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troubles d'énervation qui revêtent une gravité plus apparente que réelle.
Règles hygiéniques.—Eviter tout ce qui peut augmenter les émotions, comme la lecture des romans, les veilles prolongées; éviter au:si le régime excitant; insister sur l’usage fréquent des bains, et prendre beaucoup d'exercice; substituer autant que possible l'activité physique et musculaire à Pactivité cérébrale ; habiter, s'ilse peut, la campagne, par rapport au bon air et à la tranquillité,
TEMPÉRAMENT BILIEUX.—Le tempérament bilieux présente, au physique, les caractères que voici : la taille est médiocre, la charpente osseuse forte ; il y a maigreur ou très peu d’embonpoint, les formes sont rudes ou durement exprimées, les chairs fermes ; les muscles sont vigoureux et saillants, les veines très apparentes; le visage est sec, avec un teint brun-jaunâtre ; les yeux sont vifs et étincelants, quelquefois nuancés de jaune; les chevaux sont noirs, parfois crépus, et tombent de bonne heure,—Au moral, les sujets bilieux ont une intelligence développée, un caractère ferme, décidé, persévérant, des passions violentes et tenaces ; ambition et opiniâtreté. On dit que les individus de ce tempérament sont tout bons ou tout mauvais, et sont capables des plus grandes choses,
Règles hygiéniques.—Les personnes bilieuses doivent user de sobriété dans le boire et le manger, prendre beaucoup d'exercice, fuir les émotions, surtout la colère, éviter la constipation.
LES TEMPÉRAMENTS COMrOSÉS.—Les quatre types de tempéraments que nous venons de décrire, existent
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quelquefois purs ct sans mélange, muis très souvent aussi ils sont associés deux à deux, pour former des tempéraments composés,
Les principaux tempéraments composés sont: le tempérament nerveux-sanguin,le tempérament nerveuxlymphatique, et le tempérament sanguin-lymphatique.
Tous les tempéraments sont susceptibles d’être modifiés, améliorés et changés même, par l'observation des règles de l'hygiène, par l’âge, les habitudes et le climat.
DE L'HABITUDE.—L'habitude est cette faculté acquise par l’homme de répèter certains actes qu’il a déjà faits. La plupart des actes de la vie matérielle, morale, intellectuelle et affective, ont plus au moins de tendance à devenir habituels. L'éducation de l’homme, qui dispose de la santé et de la vie, n’est au fond qu'une habitude contractée; ce qui fait dire que l'habitude est une seconde nature,
L'habitude peut faire accepter à notre organisme des choses qui paraissent être contraires à son bon foncvionnement, Il y a donc de bonnes et de mauvaises habitudes : les zremières exercent une influence favorable sur là santé, et sont, en général, le résultat d’une hygiène bien entendue, et reposent sur l'exercice modéré et régulier des principales fonctions de la vie matérielle et intellectuelle ; les mauvaises habitudes compromettent notre santé et notre moral,
Les habitudes se contractent à tout âge, mais surtout dans la jeunesse. Il est donc d’une extrême im portance de veiller aux premières habitudes. Heureux ceux qui ont eu soin de n’en contracter que de bonnes! En eflet, l'habitude finit par prendre un tel cmpire sur
nous, qu’elle nous domine, et nous rend malheureux s’il devient impossible d’obéir à tel penchant.
La ténacité des habitudes est en proportion de leur durée : à peine est-on né que les habitudes se contractent ; leur force s'accroît avec les années, et leur domination finit par devenir toute-puissante,
Cependant, nous dirons ici que l’habitude, quelque tyrannique qu’elle soit, peut se perdre ; elle peut être dominée chez l’homme encore jeune et maitre de lui; elle peut être combattue par l’habitude contraire, aidée d’une volonté énergique et d’une persistance soutenue,
Ainsi, dès les plus tendres années, il faut s’habituer à régulariser les principales fonctions de Ja vie matérielle, intellectuelle et m.rale ; aux parents de faire un choix judicieux des moyens qui jouent un si grand rôle dans l’art si difficile d'élever les enfants. “ La seule habitude qu’on doive laisser prendre aux enfants, a dit J.-J, Rousseau, est de n’en laisser prendre aucune.” “ Une habitude du berceau, dit le proverbe allemand, dure jusqu'au tombeau.” Elle devient parfois tellement inhérente à notre organisation que, quand on l’arrache brusquement, la santé et la vie s'en vont souvent avec elle.
Un moyen eflicace pour arriver à bien dirigor une jeunesse, c’est d'étudier avec soin sou âge, son tempérament, ses goûts, ses instincts ce ses passions ; c’est alors qu’on pourra donner avec fruit un conseil, pour la con-
servation ou la suppression d'une habitude.
A l'hygiène revient la noble et délicate mission de veiller sur Les individualités, les familles, les sociétés et les peuples,
DE L’HfrfpiTé.—11l est une loi profondément inscrite dans les entrailles de l'humanité, cette loi, terrible et mystérieuse, s'appelle “ l’hérédité.” L'hérédité est la transmission, par les parents aux enfants, de leurs attributs physiques, moraux et morbides, Elle s’accuse dans l'expression des traits du visage, dans la stature, dans la force musculaire, dans le tempérament, dans les mêmes facultés intellectuelles, et souvent dans les mêmes dispositions morales. Elle se reconnait encore par un grand nombre de maladies qui passent aussi des parents aux enfants; telles sont : la scrofule, le cancer, la phtisie, l'épilepsie, le rhumatisme, la paralysie, etc. Cette transmission héréditaire des caractères physiques est un fait très fiéquent, mais qui n’est pas constant. Il en est de même de l’hérédité des aptitudes morales et intellectuelles, Les passions, les sentiments, les particularités de caractére subissent l'influence de l’hérédité ; aussi voit-on souvent le woût de l'alcool, la passion du jeu, les penchants vicieux, se transmettre aux enfants.
Cormment modifier cette hérédité mystèrieuse ? Il ne rentre pas dans le cadre de cet ouvrage de retracer ici tous les moyens que la science hygiénique suggère pour améliorer la constitution individuelle. Hâtons-nous de dire que l’éducation, dont le but est de développer les facultés utiles et de réprimer les mauvaises, modifie très heureusement la loi de l’hérédité ; c’est elle qui donne, à l’enfant surtout, les habitudes qu'il aura toute sa vie, en même temps que les connaissances indispensables dans l'exercice de son état de vie,
CONCLUSION. — Enfin la santé, c’est l'exercice facile et
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régulier de toutes les fonctions de l’économie, L’habitude est une des conditions de la nature humaine; elle exerce une influence considérable sur la santé : elle est aussi la conséquence de l'éducation, car l'éducation est, pour l'esprit et le cœur, ce que les aliments sont pour le corps. L'hygiène de l’âme et du cœur doit donc être l'objet de toute notre sollicitude ; elle nous enseigne nos devoirs euvers la famille, envers la societé, envers uotre pays. Notre bonheur ou notre malheur, et la longévité de notre existence, reposent entièrement sur nos bonnes ou mauvaises habitudes,