CHAP. XIX. — DES BOISSONS
môme opération lorsqu’on emploie pour boisson des eaux qui ont été obtenues par l’ébullition ou par la distillation.
Les eaux distillées, suffisamment aérées, mais privées de sels, sont souvent lourdes et pesantes pour l’estomac, et difficiles à digérer. L’addition d’une très-petite quantité de chlorure de sodium fait disparaître ces inconvénients.
La présence d’une quantité trop considérable de sels calcaires, un peu plus de 1/1000, comme nous l’avons dit, rend souvent l’eau indigeste et lui donne quelquefois des propriétés laxatives. Pour y remédier, il suffit de la soumettre à l’ébullition et de l’aérer ensuite. Une partie des sels, dissous à l’aide d’un excès d’acide carbonique qui se dégage à la température de 100°, se dépose sur les parois des vases pendant le refroidissement.
L’eau chargée d’acide carbonique, qu’on y introduit à l’aide d’une pression considérable et dont on fait maintenant un grand usage, produit souvent des résultats avantageux ; elle tonifie légèrement la muqueuse gastrique et stimule doucement l’estomac.
On peut résumer ainsi, d’une manière générale, les règles hygiéniques relatives à l’eau. L’homme doit boire, dans l’espace de vingt-quatre heures, une quantité d’eau modérée (un litre à peu près au moins), à une température de 10 à 15 degrés, suffisamment aérée, et contenant une proportion de sels dans les rapports qui sont indiqués dans le tableau précédent.