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EXTRACTION

Il existe deux méthodes opératoires pour enlever le cristallin cataracte , l'une s'adresse aux cataractes dures, l'autre est réservée pour les cataractes molles ou liquides. L'une est dite : Vextraction

Fîg 143.

Blépharoslat articulé.

à lambeau, l'autre est Vextraction linéaire dont il sera d'abord question.

Vextraction linéaire de la cataracte molle ou liquide se pratique

chez l'enfant lorsqu'on ne veut pas revenir à la discision, etchez l'adulte

Fig. 144.

Kx traction linéaire. — Incision de la cornée.

quand il n'y a plus chance d'obtenir une résorption par l'humeur aqueuse des masses discisées. Enfin c'est le procédé de choix dans la cataracte traumalique où le cristallin a subi l'imbibition et le ramollissement.

L'opérateur prendra les précautions qui seront indiquées en détail à propos de l'extraction à lambeau; il sera muni d'un blépharostat, d'une pince à fixation, d'un couteau lancéolaire large, droit ou courbe, d'un kystitome, d'une curette large, de pinces à iridectomie, d'un

Extraction linéaire.

A, plaie de la cornée; — B, pupille commençant à devenir noire. — C, C, cataracte en partie hors de l'œil et dans la pupille ; — 1, curette; — 2, doigt de l'opérateur pressant doucement l'œil.

couteau mousse, de ciseaux courbes et de ciseaux coudés sur le plat. Les paupières écartées, la pince à fixation saisit la conjonctive à 3 millimètres en arrière du bord interne de la cornée à hauteur de son diamètre transverse. Le couteau droit, tenu comme une plume à écrire, le plat de la lame parallèle au plan irien et le manche horizontal, pénètre au milieu du rayon externe et transverse de la cornée par un simple mouvement d'extension des doigts. Son introduction est arrêtée, quand la plaie mesure § à 6 millimètres, et il est retiré, soit brusquement, soit lentement, mais toujours, si possible, en évitant l'issue de l'humeur aqueuse. Pendant cette sortie l'on peut, si on le juge à propos, élargir la lèvre profonde de la plaie cornéenne en abaissant ou en éle vant le manche du couteau. On peut tout aussi aisément se servir d'un couteau courbe en surveillant toujours que son tranchant soit parallèle avec le plan de l'iris. Par la brèche ainsi faite on introduit le kystitome la pointe en bas le long de la face postérieure de la cornée et, lorsqu'il a atteint le bord nasal de la pupille, sa pointe est dirigée vers la cristalloïde qu'elle déchire dans un mouvement de traction. Le kystitome est alors retiré. L'opérateur appuie légèrement le dos de la curette contre la lèvre externe de la plaie cornéenne en même temps qu'il comprime légèrement le globe avec la pince. Les masses corticales ramollies s'échappent par la plaie, puis, en donnant à l'humeur aqueuse le temps de se reformer, on enlève les débris cristalliniens par des éva-

cuations répétées de la chambre antérieure en y introduisant au besoin la curette. Si Firis fait hernie, on le rentre en le refoulant avec une petite spatule; si sa réduction est impossible on l'excise, ce qui doit autant que possible être évité. Le pansement et les soins consécutifs sont les mêmes qu'après l'extraction à lambeaux.

V extraction à lambeaux comporte de très nombreux procédés opératoires qui n'ont plus qu'un intérêt historique. L'extraction à grand lambeau de Daviel, intéressant la moitié et même plus de la moitié de la circonférence de la cornée, a cédé peu à peu la place à des procédés à incision cornéenne de plus en plus courte. Pendant un certain temps même la préférence a été donnée à l'incision linéaire de de Graefe, laquelle dans le limbe scléro-cornéen supérieur mesure de 8 à 10 millimètres et décrit en réalité une courbe à convexité supérieure de 1,5 à 2 millimètres de flèche. Si pareille plaie prévient dans une certaine mesure les accidents de la sortie brusque du cristallin, elle a l'inconvénientde rendre difficile son extraction ; aussi, pour la faciliter, on fut amené à préconiser comme temps de l'opération Viridectomie. L'abord de la plaie cornéenne devient ainsi plus facile pour la lentille, de plus l'iris excisé et par suite non contus par son passage, réagit moins vivement; l'iridectomie est donc donnée comme antiphlogistique. Actuellement, l'on est revenu à la méthode de Davielr modifiée, c'est-à-dire que l'on pratique l'extraction sans iridectomie. Cette dernière sera exécutée

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