EXPLORATION DE LÀ CORNÉE
Dans le premier cas on se sert du miroir concave ordinaire de 25 centimètres de foyer avec lequel on projette sur la cornée la lumière d'une lampe. Tout d'abord on se rend compte de la forme de l'image réfléchie du foyer lumineux. La surface cornéenne est-elle normale ? L'image réfléchie reproduit régulièrement le foyer lumineux. Y a-t-il une ulcération, une vésicule, un corps étranger, l'image apparaît irrégulière, brisée.
On cherche ensuite le jeu des ombres cornéennes par le procédé de Guignet (kératoscopie). La moindre altération de courbure de la membrane se traduit par des ombres irrégulières, indéfinissables, s'entremêlant (astigmatisme irrégulier) ou par un segment d'ombre paracentral, animé d'un mouvement de rotation autour du centre cornéen à chaque mouvement imprimé au miroir (déformation conique de la cornée).
Veut-on examiner la transparence de la cornée? On se sert d'un miroir plan en arrière duquel on place une lentille convexe de 15 à 20 dioptries. Puis, projetant les rayons d'une lumière sur la cornée, on se rapproche jusqu'à ce qu'on ait l'image la plus distincte de cette membrane. Elle apparaît considérablement grossie grâce à la lentille et montre ses plus petites altérations de transparence qui, d'ailleurs, si l'œil est convenablement placé, font tache sur le fond rouge de la pupille.