CUAP. II. — DES AGES
grave légalement et sérieusement constatée par un jury médical ;
2° Être manifestement dans l’indigence;
3° Admettre, sans infirmités même, les individus ayant atteint quatre-vingts ans et reconnus indigents ;
4° Rejeter toute autre proposition d’admission.
Ces hospices ou maisons de refuge devraient être fondés par le département, et non par l’État, ou bien encore au moyen de legs faits par des particuliers. Beaucoup de départements possèdent déjà de ces établissements, dits Hospices généraux ; et il serait à désirer que tous en eussent un, institué sur les bases que je viens d’indiquer.
Quant aux conditions d’établissement, de construction, d’aération, etc., il en sera question plus tard.
Bibliographie. — Galien, De sanit. tuenda, lib. V. — La plupart des auteurs qui ont écrit sur l’hygiène pendant et après le moyen âge ont eu surtout en vue la prolongation de la vie. — Arnauld de Villeneuve (vers 1290), De retardanda senectute et conservbnda juventute, in OEuvres, édit. Paris, 1617, in-8. — Bernard de Gordon (vers 1300), De conservatione vitx humanx a die nativitatis usque adultimam horam mortis. Lipsiæ, 1570, in-12. — Ficin (Mars.), De vita producenda in De vita (Lib. secundus). Lugd., 1667, in-16. — Zerbi, Gerontocomica sive de senum cura atque victu, Romæ, 1487, in-4. — Strouer (H.), Décréta medica de senectute, Norimbergæ, 1537, in-4°. — Piiilaretus (Gilb.), Gerocomia. Colonise, 1545, in-8°. — Lacuna (Andr.), Lib. de viclus ratione maxime in senectute observanda. — Cornaro (L.), Discorsi délia vita sobria. Padov., 1558, in-8° ; plus, trad.fr. — Anselmi (Aur.), Gerocomia seude senum regimine. Venetiis, 1606, in-4°. — Ranchin (Fr.), De senum conservatione et senilium morborum curatione, in Opusc., Lugd., 1627, in-l». — Stainer, Gerocomicon sive diæteticum regimen de conservanda senum sanitate et vitx eorumdem ad prxfixum terminum productione. Virceburgi, 1631, in-4°. — Sebiz, De senectutis et senum statu ac conditione. Argentorati, 1641. — Wedel (G. Wg.), De vita longa. Jenæ, 1707, in-4°. — Pré (de), De analogia inter primam et ultimam xtatem... secundum illud : senex bis puer est. Erfordiæ, 1720, in-l°. — F loyer, Med. Geronomica, or the Galenic Artof preserving Oldmen’s Health. London, 1724, in-8°. — Hoffmann (F.), De valetudine senum tuenda. Halæ, 1725, in-4°.
— Du même, De senectute ipsa morbo. Ibid., 1732, in-4°. — Ferret, An senium a fibrium rigiditate (Resp. alf.). Th. de Paris, 1739. — Alberti (Mich), De senectute viridi. Halæ, 1741, in-4°. — Ludwig, De sanitate senili. Lipsiæ. 1759, in-4°. — Fischer (J. B. de), Tractatus de senio ejusque gradibus et morbis, necnon, etc. Erfordiæ, 1760,in-8°. — Robert, De la vieillesse. Paris, 1777, in-12. — Fischer, Abhandiung von dem hohen Alter, etc. Leipzig. 1777, in-8°. — Fleichmann, Gesundheitsregeln fur Greise. Erlangen, 1786. — Hufeland (C. W.), Makrobrotifc, oder die Kunst das menschliche Leben zu Yerlàngern. Berlin, 1796, in-8°, plus. édit. En français, ibid., 1799, in-8°., trad. par Jourdan. — Alibert (J. L.), Dissert, pour servir de réponse au Mém. du Dr Valli sur la vieillesse, in Mém. de la Soc. méd. d’Émul., t. I, p. 201, 1798. — Easton, Human longevity. Salisbury, 1799, in-8°. — Poenitz, De animi functionum imbecillitate senili e corpore solo derivanda. Witebergæ, 1800, in-4°. — Struve, Der Gesundheitsfreund des Alters. Hannover, 1804, in-8°. — Millot, La Gérocomie, ou Code physiologique , etc. Paris, 1806, in-8°.
— Philites (G. A.), De decremento. Halæ, 1808, in-4°. — Tenon, Offrande aux vieillards de quelques moyens pour prolonger la vie. Paris, 1813, in-8°, p. 14. — Carlisle (A.), An Essay on the Disorders of Age, and on the Means for prolonging Human Life. London, 1817, in-4°. — Salgues, Hygiène des vieillards. Paris, 1817,
A. Becquerel, 6e édition.
in-12. — Iribarne- Aïtius (J. B.), Quelques conseils hygiéniques aux vieillards. Th. de Strasb., 1822, n° 29. — Naquaiii), Essai de gérocomie, ou Hygiène des vieillards. Thèse inaug. Strasbourg, 1830, n° 42. — Nell (J .), llegimen and Longevity. Philadelphia, 18 i2, in-12. — Langenmantel (W. J. E. Y.), Bas Grcisenalter. Augsburg, 1851, in-8°. — Turck (L.), De la vieillesse étudiée comme maladie et des moyens de la combattre. 2e édit. Paris, 1852, in-8°. — Reveillé-Parise, Traité de la vieillesse hygiénique, médical et philosophique. Paris, 1853, 1 vol. in-8°. — Robin (Ed.); Causes générales de la vieillesse, de la mort sénile. Paris, 1854, in-8°. — Flourens (P.), De la longévité humaine et de la quantité de vie sur le globe. 3e édit. Paris, 1856, in-12. — Parent-Duchatelet, Note sur quelques conditions que doivent présenter les hôpitaux destinés à des individus âgés déplus de 60 ans, in Ann. d’hyg. publ., 1" sér., t. IX, 1833.
— Beale (L. J.), Health and longevity. Ed. 2. London, 1870, in-8. — Hufeland (C. W.), L'art de prolonger la vie ou la macrobiotique. Nouv. édit. augm. de notes par le Dr Pellagot. Paris, 1871, in-12. — Foissac, La longévité humaine ou l’art de conserver la santé et de prolonger la vie. Paris, 1873, in-8.
§ 6. — De la mort.
La mort est la cessation de la vie. Cette définition presque triviale est la seule, cependant, qu'on puisse en donner.
Elle peut avoir lieu aux divers âges, et par suite de l’action de causes fort différentes. Les influences externes et internes qui la déterminent agissent sur l’un ou l’autre des grands appareils de l’organisme ou sur l’organisme entier lui-même.
La mort peut arriver de quatre manières différentes. Ces quatre modes résument à peu près les divers genres de mort ; ce sont les suivants :
1° La mort arrive par les poumons. — Cette cause est fréquente et elle peut se traduire de deux manières différentes, qui ne sont que deux variétés de l’asphyxie : — a. L’asphyxie rapide ou aiguë, qui se produit lorsque l’entrée de l’air dans les poumons, est subitement interrompue, ou qu’un gaz non respirable est introduit dans les bronches; — 6. L’asphyxie lente, qui se développe lorsqu’une cause telle qu’un épanchement pleurétique considérable, un emphysème avec sécrétion bronchique abondante, le développement de fausses membranes dans la trachée, etc., venant à agir d’une manière progressive, s’opposent à l’entrée de l’air dans les poumons et amènent ainsi lentement la cessation de la vie.
2° La mort a lieu par le cœur. — Deux modes particuliers se présentent ici : le premier est la conséquence d’une suspension des battements du cœur, c’est une syncope dont la durée est plus ou moins longue. C’est ce qu’on observe dans les maladies du cœur, dans les hémorrhagies, dans les affections qui s’accompagnent d’une anémie profonde et dans une foule d’autres