EXAMEN DE L'ACUITÉ VISUELLE CENTRALE
§ 2. — Examen de l'acuitc visuelle centrale.
Les anciennes échelles typographiques de Snellen sont calculées de telle sorte que toutes les lettres donnent sur la rétine une image de même grandeur si on les place à la distance indiquée par leur numéro. Le CG doit être lu à 200 pieds; le L à 50 pieds; le XX à 20 pieds; si la vue est normale. Dans les échelles métriques, c'est la même chose, les distances étant comptées en mètres. D'après le dernier numéro lu par le malade et la- distance à laquelle il en était placé, il nous sera très-facile d'énoncer son acuité visuelle. Si l'on se sert des échelles de Snellen anciennes, et que le malade lise le n° XX à 20 pieds, sans que les verres concaves ou convexes procurent d'amélioration, il sera emmétrope et son acuité sera représentée par 20/20 = 1 ; s'il ne lit que le n" XXX, son acuité sera 20/30 ; s'il ne lit que le n° CG son acuité sera 20/200; si même le n° CG ne peut être lu qu'à 15 ou 10 pieds, l'acuité sera 15/200 ou 10/200. Pour les échelles métriques, c'est le même principe, les distances étant comptées en mètres. Autrefois on désignait par S, initiale du mot allemand qui veut dire vue, l'acuité visuelle ; maintenant c'est par la lettre V (visus) qui a l'avantage de se rapporter à une langue universellement classique. Si D indique la distance à laquelle est lu le n° N, nous avons la formule V=^.
Une remarque très-importante, et qui paraîtra peut-être futile, c'est que l'acuité visuelle absolue doit être mesurée avec les verres correcteurs exacts. Si l'on cherche à établir une comparaison entre l'acuité visuelle avec différentes lunettes ou sans lunettes, on a alovsnm aaiïté relative après laquelle il faut toujours ajouter les mots : sans correcHon, avec tel ou kl verre, après ou sans atropine, etc., etc.