‹ Traité élémentaire d'ophtalmologieChapitre 210 sur 443 · SENSIBILITÉ CHROMATIQUE. — PERCEPTION DES COULEURS · texte numérisé non relu

SENSIBILITÉ CHROMATIQUE. — PERCEPTION DES COULEURS

La rétine réagit sous l'impression de la lumière, mais la lumière proprement dite, blanche ou incolore, résulte de la fusion de toutes les lumières monochromatiques , qui composent le spectre solaire. D'après Newton on en compterait sept principales qui, dans Tordre décroissant de leur réfrangibilité, seraient :

Violet, indigo, bleu, vert, jaune, orangé, rouge. Pour Th. Young, elles se réduiraient même à trois : violet; vert, et rouge. La fusion de ces trois couleurs sur un même point de la rétine donnerait l'impression d un blanc suffisamment pur, et ceci grâce à la mise en jeu de trois sortes d'éléments nerveux ou fibres nerveuses hypothétiques affectées aux ondulations respectives du rouge, du vert ou du violet.

L'excitation des seuls éléments destinés au rouge, par exemple, provoquerait la sensation colorée correspondante, c'est-àdire la perception de la couleur rouge, et de même pour le vert et le violet. Quant aux sensations des couleurs intermédiaires, elles résulteraient de l'ébranlement simultané, en proportions déterminées, de deux de ces éléments ou de tous les trois.

Helmholtz modifia un peu cette théorie après avoir reconnu que pour obtenir le maximum de saturation d'une couleur il fallait avoir préalablement rendu l'œil insensible pour la couleur complémentaire. Il admit par suite que, lorsqu'une couleur spectrale pure

ve*

Fig. 176.

Perception des couleurs (Schéma de Young- Helmholtz).

r, rouge; — o, orangé; — j, jaune; — m, vert; — bl, bleu ; — tri, violet.

Dans chaque figure l'abscisse représente le spectre des couleurs, et les courbes qui s'élèvent au-dessus figurent la sensibilité des trois variétés de fibres rétiniennes pour les rayons de longueur d'onde différente. Les ordonnées r\ ve\ v/, indiquent l'intensité de l'irritation des fibres rétiniennes par les rayons rouges, verts, violet.

Fig. 1, courbes des trois couleurs fondamentales, perception de la couleur blanche.

Fig. 2, courbe de sensibilité des fibres qui perçoivent le rouge.

Fig. 3, courbe de sensibilité des fibres qui perçoivent le violet.

Fig. 4, courbe de sensibilité des fibres qui perçoivent le vert.

Dipitized by

ébranle la fibre qui lui correspond, elle étend en même temps son action sur les deux autres fibres fondamentales, mais avec une intensité différente. Le schéma de la figure 176 résume cette théorie. Les couleurs spectrales : rouge, orangé, jaune, vert, bleu et violet sont rangées en ordre sur une même ligne horizontale et les trois lignes sus-jacentes (Vi - Ve- R) indiquent le degré d'irritation subi simultanément par chacune des trois fibres élémentaires, lors de l'impression par les diverses couleurs monochromatiques précédentes.

L'excitation à peu près égale de toutes les fibres donne la sensation du blanc, et l'absence de toute excitation s'accompagne d'une sensation de noir.

Outre qu'elle repose sur une donnée absolument hypothétique, l'existence de trois sortes de fibres nerveuses, cette théorie de Young-Helmholtz a soulevé des objections nombreuses et actuellement elle paraît devoir être supplantée par une théorie nouvelle due à M. Héring.

Pour Héring l'impression des différentes couleurs s'accompagne de modifications de la substance même de la rétine et il existe un rapport intime entre cet acte physiologique et la perception des couleurs. Par suite, des sensations différentes résultent d'actes physiologiques différents — lorsque la sensation cesse, l'acte physiologique cesse également, — plus la sensation est intense, plus l'acte physiologique, qui le produit, est intense.

D'après l'auteur il existerait trois paires de couleurs fondamentales : noir et blanc, — rouge et vert, — bleu et jaune. Les couleurs de la première paire se combinant entre elles produiraient les sensations de gris plus ou moins foncé. Les deux couleurs des deux autres paires ne se combineraient pas entre elles, mais pourraient être modifiées par les couleurs de la première paire.

Lorsqu'un rayon coloré, noir ou blanc, impressionne la rétine, il y agit sur une substance spéciale destinée à répondre à son incitation. Si la lumière est blanche, elle agit en provoquant la destruction de cette substance, au point de vue physiologique il y a désassimilation ; si le rayon coloré est noir, au contraire, il y a production ou régénération de la substance, c'est-à-dire travail d'assimilation. Ces deux actes physiologiques peuvent se produire simultanément; alors, s'il y a égalité dans la production et la destruction de la substance, l'œil perçoit la sensation de gris moyen, et, suivant que la première l'emporte sur l'autre ou réciproquement, le gris parait foncé ou clair. De plus, lorsqu'un point de la rétine subit le travail de décomposition de la substance, celle-ci s'accumule dans le voisinage, ce qui explique les effets de contraste: un objet clair paraît plus clair quand il se détache sur un fond sombre. Autrement lorsqu'on passe brusquement d'un milieu très éclairé dans une pièce obscure, la désassimilation devenant très faible, puisque

l'impression de la lumière hlanche a disparu et au contraire l'assimilation s'exagérant du fait de l'obscurité, il y a perception d'une couleur noire, c'est-à-dire que le sujet ne voit rien. Mais, à mesure qu'elle s'accumule, la substance spéciale rétinienne devient plus facilement désassimilable, et l'action quoique très faible de la lumière blanche se fait peu à peu sentir.

Enfin, pour expliquer les images consécutives positives, que Ton perçoit par exemple après avoir fixé le soleil, Héring admet que l'action lumineuse a tout d'abord provoqué une consommation considérable de substance et que, par suite du trouble qui en résulte dans la nutrition de la rétine pendant un certain temps, la substance continue à se détruire au fur et à mesure qu'elle se produit, l'assimilation est ainsi surpassée par la désassimilation.

Or à chacune des paires de couleurs fondamentales correspond dans ht rétine une substance propre dont la désassimilation entraîne les sensations du blanc, du rouge ou du jaune, et dont l'assimilation provoque celles du noir, du vert ou du bleu. Peut-être y a-t-il lieu de rapprocher ces substances hypothétiques du rouge rétinien découvert par Boll.

La théorie de Ilering, dont il vient d'être question, rend bien compte de ce fait qu'un œil fatigué par une impression colorée de longue durée perçoit mal les autres couleurs. Ainsi, lorsqu'un œil a fixé longtemps du blanc, il ressent moins vivement une autre impression colorée; au contraire l'intensité apparente d'une couleur est très augmentée, lorsque l'œil a été préalablement impressionné par la couleur complémentaire. Il y a donc lieu de tenir compte de l'état d'adaptation ou de repos de l'œil, quand on examine la sensibilité chromatique de la rétine.

Plus une couleur est saturée et plus elle est intense, mieux elle est perçue. En diminuant son degré de saturation par l'addition de blanc, on peut éteindre l'impression d'une couleur sur la rétine; en mélangeant cette couleur à du noir on arrive au même résultat ; mais il est à remarquer qu'il faut ajouter aux couleurs beaucoup plus de noir que de blanc pour qu'elles cessent d'être perçues.

L'éclairage joue aussi un rôle important dans la perception des couleurs. Pour le démontrer, il suffit de rappeler qu'à la chute du jour Ton cesse de distinguer la couleur des objets, bien avant de cesser d'en per+ cevoir très nettement la forme.

Enfin, la faculté d'analyser les différentes impressions colorées est plus ou moins développée suivant les sujets; les femmes la possèdent généralement à un degré plus élevé que les hommes, c'est là un résultat de l'éducation.

Vision centrale des couleurs, — La sensibilité chromatique de la

rétine est particulièrement développée dans la région maculaire; et, pour la pratique courante, il est surtout important de préciser l'état de la vision des couleurs des objets, qui se peignent sur elle. Dans ce but Ton peut se contenter de présenter au sujet examiné un tableau sur lequel se trouvent peints une série de carrés différemment colorés, et de lui demander de désigner par son nom chacune des couleurs. Cette manière de faire est inapplicable, lorsque l'examiné ignore le nom de certaines couleurs; elle est de plus sujette à cette erreur que l'examiné, sans confondre deux couleurs entre elles, les désigne chacune par le nom de l'autre.

La méthode d'examen dite d'Holmgreen n'est pas passible de ces reproches. Elle consiste à faire grouper par le sujet en examen des objets de même couleur et de môme nuance, et pour ce faire, le mieux est de se servir d'écheveaux de laine à broder. Le stock doit se composer de : rouge, orangé, jaune, vert jaune, vert pur, vert bleu, bleu, violet, pourpre, rose, brun gris. Il doit exister plusieurs écheveaux de chaque nuance. L'examen doit être pratiqué à la lumière du jour, afin d'éviter les modifications de coloris apportées par l'emploi d'une lumière artificielle.

L'examinateur prend dans le tas de laines un échieveau de la couleur, dont il désire connaître l'action sur la rétine, et demande au sujet de mettre à côté tous les écheveaux qui s'en rapprochent. La décision, la rapidité avec laquelle les laines sont choisies indiquent déjà la faiblesse ou l'énergie du sens chromatique ; la confusion des couleurs, d'autre part, saute à l'œil quand elle se produit. Habituellement on fait porter en premier lieu l'examen sur le vert clair, la plus blanche des couleurs spectrales et la plus facile à confondre avec le gris, le brun léger, le rose, l'orangé, ce que fera un aveugle pour le vert.

En second lieu, on pourra présenter l'écheveau de couleur pourpre. Cette couleur, quoique n'existant pas dans le spectre, pourrait être considérée comme huitième couleur spectrale fermant le cercle chromatique; elle résulte en effet de la combinaison à parties presque égales du rouge et du violet. Si le sujet la confond avec le violet et le bleu, c'est qu'il est aveugle pour le rouge; s'il la confond avec le rouge, c'est qu'il est aveugle pour le violet, enfin s'il la confond avec des nuances claires d'un gris verdàtre, c'est qu'il est aveugle pour le vert.

Comme troisième épreuve, on donne un échantillon rouge (de la couleur des drapeaux de chemin de fer). L'aveugle pour le rouge choisit avec le rouge, des nuances de vert et de brun plus foncées que le rouge. L'aveugle pour le vert choisit des nuances plus claires que le rouge. Dans des cas, excessivement rares d'achromatopsie totale, lé patient confond toutes les couleurs de même nuance et de même intensité lumineuse.

Dans les cas ordinaires la méthode d'ilolmgreen donne une idée très suffisante de la sensibilité chromatique de la rétine; mais, quand il s'agit de l'examiner chez un homme (marin, employé de chemin de fer), qui est appelé à reconnaître à distance des signaux colorés, les épreuves qu'elle comporte sont trop différentes des conditions où se trouvera dans la pratique l'intéressé. Alors mieux vaut recourir à l'examen des surfaces diversement colorées, dont la grandeur, la distance et l'intensité peuvent varier d'une façon facile à déterminer.

Notre confrère le Dr Chibret, avec la collaboration de MM. Collardeau et Izarn, a construit un chromatoptomètre. Cet appareil est destiné : 1° à la constatation du daltonisme pour tous les groupes de couleurs complémentaires; 2° à la mesure empirique du degré d'intensité de cette affection.

a II est fondé sur l'obtention simultanée, par la polarisation chromatique, de deux images circulaires tangentes et de couleurs toujours complémentaires.

« On peut par de simples rotations de différentes pièces de l'instrument obtenir les divers résultats suivants:

« 1° Faire varier les nuances dans toute la gamme des couleurs ; c 2° Modifier simultanément le degré de saturation des deux nuances depuis le blanc jusqu'à saturation complète;

« 3° Modifier à volonté l'intensité lumineuse de chacune d'elles séparément.

« L'appareil se compose :

« 1° D'un nicol (objectif) polariseur;

c 2° D'une lame rectangulaire de quartz taillée parallèlement à son axe optique. Elle est d'une épaisseur toujours bien définie, celle qui correspond à la teinte sensible dite de second ordre et que les constructeurs sont toujours sûrs de retrouver;

t 3° D'un analyseur biréfringent (oculaire) donnant les deux images complémentaires de l'ouverture circulaire qui, placée devant le polariseur, à l'entrée de l'instrument, est destinée à limiter le champ.

« Des repères permettent toujours de placer initialement la section principale de l'analyseur parallèlement à l'axe optique de la lame et à 45° du polariseur. Dans cette dernière position les deux images sont blanches.

t Si, au moyen d'un dispositif convenable, on vient à incliner (d'un angle mesurable sur un limbe) la lame autour de son axe optique, la lumière, la rencontrant obliquement, en traverse une épaisseur croissant avec l'inclinaison; il en résulte que la teinte de chaque image passe par toute la gamme des couleurs (toutes choses égales d'ailleurs).

« Étant donnée une position déterminée de celte lame correspondant à deux nuances complémentaires bien définies, si l'on tourne l'analy-

seur, les deux images se lavent simultanément de blanc et deviennent tout à fait blanches quand la rotation atteint 45°.

c On a donc le moyen de constater: 1° par le moyen de la lame, si le patient est capable de confondre deux nuances complémentaires, 2° par celui de Vanalyseur jusqu'à quel degré de saturation cette confusion a lieu.

€ Enfin si, à l'origine, le polariseur a été tourné de façon à faire avec Taxe optique du quartz un angle compris entre 0 et 45°, l'intensité lumineuse de l'une des deux images est affaiblie d'une façon variable avec cet angle, au point de pouvoir même devenir nulle; cette condition paraît être indispensable dans certains cas où le patient pourrait accuser une différence qui tiendrait à l'éclat et non à la couleur. *

Pour l'examen du sens chromatique le Dr Chibret conseille de suivre de point en point l'instruction suivante :

A. — Épreuve d'élimination. Mettre à 5° l'aiguille de l'échelle de saturation, et à orangé 0 l'aiguille de l'échelle des couleurs ;

2° Ecarter du diaphragme le tube de l'objectif;

3° Faire asseoir le sujet à 3 mètres de la fenêtre s'il fait clair, près de la fenêtre si le temps est sombre;

ESL

. Ik

Chromatoptomètre de Colardeau, Izam et Chibret.

Oc, bonnette do l'oculaire; — 06, bonnette de l'objectif; — B, bague; — T, tube de l'objectif devant le diaphragme; — T', Tube de l'objectif écarté du diaphragme; — ES, échelle de saturation; — EG, échelle des couleurs; -ESL, échelle du sens lumineux.

4° Présenter l'instrument au sujet en engageant son index droit dans la bague ;

8° Le sujet doit viser la fenêtre en regardant dans l'oculaire avec l'œil droit, la main gauche fermant l'œil gauche ;

6° Poser la question suivante :

Voyez-vous deux ronds de même couleur?

Re'ponse : Non.

7° Répéter constamment la même question en tournant lentement

l'aiguille de l'échelle des couleurs de manière à la promener alternativement et lentement dans la direction du rouge, puis du jaune.

Réponse : Non.

8° Amener successivement et brusquement l'aiguille sur le jaune, sur le rouge et sur le violet, en répétant toujours la question.

Réponse : Non.

9° Ramener l'aiguille de saturation à 0° et répéter une dernière fois la question.

Réponse : Oui, ou : à peu près.

Conclusion. — Le sujet n'est pas daltonien, ce qui se chiffre par l'expression :

0° T. C. (Toutes couleurs.)

Le même examen se pratique pour l'œil gauche en changeant de main.

Avec un peu d'exercice on arrive à éliminer les deux yeux en ujie minute.

Nota. — L'examen peut se pratiquer à la lumière artificielle : gaz, huile, pétrole, électricité ; commes ces sources lumineuses fournissent généralement un excès de rayons jaunes, les yeux normaux sembleraient quelquefois légèrement daltoniens pour le jaune (5° jaune 0), confusion dont il ne sera pas tenu compte et, au lieu de 5# jaune 0, on chiffrera l'examen 0° T. G. si l'examen a été négatif pour les autres couleurs.

B. — Epreuve de détermination. Si le sujet est daltonien, au lieu de répondre : Non, pendant le 7° de l'épreuve précédente, il répondra : Oui à un moment donné, soit par exemple au moment où l'aiguille de l'échelle des couleurs est sur le 0° de l'orangé.

1? Faire tourner lentement la bonnette de l'oculaire afin d'augmenter la saturation en répétant la question :

Voyez-vous deux ronds de même couleur t

Réponse : Non.

2° Ramener comme vérification à S0 l'échelle de saturation et recommencer l'épreuve afin de s'assurer que le daltonien répond : Non, dans les deux épreuves, en présence du même degré de saturation.

3° Soit 15° le degré le plus élevé de l'échelle de saturation compatible avec la confusio&des deux couleurs. On écrira 15° orangé 0.

On chiffrerait 15° orangé 2 rouge si, au lieu de s'arrêter à 0 l'aiguille de l'échelle des couleurs s'était arrêtée à la deuxième graduation sur l'arc qui va de l'orangé au rouge.

Champ visuel pour les couleurs. — Il a été dit primitivement que la sensibilité chromatique de la rétine diminue rapidement du centre vers

432 APPAREIL nerveux optique

la périphérie de la membrane, qu'une impression colorée à la périphérie est perçue comme impression lumineuse simple, puis plus près du centre comme impression lumineuse colorée, enfin que la perception de la couleur réelle est précédée d'une phase de perceptions chromatiques transitoires qui, elles jmssi, se modifient à mesure que l'impression progresse vers le centre.

Si à cela on ajoute que certains états pathologiques altèrent la sensibilité chromatique de la zone équatoriale de la rétine, il devient évident qu'il y a lieu d'étudier le champ visuel des couleurs.

Le périmètre de M. Perrin, manœuvré comme il a été prescrit plus haut, permet de préciser le champ visuel des différentes couleurs, il suffit à cet effet de substituer au disque mobile blanc un disque coloré. Dans la pratique il suffit de déterminer les limites du champ de vision pour le bleu, le rouge et le vert. Si on les compare entre eux et avec le champ visuel pour le blanc, on constate que leur forme générale est sensiblement la même, et par ordre de décroissance, du plus étendu au plus restreint, ils se rangent ainsi : blanc, bleu, rouge, vert. Les limites minima acceptées par Landolt sont les suivantes :

blanc bleu rouge vert

En haut 55° 50° 35° 30°

En dehors 90° 80° -70° 53°

En bas 60° 55° 45° 35°

En dedans 55° 50° 40° 30°

La recherche du scotome central pour les couleurs est facilitée par l'emploi du chromatoscope du Dr Ribeiro dos Santos. Cet instrument se compose de deux lamelles de caoutchouc noir mat percées d'un trou de 12 millimètres près de leur bord et d'une croix distante du précédent de B centimètres et demi. Entre les deux lamelles est monté un disque coloré qui peut présenter tour à tour devant leur orifice les couleurs blanc, rouge, vert, bleu en deux tons. Ce chromatoscope doit être tenu à la distance de 0ra,25 de l'observé, qui fixe l'ouverture de 12 millimètres, afin que l'image tour à tour colorée vienne se peindre sur sa macula. Si on veut procéder à un examen périphérique, l'observé doit fixer la croix pendant qu'on fait passer les couleurs; l'image colorée se trouve dans un angle de 15 degrés en dehors du point de fixation.

Page 1