II. -MYOSIS
Le rétrécissement pupillaire ou myosis peut être unilatéral ou bilatéral. Le myosis avec isocorie résulte d'une stimulation des deux faisceaux myotiques soit à leurs centres d'origine (l'empoisonnement par la morphine, le tabac, l'aconit, ou encore pendant le sommeil, dans la paralysie générale, la méningite, l'encéphalite, les accès convulsifsde l'hysté-
rie), soit à la périphérie par suite de l'instillation de collyre à l'ésérine ou à la pilocarpine dans les deux yeux. Quelquefois le spasme du sphincter irien accompagne le spasme du muscle ciliaire. Autrement la paralysie des deux faisceaux sympathiques mydriatiques (ataxie locomotrice ou chloroformisation à la période d'anesthésie) provoque le myosis (paralytique) avec isocorie. En plus on signale encore du myosis par réplétion vasculaire (dans Tiritis double, dans les fièvres graves, dans les troubles de la circulation veineuse cardiaque).
Le myosis avec anisocorie s'observe par suite de la paralysie d'un seul des tractus mydriatiques en un point quelconque de son trajet (ataxie locomotrice), par suite de l'excitation d'un seul des tractus myotiques (méningite, encéphalite, paralysie générale, collyre myotique), du fait de la congestion vasculaire d'un seul iris (iritis ou diminution de la tension oculaire), enfin par action réflexe liée à une stimulation douloureuse de la cinquième paire comme dans la kératite, l'iritis et d'autres affections oculaires.
Par lui-même le myosis quand il est très prononcé provoque un rétrécissement appréciable du champ visuel et un affaiblissement delà vision centrale par défaut d'éclairage. 11 est rare cependant qu'il soit nécessaire d'intervenir autrement que par le traitement réclamé par la cause même du myosis. Au besoin on utilisera le collyre à l'atropine