CHAPITRE m
§ I . — Lentilles.
On désigne, en optique, sous le nom de lentilles, des milieux transparents terminés par des surfaces courbes régulières. Ces surfaces sont généralement sphériques; cependant, comme nous aurons à . étudier une affection dont la cause est précisément un défaut de sphéricité de l'œil, nous ferons, au préalable, une étude élémentaire des lentilles ■ ellipsoïdales et cylindriques.
Parlons d'abord, pour plus de simplicité, des lentilles i sphériques.
D'après l'action qu'elles exercent sur les rayons lumi-
neux, on les divise en lenlUles convergentes et en lentilles divergentes.
Les premières (fig. 26) sont plus épaisses au milieu qucî
LKNTILLES.
sur les bords. On en distingue Irois espèces : la première ou biconvexe, aycintles deux faces sphériques (a h); la seconde plan convexe [a! b'); la troisième ménisque convergent {a"b") ayant une face convexe et une face concave d'un rayon de courbure plus grand que le premier. Les lentilles divergentes (fig. 27) sont toutes celles qui
sont plus minces au milieu que sur les bords ; on en distingue aussi trois espèces : biconcave {a b), plan concave (a' b'), ménisque divergent {a" b") ; leur nom dispense de toute explication relative à leur forme, j Les lentilles convexes font converger tous les rayons lumineux qui les traversent sans passer par le centre optique : si ceux-ci étaient divergents, ils devieniïent moins divergents, ou parallèles, ou même convergents, selon la force de la lentille ; s'ils étaient parallèles, ils deviennent toujours convergents ; s'ils étaient déjà convergents, ils le deviennent davantage.
L'action des lentilles concaves est la même relativement à la divergence.
• Il est facile de comprendre cette action des lentilles. Si tlous menons aux extrémités des rayons de courbure OB, O'Ë' (fig. 20) des plans tangents, ces plans formeront les deux faces inclinées d'un prisme dont la base sera vers le ihilieu dans les lentilles convexes et vers le bord dans