‹ Traite elementaire d'ophthalmoscopie, d'optométrie et de réfraction oculaire, rédigé conformément au système métrique et avec l'équivalence en pouces de ParisChapitre 32 sur 102 · DE L'ŒIL HUMAIN · texte numérisé non relu

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vera toujours un cône ayant la même direction que lui, et c'est seulement ce cône qui admettra le rayon car tous les autres le recevront obliquement et leur paroi pigmentée l'absorbera sans qu'il soit utilisé pour la vision.

Nous verrons un peu plus loin que dans l'œil humain, ou à image renversée, les cônes incidents frappent la rétine suivant une direction déterminée par la normale au point d'incidence, et, tout en donnant plus de lumière, se rattachent également au grand principe de direction de la lumière.

§ 2^ — Do l'cell tauiuaîc.

Cet organe, considéré d'une manière générale, comprend des parties propres à la vision et des parties accessoires, telles que les paupières. Les premières seules doivent nous intéresser. Parmi ces parties, une seule, avons-nous dit, est indispensable pour la perception lumineuse, c'est la rétine; toutes les autres sont des agents de perfectionnement ou de nutrition. Examinons succinctement chacune de ces parties.

De dehors en dedans, nous trouvons d'abord la sclérotique, qui est une membrane de forme sphérique, de nature fibreuse, résistante et qui donne au globe oculaire sa forme particulière; légèrement aplatie en arrière, elle est bombée en avant au niveau d'une partie transparente appelée cornée transparente, par opposition à la sclérotique qui autrefois se nommait cornée opaque. La sclérotique a environ 12 à 13 millim. pour rayon de courbure dans tous les sens.

La cornée appartient donc à une section de sphère d'un rayon plus petit que celui du globe. Elle est enchâssée obliquement dans la sclérotique avec laquelle ses fibres se continuent et s'unissent de la façon la plus intime. A la jonction de ces deux membranes existe un espace circulaire

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appelé canal de Schlemm (H, fig. 42). Les recherches de Hehnholtz sur la courbure de la cornée ont prouvé qu'elle n'est pas celle d'une sphère, mais bien à peu près celle d'un ellipsoïde dont le demi grand axe mesurait, chez un sujet, la^'^jOST, et le demi petit axe, 9'"'", 777. Dans plusieurs cas, le centre de la surface externe -de la cornée coïncidait avec le point culminant de l'ellipsoïde, tandis que, dans la plupart des cas, l'axe visuel tombe un peu en

Fig. 42. — Coupe do la région cilinire. — A, cornée ; B, iris; C, cristallin ; D, sclérotique; E, procès ciliaires; F, fibres circulaires du muscle ciliaire; G, Fibres longitudinales; H, canal de Schlemm.

dedans. La sclérotique présente à la partie postérieure un trou pour le passage du nerf optique, et se continue avec la gaîne externe de ce nerf.

Immédiatement appliquée à la sclérotique, on trouve la choroïde, membrane mince formée presque entièrement de vaisseaux parmi lesquels on trouve de nombreuses cellules pigmentaires irrégulières. La face interne de la choroïde est tapissée par deux ou trois couches de cellules pigmen-

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taires Irès-régulières que l'on décrit généralement aujourd'hui avec la rétine dont elles paraissent faire partie. Cette membrane, comme la précédente, est percée en avant et en arrière et se termine à la partie antérieure par une petite bandelette appelée ligament ciliaire ou muscle ciliaire (fig.42), depuis que MM. Bowmann et Brûcke y ont découvert des fibres musculaires, et sur lequel nous reviendrons à propos de l'accommodation. La partie antérieure du ligament ciliaire se divise elle-même en deux couches : l'une externe formée par un anneau à section triangulaire, présentant à la partie externe des fd^res musculaires lisses radiées (fig. -42, G), s'étendant de la sclérotique au corps ciliaire et s'insérant à la paroi interne du canal de Schleinm, et des fibres annulaires, F, découvertes par H. Mûller : c'est le muscle ciliaire proprement dit; l'autre interne, formée de replis à direction antéro-postérieure, et constitués par des lacis de vaisseaux, c'est le corps ciliaire ou procès ciliaires qui se terminent au niveau de la jonction de l'iris avec la choroïde.

Encore plus en avant la choroïde semble se détacher de la coque oculaire et se replier vers l'intérieur de l'œil pour former Viris. En effet cet organe a la forme d'un diaphragme percé à son centre et dont la grande circonférence semble se continuer sans ligne de démarcation avec le corps ciliaire. Comme ce dernier, en effet, l'iris est formée de fibres musculaires, de vaisseaux et de pigment. La couche pigmentaire de la choroïde (apisse toute cette membrane ainsi que les procès ciliaires, et l'iris jusqu'au bord de la petite circonférence.

Contre la face interne de la choroïde on trouve la réline, couche nerveuse, mince et transparente formée par l'épanouissement des fibres du nerf optique et dont la description détaillée nous entraînerait trop loin. Qn'il nous suffise de dire qu'il est aujourd'liui parfaitement établi que les fibres nerveuses du nerf optique ne sont pas sensibles à la

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