‹ Traité élémentaire d'ophtalmologieChapitre 351 sur 443 · TROUBLES DES MOUVEMENTS ASSOCIÉS DES YEUX · texte numérisé non relu

TROUBLES DES MOUVEMENTS ASSOCIÉS DES YEUX

variables. Le punctum remotum et le punctum proximum de convergence se sont rapprochés et fusionnés.

La symptomatologie est la suivante : pas de strabisme appréciable ; les mouvements associés parallèles sont normaux, mais les yeux n'exécutent aucun mouvement quand on sollicite la convergence. Dans la fixation à petite distance, on reconnaît également l'insuffisance de convergence par l'occlusion alternative des yeux. La diplopie pour les objets rapprochés est croisée, puis à une certaine distance les images se fusionnent et plus loin elles deviennent homonymes, la diplopie homonyme comme la croisée persistant dans toutes directions du regard. Il existe un certain degré de myopie spasmodique avec amplitude d'accommodation annihilée ou très réduite. Les pupilles de dimensions normales réagissent bien à la lumière, mais mal à la convergence.

On se rend très bien compte de ces désordres de la convergence (paralysie et contracture), si l'on admet qu'il existe un centre qui serait préposé à l'adaptation de la convergence des axes pour la fixation aux différentes distances.

Pour Parinaud il se peut que ce centre siège dans le cervelet. En effet , les malades, qu'il a étudiés, présentaient habituellement un état vertigineux, précédant parfois la diplopie, ou ne cessant pas par l'occlusion des yeux, ce qui autorise à l'attribuer à une lésion du cervelet. De plus, on sait que les lésions du cervelet, en particulier du vermis inférieur, produisent des déviations dissociées dans lesquelles les axes des deux yeux, au lieu de se déplacer parallèlement, sont modifiés dans leurs rapports, de manière à produire du strabisme.

NIMIER ET DESPAGNET. 52

Page 1