CHAPITRE XGVII CONVERGENCE ET ACCOMMODATION
Chez l'homme, la vision binoculaire n'est possible et utile que si les deux yeux reçoivent simultanément sur la macula une image nette de l'objet fixé. Cela implique d'une part que chaque œil est accommodé pour la distance de l'objet, de l'autre que chacun des deux axes visuels est dirigé ou converge vers cet objet.
On appelle convei*gence la direction que les yeux doi ven t donner à leurs lignes de regard pour qu'elles soient simultanément dirigées sur le point fixé (Landolt). Pour la vision à l'infini, les lignes du regard sont parallèles, la convergence est nulle, mais au fur et à mesure que l'objet se rapproche, la convergence augmente. On la mesure par la valeur de Y angle de convergence, qui est l'angle formé par la ligne visuelle avec la perpendiculaire élevée sur le milieu de la ligne (fig.310) qui joint les centres de rotation des yeux. Elle varie suivant les sujets, mais chez un même individu elle est constante ; par suite, on peut dire que l'angle de convergence est inversement proportionnel à la distance qui sépare l'objet de chacun des deux yeux. Pour mesurer ces angles, Nagel a pris comme unité l'angle de convergence nécessaire pour fixer binoculairement un objet situé à 1 mètre de chaque œil sur la ligne médiane, c'est V angle métrique ou am. Par suite, dans la fixation d'un objet distant de 5 mètres, l'angle de convergence sera de J am; dans la fixation d'un objet placé à 50 centimètres, l'angle sera 2 am (50 centimètres = -J- mètre). Comme la réfraction nécessaire pour voir un objet, elle aussi, augmente ou diminue en raison inverse de sa distance à l'œil, la réfraction et la convergence oscillent d'une quantité égale suivant les déplacements de l'objet.
Amplitude de convergence. — Sauf dans des cas pathologiques où le
Fig. 310.
Angle de convergence.