‹ Traité élémentaire d'hygiène privée et publiqueChapitre 248 sur 353 · C U A P . XXII. — EXERCICES PROPREMENT DITS · texte numérisé non relu

C U A P . XXII. — EXERCICES PROPREMENT DITS

mettre à l’homme de se soutenir à la surface de l’eau. L’art du nageur consiste à exécuter des mouvements de telle nature, qu’ils rendent la pesanteur spécifique du corps à peu près égale à celle du poids du volume d’eau qu’il déplace. La nature et l’énergie des mouvements qu’il faut accomplir dépendent de la densité du liquide dans lequel la natation s’opère, de sa température, de la nature des sels qu’il tient en dissolution, enfin de l’état de repos ou d’agitation de l’eau. Cuvier a comparé la natation à une suite de sauts semblables à ceux qui constituent le vol de l’oiseau, et qui s’exécutent au milieu d’un fluide résistant, au lieu d’ètre faits dans l’air.

La natation exige le concours d’un grand nombre de muscles. Ainsi les extenseurs, les fléchisseurs, les abducteurs et les adducteurs, ceux du thorax, de la région cervicale, entrent en jeu et concourent tous au même but. De plus, la traction que les bras exercent sur la cavité thoracique tend à agrandir cette cavité, et, en même temps, s’accomplissent tous les phénomènes de l’effort; il en résulte que les muscles peuvent prendre sur le thorax un point d’appui plus solide et plus résistant pour exécuter tous les mouvements que la natation exige.

Le résultat de tout ceci est un travail énergique d’un grand nombre de muscles : le développement et l’ampliation active de la cavité thoracique, et, en somme, un excellent exercice pour développer tous ces muscles, leur donner du ton et de l’énergie, et qu’il est bon de faire apprendre à tous les jeunes garçons et à toutes les jeunes filles. Chez les sujets prédisposés aux maladies organiques du cœur ou des poumons, la natation peut exercer une influence semblable à celle de la course; aussi doit-on alors s’y livrer avec une grande modération.

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