‹ Traité élémentaire d'hygiène privée et publiqueChapitre 323 sur 353 · CHAPITRE XI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XI

Des professions dans lesquelles on travaille les matières animales.

Les professions dans lesquelles les hommes sont en rapport presque continuel avec les substances animales sont assez nombreuses. Ce sont, en particulier, les suivantes : les bouchers, les savonniers, les chandeliers, les tanneurs, les corroyeurs, les matelots employés à la pêche de la baleine, les fossoyeurs, les vidangeurs, etc.

Le docteur Warren est un des premiers qui aient rassemblé les faits les plus nombreux, destinés à démontrer que ces professions diverses sont sans résultat fâcheux pour ceux qui les exercent.

Ainsi, les bouchers jouissent, en général, d’une santé meilleure que les individus des autres professions : ils sont plus frais et plus robustes. Dans les épidémies de fièvre jaune de Boston (1798) et de Philadelphie (1795), les bouchers, bien que placés au centre des quartiers infectés, n’eurent qu’un seul cas dans la première de ces villes, et trois dans la seconde. Ces deux cités, ainsi qu’on le sait, furent presque dépeuplées par ces épidémies. Warren cite d’autres exemples analogues.

Malgré l’état de putréfaction très-avancé dans lequel se trouve la graisse dont se servent les chandeliers et les savonniers, ces ouvriers jouissent d’une santé parfaite et ne sont sujets ni aux fièvres, ni aux affections épidémiques (Bancroft).

Les tanneur s , corroyeurs , chamoiseurs , ne sont ni plus fréquemment ni plus gravement malades que les autres hommes. On doit en excepter, toutefois, les maladies charbonneuses qu’ils peuvent très-bien s’inoculer, si les peaux qu’ils travaillent ont appartenu à des animaux atteints de ces maladies. La putréfac-

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