DES LUNETTES A DOUBLE FOYER
plus grand, lalentille sera encore convergente; ce sera un ménisque convergent ou un verre périscopique (de 7rs/:t c'/.oirstv, regarder autour). Ces verres, qui sont assez employés, ont l'avantage, comme l'a démontré Wollaston, d'altérer moins les images quand l'observateur regarde obliquement en faisant un certain angle avec l'axe des lunettes. Toutefois, pour les verres faibles, cet inconvénient est bien peu prononcé, et, pour les verres forts, le poids plus considérable des périscopiques les fait rejeter. Ce n'est donc que pour les numéros moyens que convient leur emploi. Ils sont du reste un peu plus chers que les autres.
On fait encore des verres convergents à double foyer, c'est-à-dire que la moitié supérieure et la moitié inférieure ont une distance focale différente. C'est aussi un ménisque dont la face convexe appartient à deux sphères de rayons différents. La partie supérieure du verre doit servir pour la vision de loin et la moitié inférieure pour la vision de près (fig. ^0). On peut même avoir à la fois un verre concave en
Fig. 90.
haut et convexe en bas, convenable dans les cas de myopie faible avec presbyopie. On sait que Franklin, qui avait une myopie 1/20 et un faible pouvoir d'accommodation, s'était fait construire des lunettes composées de deux moitiés de verres : la supérieure concave, à travers laquelle il regar-
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dait au loin pour corriger sa myopie, el l'inférieure convexe qui lui servait pour lire ou écrire. Ces verres ainsi disposés portent le nom de verres Frankliji et peuvent être remplacés par les verres à double foyer. Ajoutons, pour être complet, qu'on peut obtenir un verre convergent, ayant le même effet qu'un verre spliérique, en superposant deux cylindriques avec les axes croisés et dont le rayon de courbure est égal à celui du verre sphérique ou, ce qui revient au même, en taillant les deux faces du verre de façon à obtenir la même combinaison que ci-dessus. Ces verres portent le nom de verres à la CliamOiant. Nous y reviendrons à propos des cylindres.
b. Lunettes divergentes ou concaves. — Les lunettes divergentes sont faites de la même façon que les précédentes, en substituant aux verres ou aux surfaces convexes des verres et des surfaces concaves. Ce serait, croyons-nous, faire des répétitions inutiles que de les décrire.
Il est une question trop puérile, sans doute, pour qu'on en parle dans les livres et que nous ne croyons pas cependant hors de propos ici : comment distinguer un verre convexe d'un verre concave? ou bien, celui-ci étant connu, comment mesurer son numéro ou sa dislance focale? La première question est bien facile à résoudre si le verre a un foyer assez court, car il suffira de le toucher : s'il est plus épais au centre qu'aux bords c'est un verre convexe; s'il est plus épais aux bords qu'au centre c'est un verre concave. Mais si sa dislance focale est très-grande, ou qu'on veuille le reconnaître en le regardant, le commençant pourra être embarrassé s'il ne sait pas s'y prendre. Voici le moyen : on tient le verre verticalement à quelques pouces de distance, et l'on regarde au travers un objet éloigné; puis, faisant exécuter à ce verre des mouvements paraliactiques, c'est-à-dire de droite à gauche, de gauche à. droite, de haut en bas, de bas en haut, ou dans toute autre