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CARACTÈRES DE LA CONVALESCENCE

Le caractère général de la convalescence est une énergie moins grande de l’organisme et des principaux actes physiologiques, ou, si l’on veut, une diminution de la force vitale qui, momentanément affaiblie par la maladie récente, n’est pas encore revenue à l’état normal. Les modifications qui existent dans les principaux appareils de l’économie concourent à prouver la justesse de cette proposition.

Un autre fait, que l’on peut également établir en principe général, c’est la modification presque constante que présente le sang dans la convalescence. Cette modification, résultant soit de la maladie elle-même, soit des moyens employés pour la combattre, soit du régime diététique imposé aux malades, consiste dans deux états différents, dont l’un est beaucoup plus fréquent que l’autre. Le premier, le plus commun, consiste dans une diminution de proportion des globules du sang. Cette altération presque constante existe dans le plus grand nombre des convalescences. Elle est loin, toutefois, d’être assez considérable pour déterminer toujours des bruits de souffle vasculaire et cardiaques, qu’elle produit cependant quelquefois ; elle est, au contraire, assez notable pour rendre compte de la pâleur des convalescents et de leur facile étouffement.

Le deuxième état, le plus rare, ne se rencontre guère que dans les convalescences longues, pénibles, qui suivent des maladies chroniques ou des affections aiguës, très-intenses et très-longues. Il consiste en une diminution de proportion de l’albumine du sérum du sang, diminution qui se traduit symptomatiquement par la tendance aux hydropisies, ou, au moins, par un œdème léger aux malléoles et un peu de bouffissure de la face.

Il est important de rechercher quelle peut être l’influence de ces états généraux sur les principaux appareils de l’économie.

Appareil digestif. — Chez beaucoup de convalescents, la faim est vive, souvent excessive et presque intolérable. La langue devient nette et humide. Une alimentation légère et donnée en petite quantité est bien supportée et procure une sensation de bien-être. Une alimentation trop substantielle ou trop abondante est, au contraire, nuisible et détermine avec une facililé extrême de la pesanteur d'estomac, des borborygmes, des

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