IH. — SECTION DU NERF OPTIQUE. — NÉVR0T0MIE OPTO-CILIAIRE
La conjonctive incisée parallèlement au bord de la cornée à 1 centimètre en dehors, le muscle droit externe est dégagé et traversé par une anse de fil, puis son tendon est sectionné. Avec une pince à fixation on saisit le moignon tendineux et l'on tire fortement l'œil en dehors de façon à permettre aux ciseaux à écrasement de Warlomont ou aux ciseaux compresseurs de de Wecker d'aller sectionner le nerf optique. Ce dernier étant coupé, il devient facile d'imprimer au globe de l'œil un mouvement de rotation suffisant pour permettre aux ciseaux de raser largement toute la surface du pôle postérieur et sectionner ainsi les nerfs et les vaisseaux ciliaires. L'œil est ensuite remis en place et, le muscle droit externe suturé, on applique un pansement compressif.
Si Ton désire réséquer le nerf optique, il convient de pousser en arrière les ciseaux, qui ont chargé le tronc nerveux, puis, une fois l'œil basculé, on en saisit le tronçon encore adhérent à la sclérotique et on le coupe au ras de la coque fibreuse.
Cette dernière manœuvre mettrait à l'abri de la réunion des deux bouts du tronc sectionné, fait qui a été signalé et reproché à la simple névrotomie opto-ciliaire.
Il est du reste à remarquer qu'on ne saurait couper tous les nerfs ciliaires, que de plus les extrémités de ceux qui ont été sectionnés se
trouvent englobés dans un tissu de cicatrice, qui les irrite. Enfin l'hémorragie, l'infiltration sanguine de l'orbite, ou plus tardivement le sphacèle de la cornée, la fonte purulente de l'œil, voire le phlegmon de l'orbite, constituent des accidents possibles après ces interventions.