‹ Traité élémentaire d'hygiène privée et publiqueChapitre 334 sur 353 · C II A P . XIII. — DE QUELQUES PROFESSIONS · texte numérisé non relu

C II A P . XIII. — DE QUELQUES PROFESSIONS

de l’cmmagasinement et du maniement des substances explosives, ibid., 2® sér., t. XXXII, p. 104, 1869. — Roussel (Th.), Nouveau Manuel complet pour la fabrication des allumettes chimiques, des poudres et amorces fulminantes. Paris, 1847, in-8°. — Gaultier de Claubry, Des améliorations apportées dans la fabrication des amorces fulminantes, in Ann. d’hyg., sér., t. XL, p. 333, 1848.

— Chevallier, Note sur les accidents observés dans les fabriques d’artifices , in Journ. de chim., 1867. — Martins-Matzdorff, Ueber explodirende und erstick. Gase. Kreuznach, 1871. — Papillon (F.), Des nouv. matières explosibles, in Rev. des Deux Mondes, 1873. — Chevallier, Fabrication des amorces, in Ann. d'hyg ., 2® sér., t. XLIII, 1873.

IV. Fours à chaux. — Les fabriques de chaux entraînent certains inconvénients, que M. Chevallier définit ainsi :

i° Odeur désagréable et incommode de la fumée de charbon de lerre, odeur qui varie selon la nature des charbons employés ;

2° Production d’une certaine quantité d’acide sulfureux, résultant de la combustion des sulfures qui existent dans les houilles;

3° Dégagement d’une très-grande quantité de buée (vapeur d’eau), qui entraîne avec elle les produits de la décomposition des matières organiques, qui se trouvent en petites quantités dans le carbonate calcaire destiné à la fabrication de la chaux vive ;

4° Dégagement d’une grande quantité d’acide carbonique;

3° Enfin, continuité obligée du travail, qui aggrave toutes ces mauvaises conditions.

Voilà certes bien des inconvénients qui doivent être pris en grande considération lorsqu’on veut établir des fours à chaux dans le voisinage des habitations. Nous ne connaissons pas d’accidents propres aux ouvriers qui se livrent à ce travail.

ISiliIîogvu^liic. — Aubergier et Lecoq, Rapp. sur l’influence de la fumee des fours à chaux sur les vins produits par les vignes qui y sont exposées, in Ann. d’hyg., lre séi\, t. XXX, p. 328, 1843. — Chevallier, Note sur les fours à chaux, le combustible à employer pour la calcination de la pierre à chaux et à plâtre, in Ann. d'hyg., lrc sér., t. XXXI, p. 94, 1844. — Du même, Influence sur les produits des vignes, in J. de chim., 4* sér , t. VII, p. 107, 1861. — Du même. Sur les dangers , et b s inconvénients que présentent les fours à chaux, in ann. d’hyg., 2e sér t. XVIII, p. 345, 1862. — Ueber die Zulàssigkeit der Anlage von Kalkôfen, in Sanitàtspolizeilicher Bezieliung ; Gutachten, etc., in Casper’s Vtjschr., t. III, p. 327, 1853, ol t. V. p. 103, 1834.

— . Ferrand, Sur les fours à chaux, in Compt. rend, du cons. de salubr. du Rhône, 1 860. — Tardieu, art. Fours à chaux, in Dict. d’hyg., 2e éd. 1862. — Beaugrand, art. Chaux, in Dict. encycl. des sc. méd., lr® sér., t. XV, 1874.

V. Aiguilleurs. — Dans la fabrication des aiguilles, l’empointage est la seule opération qui passe pour dangereuse.

La pointe se fait à l’aide de meules de grès quartzeux, et,

HYGIÈNE APPLIQUÉE

de peur de la rouille, entièrement à sec. Les molécules de fer soulevées par le frottement s’enflamment et s’oxydent au contact de l’air, en même temps les ouvriers respirent une poussière de grès qui, d’après Johnslone et Villermé fils, est capable de développer la phthisie. On doit à l’Anglais Georges Prior un appareil ventilateur qui entoure la meule et chasse la poussière hors de l’atelier.

YI. Aiguiseurs. — On doit y comprendre les affûteurs, les couteliers, les oiseliers, les canifiers, les émouleurs, les armuriers et les quincailliers, qui tous ont un travail assez analogue, qui les expose aux mêmes inconvénients et aux mêmes dangers.

[Depuis plus d’un demi-siècle, c’est-à-dire depuis que les aiguiseurs, autrefois livrés à leurs travaux dans des campagnes salubres, le long des cours d’eau qu’ils utilisaient pour faire mouvoir leurs meules, depuis, dis je, que les aiguiseurs ont été renfermés dans des ateliers, où les machines à vapeur furent adoptées comme force motrice, on a vu se développer chez eux les désastreux effets de l’inspiration des poussières siliceuses. Le plus grand nombre succombe, au bout de quelques années, à des accidents analogues à ceux de la phthisie pulmonaire, et qui ont été surtout bien décrits par Holland, Favell, Desayvre et Jordan. Des tableaux publiés dans l’ouvrage de Holland montrent la gravité du travail à sec sur le travail par la voie humide. Ces mêmes accidents ont été, du reste, notés depuis longtemps chez les tailleurs de pierre, les caillouteurs, les piqueurs de meules, les porcelainiers, etc.

Des appareils ventilateurs très-puissants, analogues à ceux des empointeurs d’aiguille, mis en usage dans divers établissements et, en particulier, dans la grande fabrique d’armes de Chatellerault (Desayvre), ont amené les meilleurs résultals. En outre, pour plus de sûreté, on a pris le parti de renvoyer de l’atelier les ouvriers qui présentent quelques phénomènes d’affeclion grave du côté des voies respiratoires.]

Indépendamment de cela, les dangers auxquels les ouvriers sont exposés sont les suivants :

L’éclatement des meules, dont les débris, lancés à dislance, peuvent déterminer des blessures plus ou moins graves, et même la mort : aussi doit-on encapuchonner la meule, ou la serrer entre des disques de fonte de manière à empêcher les suites de cet accident.

Il en est de même des pailles de fer ou d’acier, de petits grains de sable ou d’émeri, qui peuvent pénétrer dans les yeux, et déterminer des accidents plus ou moins graves.

Lorsqu’on fait mouvoir la meule dans une auge remplie d’un

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