CU APURE II
DES AGES
tombent dans un affaissement extrême, et la mort les frappe en plus grand nombre que partout ailleurs.
Il y a quelques jours à peine, l’hôpital Sainte-Marguerite, de Paris, consacré aux adultes, a été transformé en hôpital d’enfants. 11 est placé dans d’excellentes conditions hygiéniques, et l’avenir nous apprendra si la mortalité y est moins considérable qu’à l’Hôpital d’enfants de la rue de Sèvres (1).
■Bibliographie. Salles d’asile. — Cochin, Manuel des salles d’asile. Paris, 1834, in-8®, 5e édit., 1857. — Cany, De l’influence des salles d'asile sur la santé, l’éducation, les moeurs et l’avenir des enfants. Toulouse, 1835, in-8°. — Des écoles et des salles d’asile en Italie en 1834, trad. de l’ital. sur les publicat. de l’abbé Ferrante Aporti et de l'abbé Raph. Lambruschini. Paris, 1835, in-8°. — Cerise, Le médecin des salles d’asile, ou Manuel, etc. Paris, 1836, in-8°, 2® édit., 1857. — Du même, art. Asile ( Salles d’), in Dict. Encycl. des sc. méd., t. VI, p. 564. 1867. — Chevrkau-Lemercier (Mad.), Essai sur l’inspection générale des salles d’asile. Paris, 1848, in-8®. — Jubé de la Perrblle, Guide des salles d’asile contenant des instructions sur leur construction, leur chauffage, etc., fig., pl. Paris, 1849, in-8. — Malarce (A. de), Histoire des salles d’asile et des asiles-ouvroirs. Paris, 1855, in-8®. — Pape-Carpentier (Mad.), Conseils sur la direction des salles d’asile. Paris, 1856, in-8. — Rendu (Eugène), Guide des salles d’asile (lois, décrets, conseils, etc.). Paris, 1860, in-8°. — Nouveau manuel des salles d’asile, etc., par une sœur directrice, etc. — L ’Ami de l’enfance. Journ. des salles d’asile. Paris, 1865-63, 9 vol.
Lycées, collèges, écoles. — Richard de Laudec, Établissement propre à l’éducation physique et morale des enfants depuis la fin de leur allaitement jusqu’à leur septième année. Paris, 1772, in-8°. — Balme (C. D.), Recherches diététiques du médecin, patriote sur la santé et les maladies observées dans les séminaires, dans les pensionnats, etc. Paris, 1791, in-12. — Weckherlin, Ueber die Einrichtung der Schu len in Rücksicht auf kôrperliche Gesundheit der Jugend. Stuttgard, 1792. — Friedlander, De l’éducation physique de l’homme. Paris, 1815, in-8°. — Simon 'de Metz), Traité d’hyg. appliquée à l’éducation de la jeunesse. Paris, 1827, in-8°. — Pavet de Coueteille, Hygiène des collèges et des maisons d’ éducation. Paris, 1827, in-8°. — - Biard, Hygiène des enfants dans les collèges. Th. de Paris, 1832, n° 169. — Münch (M. C.), Die Gèsundheitslchre, oder Anweis zur Fôrderung und Erhaltung der Gesundheit fur Kinder in Stadt-und Landschulen, 4® Aufl. Augsburg, 1834, in-12. — Lorinzer (C. J.), Zum Schutz der Gesundheit in den Schulen. Berlin, 1836, in-8® et ibid., 1861, in-8°. — Froriep (R.), Remerkungen uber den Einfluss
(1) Pour répondre au vœu formulé par l’auteur, nous avons compulsé les comptes moraux et administratifs publiés annuellement par la direction de l’Assistance publique. Laissant de côté les services de chirurgie, dans lesquels une foule de circonstances extrinsèques difficiles à prévoir font varier la mortalité, nous avons relevé. pour les services de médecine, les rapports des décès au chiffre total des sortis guéris ou morts, et pour l’hôpital des Eufants malades et pour l’hôpital Sainte-Eugénie. Enfin, tirant la moyenne de ces chiffres pour la période de 1854 à 1860 que nous avions sous les yeux, nous sommes arrivé au résultat suivant :
Enfants-Malades.
Sainte-Eugénie..
RAPPORT
des
décès masculins 1 sur 4,40
1 sur 5,23
RAPPORT
des
décès féminins.
rapport)
moyen
des deux sexes.
La différence assez notable en faveur de l’hôpital Sainte- Eugénie vient donc justifier les prévisions de A. Becquerel. E. Bgd.
der Schulen auf die Gesundheit. Berlin, 1836, in-8. — Héreau, Des écoles sous le rapport de l’éducation physique et de l’hygiène. Paris, 1840, in-8°. — Behren», Uber die aus dcm Schulbesuch und den schlecten Einrichtungenunserer Schulstuben entstehenden Kinderkrankheiten, etc., in Journ. f. Kinder/cr, 1845, et Schmidt’ s Jahrbb, XLVIII, 77, 1845. — Pointe, Hygiène des collèges , comprenant, etc. Paris, 1846, in-12. — Fischer, Zweites nothwendiges Wort über, die medicinische schulfrage. Nordhausen, 1847, in-8°. — Serres, Sur la durée des heures de travail dans les lycées, in Gaz. me'd., 184S, p. 370.— Lallemand [F.), Éducation publique. lre part., Éducation physique. Paris, 1848, in-12. 2® part., Éducation morale. Paris, 1852, in-12. — Muller (G. F.), Die deutschen Volksschulen und ihre Krankheiten, etc. Hall., 1850, in-8°. — Du même, Die Schulhüuser und ihre Bewohner , in Henlce’s Z tschr. , 1851, lift, et Canstatt’s Jahresb., 1852, VII, 9. — Sciireber (D. G.), Ein ærztlicher Dlick in das Schulwesen, etc. Leipzig, 1858, in-8, fig. pl. — Pafpsnheim (Ludw.', Schulwesen, in Handb. der Sanitàtspol., t. II, p. 425. Berlin, 1858-59, in-8. — Schraube (Otto), Die sanitatspoliz. Beaufsichtigung dèr Schulen, etc. Halle, 1859, in-8°, fig. — Bormann (F. Ad.). Besprechung der D r Schreber’schen Schrift : Ein ærztl. Blick, etc. Dœbeln, 1860, in-4°. — Schroeder, Hygieine der Schullokale, in Berlin. Med. Zeit., 1860, n° 7. — Lion, Die Hygieine der Schule, in Deutsche Klinik-Beil, 1863, p. 9. — Bourdet (E.), Principes d’éducation positive. Paris, 1863, in-18. — Paul (A.), Notions hygiéniques applicables aux établissements d’instruction de la jeunesse, in Bullet. de la Soc. de méd. de Gand, 1863, nov.-déc. — Guillaume (L.), Die Gesundheitspflege in den Schulen. Betrachtungen, etc. Aarau, 1805, in-8°. — Reclam (C.), Gesundheitslehre fur Schulen. Leipsig, 1865, in-8. — Du même, Muster-Schulzimmer, in Deutsche Vjhrschschr. f. ôffentl. Gesundheitspflege, II, p. 25, 1870. — Gaillard (R.), Hygiène des collèges. Paris, 1866-68, in-8°. — Cohx (Ilerm.), Untersuchungen der Augen von 10060 Schulkindern, nebst Vorschlagen zur verbesserung , etc. Leipsig, 1867, in-8°. — Du même, Die Kurzsichtegkeit unterden Schulkindern und, etc., in Deutsche Klin, 1867, p. 64. — Becker (T.), Luft und Bewegung zur Gesundheitspflege in den Schulen. Frankf. a. M., 1867, in-4°. — Yernois (M.), De l’état hygiénique des lycées de l’Empire en 1867. Bapp., etc., in Ann. d’hyg., 2e sér., t. XXX, p. 273, 1868. — Falk (Fr.), Die Sanitatspoliz. Ueber waehung hôherer und niederer Schulen und, etc. Leipsig, 1869, in -8°. — Virchow (R.), Ueber gewisse die Gesundheit benachtheiligende Einfluss der Schulen, in Archiv f. path. Anat., t. XLVI, p. 447, 1869. — Flinzer, Die Anforderung der ôffentlichen Gesundheitspflege on die Schulbànke. Chemnitz, 1869, in-8°. — Breiting (C.), Die Luft in Schulzimmern, in Deutsche vjschr f. ôffentl. Gesundh, t. II, p. 25, 1870.
Hôpitaux d’enfants : Jadelot, Topographie de l’hospice des Orphelins de Paris. Paris, 1807, in-8°. — Kohlschutter (Th.), Mittheilungen über Kinderheilanstalten unter Benützung, etc., in ver. deutsch. Ztschr. f. d. St., t. VIII. Hft., 1. 1850. — Simon, Wie verhalten sich die Vortheile und Nachteilc von Waisenhausern zu der auf andere Weise, etc., in Henke’s Ztschr f. d. St. 40. Etg. 1850. — Rauchfuss, Sur la constructisn des hôpitaux d’enfants, in Congrès internat, de Paris, p. 515. Paris 1867, in-8°.
— Dalton, Physiologie et hygiène des écoles, des collèges et des familles, trad. par Acosta. Paris, 1870, in-18. — Zwez, Das Schulhaus und dessen innere Einrichtung. Weimar, 1870. — Liebreich, A contribution to school-hygiene in Brit.med. Journ., january 25, 1873. — O'Sullivan, The hygiene of primary schools, in Philad. med. a. surg. Bep. vol. XIX, n° 14, 1873. — Bouché de Yitray, Quelques considérations sur l’hygiène dans les maisons d’éducation. Thèse de Paris, 1874. — Braun, Brouwers et Doex, Gymnastique scolaire en Hollande, en Allemagne et dans les pays du Nord, in Ann. d’hyg. 2e sér., t. XLI, 1874. — Gayat, Notes sur l’hygiène scolaire dans les écoles et dans la ville de Lyon. Paris, 1874, in-8°. — Guillaume, Hygiène des écoles, conditions architecturales et économiques, in Ann. d’hyg., 2e sér., t. XLI, 1874. — Riant, Hyg. scolaire, influence de l’école sur la santé des enfants, 2e éd. Paris, 1875, in-18.
Lepelletier, Hôpital du Mans. Question des enfants assistés. Paris, 1873, in-8.
CliAPITHE 11.
DES AGES
§ 3. — Adolescence ; jeunesse.
Cet état commence à la puberté, c’est-à-dire vers l’âge de douze à quinze ans. Chez la jeune fille, c’est l’instant où les menstrues s’établissent, et chez les garçons l’époque où les organes génitaux commencent à présenter une activité fonctionnelle. Cette période se prolonge jusqu’à vingt ans-. Pendant tout ce temps, l’accroissement continue, le développement et le perfectionnement des divers appareils s’accomplissent, et le mouvement de composition l’emporte toujours sur le mouvement de décomposition. L’adolescent est devenu moins impressionnable aux agents extérieurs ; il est doué également d’un degré de résistance plus considérable.
Toutes les questions qui concernent cet âge constituent, ainsi que celles de l’âge suivant, la matière de la plus grande partie de l’hygiène ; aussi n’en sera-t-il pas question ici.
Bibliographie. — Heister, De morbis adolescentium et juvenum Hippocratis. Helmstadii, 1722, in-4°. — Closio, De juvenum dispositione ad morbos pulmonum. Halæ Magd., 1740, in-4°. — Thiesen, De morbis juvenum. Ibid., 1746, in-4°. — Miller, Dissert, de pubertate. Edinb., 1781. — Lugol (G. J.), De l’adolescence considérée comme cause de plusieurs maladies. Thèse inaug. Paris, 1812, n° 38. — Cancalon (Aug.), Influence pathologique et hygiénique de la puberté. Th. de Paris, 1869, n° 265.
§ 4. — Virilité.
La virilité comprend le laps de temps qui s’écoule de vingt et un à soixante ans. Dans cette longue période, les tissus et les organes ont acquis tout leur développement, et le mouvement de composition interstitielle balance le mouvement de décomposition, c’est-à-dire que l’homme perd à peu près ce qu’il acquiert. Le maintien de cet équilibre est un fait important qui constitue la santé, laquelle n’est elle-même que le résultat de l’équilibre des fonctions. C’est à cette époque, qui peut être, en quelque sorte, considérée comme la période d’état de la vie humaine, que s’applique presque toute l’hygiène ; il en sera donc question à chaque instant, et il n’y a aucune généralité à lui consacrer.
Il est cependant deux questions qui ne sont pas sans importance dans les applications d’hygiène publique. L’une de ces deux questions a trait à la taille de l’homme, l’autre à son poids.
Taille de l’homme. — Quetelet, par de scrupuleux examens et par le dépouillement d’observations nombreuses et déjà an-
58 PREMIÈRE PARTIE. — SUJET DE l’üYGIÈNE.
ciennes faites en Belgique, a cherché à déterminer la taille moyenne de l’homme.
Voici les résultats auxquels il a été conduit pour ce pays :
L’homme atteint toute sa hauteur à trente ans seulement. Cette taille reste stationnaire de trente à cinquante ans ; elle est alors de 1 m. 684 mill. (5 pieds 2 pouces 3 lig.). — A vingt ans, la moyenne est de 1 m. 665 ; à vingt-cinq ans, de 1 m. 675. Enfin, de cinquante à quatre-vingts ans, la taille est de 1 m. 674 à t m. 613.
A vingt ans, la taille des habitants des campagnes est un peu moins élevée que celle des habitants des villes. Au même âge, la taille des individus des classes aisées est plus élevée que celle des classes pauvres.
En France, Tenon, d’après quarante faits recueillis à Palaiseau, donne pour moyenne de la taille 1 m. 675 (5 pieds 1 pouce 6 lignes). Les documents statistiques de l’administration donnent pour résultats, pour les recrues de l’Empire, 1 m. 615 (4 pieds 1 1 pouces 8 lig.), et pour les recrues de la Restauration,
1 m. 683 (5 pieds 2 pouces 3 lig.).
Lélut, d’après deux mille faits recueillis dans les prisons du département de la Seine, est arrivé aux résultats suivants, relatifs à l’appréciation de la taille moyenne : de seizeàdix-sept ans, elle est de 1 m. 567 ; à vingt ans, de 1 m. 647 ; à trente ans, de 1 m. 657; à cinquante ans, de 1 m. 655 ; ensuite il y aune décroissance lente et graduée. En définitive, la taille moyenne en France est, suivant lui, de 1 m. 657.
Le même observateur, sur 733 hommes de la commune de Gy, a trouvé pour moyenne, de trente à cinquante ans, 1 m. 681 , au lieu de 1 m. 657.
Tous ces documents sont utiles pour l’appréciation de la taille moyenne de l’homme, mais ils ne sont pas suffisants pour admettre que cette taille est en moyenne celle des habitants de toute la France.
[On avait prétendu, depuis quelque temps, que la taille de l’homme, en France, avait subi une notable diminution, ce qui semblait accuser une véritable dégénérescence de la race. C’est une erreur qui a été rectifiée par MM. Boudin et Broca, dans la discussion académique sur la population (V. plus bas). Cela a été vrai un moment, lorsque les recrues ont été prises parmi les jeunes hommes nés pendant les guerres de l’Empire, où tous les individus valides et de taille élevée étaient aux armées. Mais, depuis, le niveau s’est relevé. C’est ce que l’on voit par le tableau suivant où sont donnés, de dix ans en dix ans, les chiffres des réformés pour défaut de taille sur 10,000 examinés, à partir de 1831.
CL1APITÜE II.
DES AGES