‹ Traité élémentaire d'hygiène privée ... précédé d'une introduction historique, et suivi d'une biographie, d'une bibliographie, etcChapitre 16 sur 57 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

Hygiène des appareils de la circulation et de la respiration.

Les modificateurs de ces importons appareils sont, pour les poumons, l’air atmosphé-

DES APPAREILS DE LA CIRCULATION. 83 ri que, dont l’action sur le sang lui donne certaines qualités et propriétés que son passage à travers les organes lui avait fait perdre; et pour la circulation , toutes les diverses substances qui, introduites dans l’économie, passent dans le torrent de la circulation générale, et concourent à la nutrition de l’individu, et dont nous avonsparlé dans le chapitre précédent. Mais l’air atmosphérique étant l’agent qui transforme le sang veineux en artériel, nous ne pouvons traiter de son influence sur la respiration , sans qu’aussitôt nous ne nous trouvions dans la nécessité de parler de l’hygiène de l’appareil circulatoire. D’où résulte que dans ce chapitre nous aurons à traiter de l’air atmosphérique et de ses effets sur l’organisation , que nous partagerons en effets résultant de ses propriétés physiques, et effets résultant de ses qualités chimiques.

§ 1er. — De l’air atmosphérique.

Ce fluide enveloppe notre globe de toutes parts, jusqu’à une distance de i5 à i(i lieues, etforme ainsice qu’on nomme l’atmosphère. Il est pesant, compressible, élastique, sans

odeur ni saveur, composé de 21 parties de gaz oxigène, et de 79 de gaz azote. Il contient toujours une très-petite quantité d’acide carbonique, qui ne fait point partie de ses principes constituans essentiels. Les proportions dans lesquelles sont combinés les deux principes élémentaires que nous avons cités, sont les mêmes dans tous les lieux et dans tous les climats. Les différences que présente l’action de l’air dans les diverses parties du globe sont dues, soit à des propriétés physiques, soit à l’eau qu’il tient en dissolution, ou au plus ou moins de calorique qui le pénètre, soit à la lumière et à l’électricité qui le traversent en plus ou moins grande abondance, soit enfin aux matières qu’il tient en suspension, telles que les émanations de diverses substances minérales, ou de végétaux et d’animaux en état de putréfaction. Nous aurions sans doute de plus grands détails à donner sur la composition de l’air atmosphérique ; mais c’est au Résumé de physique qu’il faut les demander, de même que c’est au Résumé de physiologie qu’il convient de se reporter pour connaître tout ce qui est relatif à l’ac-

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