‹ Traité élémentaire d'ophtalmologieChapitre 64 sur 443 · I. — CONTUSIONS · texte numérisé non relu

I. — CONTUSIONS

Les contusions de la conjonctive re'sultent de chocs d'intensités variables qui agissent sur la membrane, soit directement, soit à trav< i les paupières instinctivement fermées au moment du danger. Tantôt le corps vulnérant est volumineux (coup de poing) et la lésion ne se limite pas à la seule membrane muqueuse, il y a plutôt contusion de la paupière et dans une certaine mesure de tout le contenu de l'orbite. Tantôt, l'agent plus petit (éclats de fer ou de bois, gravier, branche d'arbre) provoque par son contact violent une ecchymose, ou un petit thrombus.

L'ecchymose sous-conjonctivale ne se produit que sous la conjonctive bulbaire ; l'adhérence intime de la muqueuse empêche sa formation au niveau des paupières. Large plaque rougeàtre ou véritable bourrelet sanguin entourant la cornée la lésion s'accompagne encore d'un certain degré d'hypérhémie générale de la conjonctive.

Les commémoratifs imposent le diagnostic qui doit encore tenir compte de l'apparition de l'ecchymose immédiatement après la blessure. Tout au contraire l'ecchymose symptomatique d'une fracture de la base du crâne se montre tardivement, apparaissant deux ou trois jours après l'accident et envahissant d'abord la conjonctive oculaire avant de colorer la surface interne des paupières.

La contusion conjonctivale suivant son intensité évolue en quelques jours ou en quelques semaines ; temps pendant lequel elle présente la série des teintes caractéristiques de la résorption sanguine.

Après lavage à l'eau boriquée des paupières et du sac conjonctival on maintiendra sur l'œil quelques compresses humides ou bien on applî-

quera un pansement compressif (rondelles d'ouate et monocle). Le thrombus est bien rarement assez considérable pour qu'il faille lui donner issue.

Page 1