I. — PLAIES DE L'IRIS
Les plaies de Viris sont produites par des instruments aigus (aiguilles, plumes), ou des éclats de verre, des fragments de bois. A la lésion de la cornée ou de la sclérotique vient s'ajouter du côté de l'iris une piqûre ou une coupure, une plaie nette ou contuse, de plus il y a toujours lieu de craindre une blessure simultanée du cristallin et une cataracte traumatique. Outre une douleur très vive, le resserrement de la pupille et quelquefois un épanchement de sang dans la chambre antérieure, la plaie de l'iris se traduit par une solution de continuité en forme de trou ou de fente, sorte de coiobôme traumatique qui permet d'explorer la transparence des milieux postérieurs. Si la plaie a été infectée, ce n'est plus seulement la cataracte traumatique qui devient la menace principale, mais bien l'iritis suppurative. Le traitement doit s'adresser à cette complication (voir Iritis) et en tout cas, sitôt l'accident produit, il est indiqué de désinfecter le sac conjonctival, d'instiller quelques gouttes d'atropine et de couvrir l'œil de compresses froides.
Les plaies de l'iris peuvent se compliquer de la présence de corps étrangers (parcelles de métal, de bois, de verre, grains de poudre ou de plomb) qui, en général, sont très mal supportés. Ils provoquent souvent une iritis suppurative, suivie d'accidents sympathiques sur l'autre œil. Quant ils sont tolérés, la trace de la plaie cornéenne, la saillie qu'ils forment sur l'iris, leur coloration particulière, permettent de les reconnaître soit à l'examen direct avec la loupe, soit à l'aide de l'éclairage oblique. Leur extraction est recommandable en prévision des accidents auxquels ils exposent. Après instillation d'ésérine on incise la cornée en un point qui favorise la sortie du corps étranger entraîné par l'humeur aqueuse au moment où s'achève la section cornéenne, ou qui en facilite la prise, de préférence avec la curette en caoutchouc ou encore avec un petit barreau
aimanté quand il s'agit de parcelles de ferou d'acier. Au besoin on aura recours à l'excision de la partie irienne qui supporte le corps à enlever.