‹ Traité élémentaire d'ophtalmologieChapitre 309 sur 443 · III. - COMPRESSION · texte numérisé non relu

III. - COMPRESSION

L'étude de la compression de l'œil ne doit pas être faite à propos des lésions traumatiques de cet organe; car elle se rattache d'une façon intime au chapitre des Tumeurs de V orbite. L'œil en effet est plus souvent comprimé par un néoplasme développé dans son voisinage que par un corps étranger accidentellement mis en contact avec lui. Du reste, si par exemple il s'agit d'un projectile qui a pénétré dans l'orbite, celui-ci le plus souvent provoque tout d'abord une contusion du globe, et la violence comme l'instantanéité de son premier choc produit des désordres plus sérieux que la compression exercée par son seul contact*

On cite, il est vrai, une observation de Béer dans laquelle il est dit que la simple compression des deux yeux, pratiquée avec les doigts par manière de plaisanterie, fut suivie de cécité, fait qui prouve seulement la susceptibilité toute spéciale des tissus oculaires chez le patient dont il s'agit. On n'oubliera pas toutefois qu'une compression localisée suffît

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pour amener une excitation localisée de la rétine et la perception de phosphènes. De même on comprend que la forme du globe de l'œil comprimé puisse être assez altérée pour que son état dioptrique s'en trouve modifié, de là, suivant les cas, de la myopie, de l'hypermétropie ou de l'astigmatisme.

Enfin, dans un but thérapeutique, on utilise parfois la compression de l'œil sous un monocle ouaté un peu serré, ceci afin d'immobiliser le globe, et dans une certaine mesure pour régulariser l'afflux des liquides dans son intérieur*

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