à l’aide des mêmes moyens.
La seconde fonction de la peau est la sensibilité tactile qui lui est départie, et qu’il est important de conserver dans son intégrité, en la préservant des souillures que le produit de l’exhalation cutanée laisse à sa surface, ainsi que des corps étrangers de toute nature qui peuvent s’y être attachés. C’est encore une fonction que remplissent les bains.
Nous pouvons maintenant examiner les effets des bains sur l’organisme, et, pour mettre un peu d’ordre dans cet exposé, nous diviserons l’étude de ces effets en plusieurs catégories, que voici :
I. Suppression des effets physiologiques de l’air atmosphérique sur la peau ;
II. Contact d’un nouvel agent avec la peau, et modifications qui peuvent en résulter dans les fonctions d’exhalation et d’absorption de cette membrane ;