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etc. ; en 6té, aux maladies du tube digestif, telles que dysenterie, diarrhée, choléra Sporadique, et aux affections cérébrales, etc.; en automne, aux fièvres paludéennes, aux fièvres typhoïdes, ete, En un mot, chaque œ saison apjorte avec elle ses maladies. Cependant, plus que dans les autres régions, il est facile à l’homme de se défendre avantageusement des causes morbides. RÈGLES HYGIÉNIQUES.— Elles se tirent du climat et de chacune des saisons. Ainsi s'impose la nécessité d’une vigilance rigoureuse das la pratique de l’hygiène, pour subir l'influence des variations de température des cli- | mats tempérés.
| CLIMATS FROIDS.— Les pays des climats froids s’étendeut du 66e degré de latitude boréale ou australe Jusqu'aux pôles. Dans ces régions, la température ne | monte jamais au delà de 10 degrés, et elle peut descendre jusqu’à 25 degrés au-dessous de 0. Peudant "été, la température moyenne est 29,2. L'automne et Je printemps sont remarquables par l'humidité, qui rend la température glaciale.—A mesure qu'on approche du pôle, l’eau ne tombe plus que sous forme de neige, La nuit à une durée allant Jusqu'à plusieurs mois, débutant par des semaines de crépuscule, finissaut insensiblement par une aurore de plusieurs semaines, après quoi survient un jour de plusieurs mois.
Dans les pays froids la nutrition est trés active, la À respiration se fait largement ; les tempéraments sont lymphatiques ou sanguins. Ces régions sont plus saines que les régions chaudes, mais moins que celles des elimats tempérés. L'homme peut aisément se soustraire aux conséquences fâcheuses d’une basse température,
Avec une alimentation très carbonte et abondante, et avec un vêtement chaud et épais, cela suffit pour la santé,
L'HOMME CHANGEANT DE PAYS.—Quand l’homme veut changer &e pays, il ne peut conserver sa santé qu’à la condition d’obéir aux lois de l'hygiène en conformité aux usages que l’expérience a établis. Mais notre organisme ue s’accommode de rien de brusque, de heurté, et les habitudes climatériques ne sont pas moins terribles que les autres, et exigent des transitions ménagées.
DES ALTÉRATIONS DE L’AIR. —On respire au hasard, et comme on peut ; on ne sait ce que l’on respire, L'air ne se voit malheureusement pas ; et il est plus difficile de choisir son air que son pain. Nous sommes, à chaque instant, exposés à servir à nos poumons un air altéré, soit par les produits de la respiration, soit par des gaz, des vapeurs et des poussières de différentes natures, soit par des émanations délétères, que répandent les matières en putréfaction, et qui contiennent souvent les germes de maladies contagieuses. Si l’œil de l’homme pouvait voir tous les éléments qui sont en suspension dans l'air, il hésiterait certainement à introduire dans sa poitrine un salmigondis qui est loin d’avoir son pareil, et auprès duquel les productions de la cuisine sont d’une simplicité admirable, Nous comprenons sans peine combien il importe de chercher à s’entourer d’un air pur.
DE L'AIR CONFINÉ.— L'air s’altère dans les endroits confinés ; c’est la respiration qui est une des principales causes de son altération. En respirant, nous absorbons et brûlons de l’oxygène de l'air, que nous remplacons par de l'acide carbonique, des vapeurs d’eau, et de la matière animale putrescible, qui s'exhale en même
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temps par notre haleine, Au dehors, l'air se renouvelle et se reconstitue incessamment, comme nous savons, Mais il n’en est pas de même de l'air d’une
a: habitation, qui se vicie sans cesse par la respiration et les combustions de toutes sortes.
L'air confiné étant vicié, devient toxique pour ceux qui le respirent à nouveau. Son action se traduit chez l’homme par un malaise général, de la céphalalgie, des vertiges, une gêne de la respiration et de la circulation, des nausées, des syncopes, enfin des signes d’asphyxie.
| Son action délétère s’accentue encore davantage en
| provoquant des sueurs abondantes, une soif ardente, des douleurs vives dans la poitrine, de la dyspnée, de la suffocation, de la fièvre, du délire violent, puis la
| mort, Voici des exemples terribles d'accidents produits par l'air vicié :
Après la bataille d'Austerlitz, 300 Autrichiens faits prisonniers furent entassés dans une cave, où l'air n’arrivait que par un soupirail insuffisant ; en peu d'heures 260 moururent asphyxiés.—A la suite des journées de juin 1848, les prisonniers enfermés dans les souterrains de la terrasse des Tuileries succombèrent sous les terribles effets de l'air confiné. —Aux Indes, 146 anglais furent enfermés dans un cachot de 20 pieds de côté, où l'air v’arrivait que par deux mistrables fenêtres, Au bout de 8 heures, 23 seulement avaient échappé à la mort, grâce à la supériorité de force physique qui leur avait permis le voisinage des croisées.—Qui ne connaît pas le fait des assises d'Oxford, dans lesquelles, juges, avocats, auditeurs et accusés, moururent asphÿxiés ? Dans tous
ces cas, c'est la diminution de l’oxygène et la quantité
croissante de l'acide carbonique, entin le défaut d’arrivée d'air pur, qui ont amené ces accidents si terribles,
Nous savons que, dans une heure, nous absorbons environ 20 livres d'oxygène, que nous exhalons 15 à 20 livres d'acide carbonique. De cette donnée physiologique, nous coneluons que, pour respirer bien librement dans un appartement, il faut environ 30 pieds cubes d'air par heure et par tête,
Voilà des faits qui parlent éloquemment, et qui doivent nous inspirer une sérieuse surveillance de la viciation de l’air dans nos habitations, et surtout dans nos chambres à coucher.
Aïnsi se prouve l’extrême importance d'une benne ventilation pour toutes les pièces d'habitation.
L'AIR ALTÉRÉ: PAR DES MATIÈRES ANIMALES, VÉG{TA LES ET MINÉRALES.— L'air est aussi altéré par des principes nouveaux appréciables par la chimie. Ces principes nouveaux sont classés en trois groupes, qui c)rrespondent aux trois règnes de la nature, Ils sont pris dans les matières animales, les matières végétales et les matières minérales, Nous en signalerons quelquesuns.
L’hydrogène phosphoré est un produit ordinaire de la putréfaction des matières animales. On le’ voit se dégager du sol des cimetières et des caveaux, provenant de la décomposition des corps. De là l'utilité de mettre les cimetières loin des habitations; de choisir des terrains calcaires, sablonneux ou séléniteux, parce qu’ils jouissent de la propriété d’absorber les liquides, et de déterminer la décomposition sèche.
L'hydrogène carboné est un des produits de la
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décomposition des substances véyétales, et il a son lieu de prédilection dans les houillières. Les houilleurs connaissent son action toxique sur la respiration,
L'hydrogène sulfuré, qui prend naissance de la putréfaction des matières animales et végétales, exerce une influence très fâcheuse sur l’homme, Comme le gaz sulfhydrate d'ammoniaque, il se dégage des fosses fixes, des égouts, et des usines où l’on fabrique l’engrais animal. Ici nous ne faisons également que rappeler les précautions qu'il faut prendre pour résoudre la question des vidanges.
L'AIR EST AUSSI VICIÉ: PAR DES PRODUITS DE L'INDUS- TRIE.— L'air peut encore être vicié par des gaz et des poussières de différentes natures, qui sont produits par l’industrie humaine, An nombre de ces gaz, qui déterminent des accidents sérieux sur l’homme, nous trouvons le chlore, l'acide chlorhydrique, l'acide nitrique, le phosphore, l'hydrogène arsénié, l'acide sulfureux, ete, Nous ne nommerons pas le gaz acide sulfureux sans lui servir une remarque. Dans tous les cas de maladies contagieuses et épidémiques, la désinfection s'effectue habituellement avec du soufre en combustion qui produit du gaz acide sulfureux, Ce gaz est très délétère, et détermine des inflammations des voies respiratoires. IT cause aussi la mort par asphyxie. Le meilleur conseil à donner est du ne pas s’exposer à ses émanations.
Les poussières fines qui, en suspension dans l'air, altèrent aussi l'atmosphère, sont minérales, végétales ou animales. Les ouvriers aiguiseurs, couteliers, tailleurs de pierre, houilleurs, plâtriers, etc., en respirant les poussières minérals de silice, de grès, d'éneri, de
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houille, de plâtre, ete, sont atteints d'inflammations et d’ulcérations des bronches ; il en résulte souvent la consomption à un âge peu avancé, Ceux qui travaillent le plomb, le mercure, la céruse, le minium, avalent des molécules pulvérulentes qui déterminent des symptômes d’un empoisonnement assez souvent fatal.
L’ouvrier de la fabrique d’allumettes se voit fréquemment atteint de douleurs dentaires et de la carie des os de la face. Le meurtrier ici, c’est le phosphore,
L'ouvrier de la manufacture de papiers, qui manipule des teintures colorantes contenant de l’arsenic, respire une poussière qui lui irrite la gorge, les bronches, et provoque la toux. Il s'ensuit de l’amaigrissement, et alors la santé est très sérieusement ébranlée, C’est l'hydrogène arsénié qui en est la cause.
Il y a encore d’autres poussières qui finissent par provoquer des catarrhes du poumon et même la consomption, C’est ce qui arrive fréquemment chez les meuniers, les charbonniers, les cardeurs, etc.
Enfin la putréfaction des matières organiques dans les salles de dissection, les usines de chandelles, de colle, de savon, d'engrais animal, agissent d’une manière fâcheuse sur l’homme, et provoquent des diarrhées, des dysenteries, et de plus servent à la propagation des maladies contagieuses et épidémiques.
RÈGLES HYGIÉNIQUES.—Les premières règles hygiéniques qui atténuent tous ces maux sont les soins de la plus grande propreté, et une ventilation énergique et continuelle. Elles sont indispensables aux ouvriers de la plupart des usines pour les préserver de ces accidents,
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IL Y A D'AUTRES PRINCIPES NOUVEAUX QUI VICIENT L'AIR—Il y a encore bien d’autres principes délétères qui font, de nos jours, l'objet de grandes recherches, principes que l’on étudiait hier encore sous le nom de théorie miasmatique ; mais cette théorie est aujourd’hui rejetée au second plan par la découverte des microbes. Autrefois les miasmes étaient considérés comme des émanations provenant de substances animales, Aujourd’hui la thévrie pastorienne, qui trouve un peu partout des bactéries, ouvre de nouveaux horizons à la médecine. Honneur donc à la chimie biologique et à la microscopie !
Nous terminons ici notre troisième leçon, en remettnt à plus tard l'explication de la théorie des misrobes,