‹ Traité elementaire d’anatomie ou description succincte des organes et des éléments organiques qui composent le corps humainChapitre 189 sur 331 · ESTOMAC · texte numérisé non relu

ESTOMAC

( Vcntriciihis. )

Situation. A la partie supérieure de l'abdomen, dans l'épigastre et une portion de rhy])ochondre gauche, au-dessous du diaphragme, au-dessus de l'arc du colon et du iiié.so-coion Iransverse, entre le foie et la rate. Forme. C'est un réservoir nnisculo-meuibraneux, conoide, allongé, riM'ourbé de devant en

Al'l'AHKIL DIGKSlir.

iiiri('rc et Je liaul cii bas suivant longueur, légèrement iiplati sur ses deux faces, se continuant en liaut avec l'u-sophage, on iws avec le (luodéiiuiii. Direction. Presque transverslil, un peu ol)lique en l)as, à droite et en avant. On dislingue à l'estomac deux surlaces, deux bords ou courbures, et deux extrémités qui offrent cliacune une ouverture.

1° Surface extérieure. Face antérieure. Convexe, tournée un peu en haut, en rapport de gauche à droite avec les fausses côtes, le diaphragme et le lobe gauche du foie.

Face postérieure. Aplatie, dirigée un peu en bas, cachée dans l'arrière cavité des épiploons, correspondant au mésocolon transverse.

Bord antérieur, ou (jrande courbure de l'estomac. Convexe, foi-raé par la réunion des deux faces, étendu d'un orifice de l'estomac à l'autre, en rapport avec le méso-colon transverso et l'arc du colon, logé dans un écartcment des lames du grand épiploon. Ce bord forme à droite une espèce de coude, appelé petit cul-de-sac, et à gauche une saillie considérable, nommée tuhérosité, ou grand cul-dc-sac {extrémité splénique, Ch.), placée dans l'hypochondrc gaucho et unie à la rate par les vaisseaux courts.

nord posiérieur, ou petite courbure de l'estomac. Concave, répondant à l'aorte, à la grande scissure et au petit lobe dn (oie, placé entre les deux lames de l'épiploon gastro-hépatique.

2° Sjirface intérieure. Lisse, veloutée, d'un blanc un pou ougcàtro, enduite de mucosités, offrant des rides plus ou moins nombreuses, présentant deux ouvertures, l une gauche et l'autre droite.

Cardia ou orifice gauche. Place à la réunion des deux tiers droits et du tiers gauche do l'estomac, au-dessous du diaphragme, recevant la terminaison do l'o-sophago.

Pylore ou orifice droit. Situé dans l'épigaslro, plus bas que le cardia, au-dessous du foie, au-devant et au-dessus du iv»ncroas, lires du col de la vésicule biliaire, faisant communiquer l'oslonv.c avec le duodénum, prosonlant une sorte do bourrolol infundibuliforme, appelé valvule pi/lorique.

Orgnni.mtinii. I.'eslomac est composé par ipiairo membranes

L'STOiMAC. .iSj ou limiiiiioSjUiic sci ciise, une nnisculcnsc, une fibreuse et l'antre imi(|netise, et par des vaisseanx. et des nerfs.

1" Tunique séreuse. Formée par le péritoine, n'existant point le long des conrbnres lorsque l'estouiac est vide, lisse, blanche, transparente, nnie à la tunique niusculense par un tissu cellulaire assez lAchc , excepté à la partie moyenne des (aces.

2° Txin'ique imisculeuse. Assez mince, unie en dedans à la membrane muqueuse par un tissu cellulaire serré; formée par des faisceaux de libres blanchâtres, molles, lesquelles sont de trois espèces. Celles de la première espèce sont longitudinales et superficielles , se continuent avec celles de l'œsophage , et suivent les deux courbures sous la forme des faisceaux ; quelques-unes d'elles se portent sur les deux surfaces de l'estomac. Celles de la deuxième espèce sont circulaires, plus nombreuses au milieu de l'estomac qu'à ses extrémités, parallèles entre elle ; elles ne font pas entièrement le tour de l'organe. Enfin celles de la troisième espèce sont obliques, et se répandent les unes du coté gauche du cardia, sur h s deux faces de l'estomac, et les autres dn cùté droit du même orifice, sur le grand cul-de-sac.

'•i" Tunique fibreuse. Elle est dure et résistante; sa face interne est unie à la tunique muqueuse par un tissu cellulaire l;\clic, l'externe est assez fortement adhérente à la tunique musculeusc. Elle est formée par des fibres et des lamelles dont l'entre-croisement constitue un réseau très-dense.

4" Tuniqiie muqueuse. Fongueuse, molle, d'un blanc rougc;\tre, et d'apparence légèrement marbrée ; couverte de villosités, enduite d'un fluide visqueux, offrant des rides plus ou moins nombreuses. On voit entre cette tunique et la précédente, le long des courbures, des follicules muqueux {Glandes de Brunner), très-ténus, ouverts dans l'estomac par de petils orifices. L'extrémité la plus étroite du pylore présente la valvule pijlorique, bourrelet circulaire, aplati, répondant aux cavités gastrique et duodénale par ses deux faces, ayant une petite circonférence mince et fiollante, et une grande circonférence, (pie constitue un anneau fibreux blanc et solide, formé par nn repli des tiniiques muqueuse et nuisculeuse. Les artères

.\l>l>AlU;il> DKiKSTIl" (le l'esloinju; viennent de la coronaire stomachique, des deux Haslro-épiploïques, de îa pylorique et de la sph'nique. Ses veines se terminent à la veine porte; ses vaisseaux lyniplia- (i(pi("s vont aux ganglions plac^és le long des courbures; ses nerfs vienncnl des pneumo- gastriques et du plexus «eliaque.

INTESTINS GltÊLES.

Les intestins grfiles commencent à restomac et se terminent au caecum. On les divise en trois parties, savoir : le duodénum, le jéjunum et l'iléon.

DUODÉNLM.

( Ventriculus succenturiatus , SŒMM.i

Situation. A la partie moyenne et profonde de l'abdomen , caché par le méso-colon transverse et l'estomac. Forme. Allongé, plus vaste que les autres parties des intestins grêles, succédant en haut à l'estomac, se continuant en bas avec les intestins.

Direction. Sous ce rapport, on divise le duodénum en trois portions : la première, horizontale, se termine près du col de la vésicule biliaire; la deuxième, verticale, descciul ;iis(pr;i la troisième vertèbre des lombes; la dernière, transvei-sale , se porte à gauche, au-devant de la colonne vertébrale.

Rapports. En haut, avec le foie et le col de la vésicule biliaire ; en bas , avec le feuillet inférieur du mcso-colon trausverse ; en devant, avec le feuillet supérieur de ce repli, l'estomac, et l'extrémité droite de l'arc du colon; en arrière avec les parties antérieure et latérale droite de la colonne vertébrale, le rein droit , la veine cave Inférieure, l'aorte et le pilier droit du diaphragme.

Surface, extérieure. Elle a, aver les |virties voisines, le> rapports indiqués.

Surface intérieure. De nature muqueuse, elle présente h valvulc.s conniveiilex, ou replis circulaires, rapproches les un des autres, d'une longueur varice, la plupart parallèles entn eux , ne formant point des cercles entiers. A la n-nnion d. deux dernières portions de l inleslin . on aperçoit nn petit 1"

DUODÉNUM. 387 beiciilc |KMcù (les oniices isolés ou icuiiis des conduils cliolédoque et pancréatique.

Organisation. 1° Tunique séreuse. Elle n'existe que dans une petite étendue, et seulement en devant.

2° Tunique musculeuse. Formée par des fibres transversales ou circulaires.

3° Tunique muqueuse. Wwx blanc rougeâtre, molle, villeuse, formant les valvules conniventes par ses replis, offrant les orilices excréteurs des follicules muqueux.

Les artères du duodénum vieiment de la mésentérique supérieure, de la pylorique, des gastro-épiploïques, etc.: ses nerfs, des plexus solaires.

JÉJI NUM ET ILÉON OU INTESTIN GRÊLE PIÎOpr.EMENT DIT. (Intestinum tenue.)

Situation. Dans l'ombilic, l'hypogastre, une partie des ilancs, des régions iliaques et de l'excavation du bassin.

Forme. C'est un long canal, qui fait suite au duodénum, et se termine au cœcum , présente une multitude de plis et de replis sur lui-même, auxquels on donne le nom de circonvolutions, et forme, par le rapprochement de ses parties, un paquet qui offre une courbure générale, dont la convexité est antérieure, libre et llottante, et la concavité postérieure et adhérente au mésentère. Longueur. A peu près quatre ou cin(i lois celle du corps.

Rapport. En devant, avec le grand épiploon et la paroi antérieure de l'abdomen; en arrière, avec la colonne vertébrale; autour de sa circonférenct!, avec le gros intestùi.

Surface extérieure. Lisse, ayant les rapports indiqués.

Sur/nce inlerieuie. Semblable à celle du duodénum; ses vulvules conniventes, très-nombreuses, diminuent progressivement de haut en bas.

Organisation. I" Tunique séreuse. Elle recouvre toute la surlace de l'intestin gr(M(\ excepté en arrière, où le péritoine, en s'adossant contre hii-mème jiour former le mésentère, laisse ini esimce triangulaire.

';>." Tunique musculeuse. linic au péritoine en dehors, et à

.\I>1'A1U:IL DlGESTir.

la membrane muiiiieu.se en dedans, loriiiée par de:. lilires I)âles, dont les unes sont superliciclles, peu noml)reuses et longitudinales, et les aulres prolondes, plus prononcées et transversales.

30 Tunique muqueuse. Plus épaisse que celle de Testomac, formant des valvules conniventes, olfrant des >illosités trèsnombreuses et très -apparentes, et un grand nombre de follicules muqueuK appelés (jlandes de Pcijer, qui font une légère saillie dans l'intestin. Les artères de l'intestin grêle viennent de la mésentérique supérieure; ses veines vont à la veine porte; ses nerfs naissent du plexus mésentérique supérieur.

(;aOS INTESTIN, lintestina crassa.l

hes gros intestins sont divisés en cœcum , colon et rectum.

COECOl.

Situation. Dans la fosse illaque droite. Forme. Irrégulièrement triangulaire, bosselé, trois fois plus volumineuN que l'intestin grêle, long de trois ou (luatre travers de doigt, continu avec l'iléon et avec le colon.

Rapport. En avant, avec les parois de l'abdomen ; en arrière, avec les muscles psoas et iliaque du coté droit ; en dedans , avec l'intestin grêle.

Surface extérieure. KUe offre trois saillies assez volumineuses, inégalement bosselées, séparées par trois enfoncemcnt> longitudinaux, un antérieur et deux postérieurs. Elle présent, plusieurs api)eiidiccs, formés par des replis du peritouie et remplis de graisse; et eu bas, à gaucbe et en avant, un autre appendice, appelé appendice vermi/orme ou cœcal, cvluulrique, Ilexueux, de la grosseur d'un tuyau de plume a écrire, de deux il .piatre pouces de longueur, avant une cavité qui communi(pie avec celle du cu>cum.

Surface intérieure. Elle offre trois saillies longitudinales el des enfoncements placés dans leur intervalle, et sépares les uii> des aulres par des replis transversos. En bas et en arrière, on voit roiiverlurc de ra|\pcmiicc vermiforme; el a gaucbe, cell.

toi.oiN. ;!s;) (le l'iléon garnie d'une \alvule appelée iléo-cœcale ou de Uauhin. Celle-ci est elliptique, transversale, divisée par une feiil(: en deux lèvres, réunies par leurs extrémités, adhérentes par leur bord convexe, et flottant dans le co'cuni par leui- bord concave.

Organisation. 1» Tunique séreuse. Elle enveloppe entièrement l'intestin; excepté supérieurement, où elle manque sur une petite partie de cet organe.

2" Tunique musculeuse. Elle est composée de fibres circulaires, semblables à celles de l'intestin grêle, et de libres longitudinales qui forment tiois bandelettes distinctes, moins longues que le cœcum, et occupent les. gouttières longitudinales (le sa face externe.

3° Tunique muqueuse. Elle offre peu de villosités, presque point de valvules conniventes, et un assez grand nombre de follicules nuiqueux. La valvule iléo-cœcale est formée par la tunique muqueuse, repliée sur elle-même. Sa lèvre inférieure contient un plan de fibres charnues. L'appendice vermiforme a la même structure que le cœcum.

cuLors.

Situation. Le long de la circonférence de l'abdomen, depuis la région iliaque droite jusqu'à la gauche. Forme. 11 décrit un cercle autour de l'abdomen, et présente, dans foute son étendue, des bosselures interrompues par trois bandelettes charnues, longitudinales et enfoncées, de même qu'un grand nombre d'appendices adipeux formés par des replis du péritoine; à l'intérieur, il est semblable au co'cum. On le divise, suivant la situation (]u'il occupe, en quatre portions :

1° Colon lombaire droit. Étendu depuis le cocuiii jusqu'au rebord des fausses cOtes droites. Rapports. En devant , avec le péritoine et l'intestin grêle ; en arrière, avec le muscle carré des lombes et le rein droit; en dedans, avec le feuillet infériiMu- (In méso-colon transversi; et le feuillet droit du mésentère; en dehors, avec les parois abdomiiuiles.

?" Colon tramverse ou arc du colon. Klendu d'une bypo- <:hoMdre à l'aulre; siliu- à la parlic inlêricure cl antérieinc de

390 A l' l'A H Kl L DIGKSTll".

la région épifîastriqiK- , au-dessous de l'esloinac, au-dessus de IMiilfsliii {■i(Mc, au-dovaiit du méso-colon trausverse. Face supcriearc. En rapport av(x le foie et le bord anUrieur d.l'estomac, et à gauche avec la rate. Face in/ciicure. Appliquée sur l'intestin griMe Bord anlérUur. Uni au grand épipioon. Bord postérieur. Embrassé par le raéso-ajion Iransverse. 3° Colon lombaire gauche. Entièrement semblable au droit. 40 Colon iliaque. Silualion. Dans la Cosse iliaque gauche. Forme. Celle d'une S italique. Rapports. Eu devant, aM-r l'intestin grêle; en arrière, avec les muscles psoas et iliaque, les vaisseaux spermaliques, et l'urèthrc. 11 est fixé en arrière et en haut par un repli du péritoine, appelé méso-colon iitaqm .

Onjuvisaiion du colon. 1° Tunique screusi: Formée par h péritoine, qui, après avoir recouvert l'intestin, le lixe aux par tics voisines par deux grands replis, qui sont le méso-colo:, transverse et le méso-colon iliaque. 2° Tunique^ viusculeuy, et viuqueuse. Semblables à celles du c-cum. Les artères dn c.i'cum et du colon viennent des mésentériques; leurs \eiuis'ouvrent dans la veine porte; leurs nerfs sont fournis par le> plexus mésentériques.

IlECTUM.

Situation. A la partie postérieure du bassin, depu s le cùl. gauche de l'articulation sacro-vertébrale jusqu'au coct->x.

Forme. Cvliiubiqne, un peu rende sa partie inférieure, légèrement concave en devant, dirigé presque verticalement

Rapports. Chez l'homme, en devant et en bas, avec le ba^ lond de la vessie, la prostate, les vésicules s.'ininales; en devant et en haut, avec la vessie : chez la femme, en dovanl et en bas, avec le vagin; eu devant et en haut, avec lulérus: eu arrière, chez les deux sexes, avec le sacrum et 1. coccyx, auxquels il est (ixé par un repli du péritoine, app.l. mésî>-rcclum; sur les c(\tés, avec du tissu cellulaire adipeux ■ et les m\iscles rolcveurs de l'anus.

Surface extérieure. Lisse, blanche, jMtlie, ofirant des stries verticales et parallèles.

Surface inli'rirurr. I.isse eu li.iul, prè.scnlant inlerii-nr*»-

PKniroiNi':. •'îoi

meut lies rides longitiuliiiales et parallèles, entre lesquelles on voit des replis semi-luiiaires et membraneux, qui forment des espèces de lacunes , dont le fond est étroit et tourné en lias.

Extrémité supérieure. Continue avec le colon iliaque. Extrémité inférieure. Terminé par un orifice étroit, arrondi et plissé, qu'on appelle anus.

Organisation. \° Tunique séreuse. Elle n'existe point à la partie inférieure du rectum

2» Tunique musculntse. Analogue à celle de l'u-sopliage, assez épaisse, formée par deux espèces de libres : les unes, superlicielles et longitudinales , sont tr^^s-abondantes dans les deux tiers supérieurs de l'intestin; les autres, profondes et circulaires, existent presque seules dans son tieis inférieur.

3° Tunique muqueuse. Semblable à celle des autres parties du tube digestif, formant les rides et les replis que présente la face interne de l'intestin, offrant les orifices des follicules nmqueux. Les arti'res du rectum viennent de la mésentcrique inférieure, de l'iiypogastrique et de la honteuse interne; ses nerfs sont fournis par les plexus sciatique et bypogastrique.

r•Él^ITOI^E .

iPeritonœum. )

Le péritoine est une membrane séreuse, mince, transparente, très-étendue, ayant la forme d'un sac sans ouverture, qui tapisse la surface interne des parois de l'abdomen, recouvre la plupart des organes que celui-ci renferme, sans en contenir aucun dans sa propre cavité, et forme différents replis, destinés à les maintenir dans leurs rapports naturels.

Pour rendre plus facile l'étude de son trajet dans l'abdomen, on divise cette cavité en trois régions ou zones : une supérieure ou épigaslrique, une moyenne ou ombilicale, et l'autre inléricure ou hijpor/astrique. Ces régions sont si'parées entre elles par deux lignes dont une passe sur le bord inférieur de la douzième côte de cliaipic cAté , et dont l'autre s'é- Icnd entre les deux crêtes iliaipies. Cbacune de ces trois régions est partagée en triii.s autres par deux lignes qu'on suppose descendre \ertir;di'mi'iil de |;i p.iilii' inIV'rieure du lliorax aux épines

;i<j2 Al'l'AHlilL IJlGliSTir.

ilimiues aiilûrieuies et supérieures. La région moyenne Je la zone suiiéricure poite le iwm ù'épUja.sIra, et ses régions latérales celui Miypochondres. La région moyenne île la /.one moyenne s'appelle ombilic, et ses régions latérales yîûHcs ou colcs: enfin, on nomme /njpogaslre la région moyenne de la zone inlérieure; et fusses iliaques, ses régions latérales. Le péritoine est partagé en trois portions, qui correspondent à ces trois grandes régions.

1» Portion ombilicale. Elle part de la ligne blancbe, recouvre à droite et ;i gauche les muscles de l'abdomen , passe sur le colon, autour duquel elle forme un repli, appelé méso-colon lombaire, au-devant des reins, dont elle est séparée par une couche de tissu cellulaire; elle s'avance ensuite, de chaque côté, vers la colonne vertébrale, en recouvrant les uretères, les vaisseaux spermatiques et rénaux, la veine-cave et l'aorte, et se réiléchit d'arrière en avant en s'adossant contre ellemême pour former le mésenlèrc, vaste repli lisé en arrière, par son bord étroit, à la colonne verlébrale, et en avant, par son grand bord, à toute l'étendue de l'intestin grêle, forme par deux feuillets, entre lesquels se trouve u:i grand nombre de vaisseaux lymphatiques et sanguins, de ganglions et de nerfs.

?o Portion Injpogastrir/ue. Elle descend sur la ligne uudiane, sur l'ouraciue et les artères ombilicales en formant troi> replis assez saillants, recouvre la face postérieure des musdo droits et, plus i)as, le sommet et la région postérieure de la vessie. Le péritoine tapisse ensuite, chez l'honune, la base des vésicules séminales et le rectum, en formant deux replis, ligaments postérieurs de la vessie; et derrière le rectum, un autre repli, nommé méso-rectum. Chez la femme, il se |wrle de la vessie, sur le vagin et du vagin sur rulérns, dont il revél les l'aecs antérieure et postérieure et le bord supérieur, el forme, en se prolongeant de chaque etMé, deux replis (pii iK)rtent le nom de iKjamcntK lartjes. Il se comporte ensuite de la ménte manière dans les detix sexes, remonte au-devant de l'arliculalion sacro-verlébrale pour se réunir à la portion ">mhilicale. Sur les côtés de la ligne médiane, le péritoine descend des parois abdominales ilans cha<|ue (osse iliaipie, «pi'ellc

PÉlilTOINE. ^'J3 laiiisso , et l'orine autour de l'S du "colon et du cttcuiu deux roiilisqui sont, à droite, [c nu'so-cœcum, et ;i gauche le mésocolon iliaque. Deniore l'arcade crurale il l'orme deux enlonccmcuts nommés fosses inguinales.

li" Portion épigaslrique. Très-compliquée cl disposée d'une manière dilïérente ;i gauche, à droite et au milieu. A gauche, le péritoine recouvre la face inlérieure du diaphiagrae, la partie postérieure des vaisseaux spléniques , la moitié postérieure de la lace interne de la rate , sa lace externe , sa circoalérence , ]a moitié antérieure de sa face interne , la partie antérieure (les vaisseaux spléniques , d'où il se porte à la tiibérosité de l'estomac et se continue avec le feuillet antérieur du grand épiploon. Les feuillets qui unissent la rate à l'estomac portent le nom à' épiploon gaslro-splénique.

Au milieu le péritoine passe du diaphragme sur la face antérieure de l'estomac, ensuite au-devant des vaisseaux gastro-, épiploiques; il descend alors jusqu'à la partie inférieure de l'abdomen, se rélléchit de bas en haut jusqu'au bord convexe du colon transverse, en formant ainsi deux des lames du grand épiploon. Après avoir recouvert la face inférieure du colon, il se [lorte en arrière, vers la colonne vertébrale, pour former le feuillet inférieur du méso-colon transverse.

A droite il se rélléchit du diaphragme sur le bord postérieur du foie, forme un repli, <pron appelle son ligament coronaire; tapisse sa face supérieure en donnant naissance à un autre repli triangulaire et vertical , qui la divise en deux parties inégales et qu'on nomme le ligament suspcnscur du foie: celui-ci se conliiuie avec la fau.i: de la veine ombilicale, repli qui contient cette veine dans son épaisseur. Plus bas le péritoine tapisse d'un ciHé la face concave du grand lobe du foie et la vésicule biliaire, et forme, tout à l'ail ;i droile, un repli nommé ligament latéral droit du foie; de l'autre crtié il recouvre la face inférieure de son lobe moyen , l'ornif! près de son bord jjostérieur le ligament triangulaire ganclic et, en se portant sur la face antérieure de l'estomac, le feuillet antérieur de Vépiploou gastro-hépatique.

Au-dessous du col de la vésicule biliaire, le i)ériloine s'en-

;)ij4 Al'I'AliLlL lŒSPIHATOIlîi:.

loïkc (huis iiiie ouverture triangulaire, appelée hialm de Wiiislow; s'adosse contre lui-même, descend sur la l'ace postérieure de l'estomac, ensuite derrière les vaisseaux gastroépiploïques, et parvient à la partie inférieure de lahdoiuen avec la première lame du grand épiploon. Il remonte ensuite jusqu'au bord convexe de l'arc du colon, recouvre sa face supérieure, forme le feuillet supérieur du méso-colon transverse et vient sortir par l'ouverture de Wiiislovv. Dans ce trajet cette portion du péritoine forme les parois d'une cavité, appelée arrière-cavité des épiploons, et termine le grand épiploon, vaste repli , libre et llottant, quadrilatère, iixé par sa base au bord antérieur de l'estomac et à l'arc du colou, formé de deux feuillets qui sont composés chacun de deux lames, une superlicielle et l'autre profonde.

Face inlerne du péritoine. Lisse , très-polie , sans cesv ■humectée par une sérosité ténue, en contact avec elle-mèmi-. Face externe. Adhérente à la plupart des organes de l'abdomen d'une manière plus ou moins intime, appliipiée contre elh mème on plusieurs endroits.

Organisation. Semblable à celle de toutes les membrano séreuses.

DÉUXIÈMK ORDRE.

j r p .1 h' /•; / /- A' /^ ^- 1' i « a ru i it i-: Les pounuin^ sont les seuls organes dont il se c<)ni|)0»e.

l'OU.MONS.

1 Pulmones. |

^ I. CONFOIIMATIO.N GK.XKIIVLK.

Situation Ils sont renfermés <lans les deux casiles de la liollrine, sépares Tun de l'autre [Kir le mi di;istiu el le cu'ur, <A distingués en droit el gaudie.

POUMOiSS. ;iil5 Volume. Il est oNactemi'iit le niCmc (luc la cai'aciU" des ca-

viliis lli()rac:(|ues; celui du |)Ouiiioji dioil est un jicu plus grand

(|ue celui du gauche.

Pesanicur spécifique. Les poumons sont plus légers que les

autres organes et surnagent à la surface do l'eau : leur poids

est en général, à celui du corps, comme un est à vingt-huit ou

trente-cinq.

Couleur. Elle est d'un fauve-pàlc tirant sur le blanc ou le gris, interrompu par de petites taches bleuâtres, noires ou brunes, irrégulièrement disséminées et plus ou moins multipliées.

Densité. Les poumons sont mous, très-flexibles, élastiques et crépitants.

Figure. Celle d'un conoïde très-irrégulier, aplati en dedans, ayant sa base en bas et son sommet en haut. On distingue à chaque poumon deux faces, doux bords, une base et nn sommet.

Face exlenw. Elle est lisse, polie, humectée par un fluide séreux, convexe dans toute son étendue, surtout en arrière, presque plane en devant, libre et en contact avec les parois de la poitrine. Sur le poumon gauche elle présente une scissure très-profonde, dirigée obliquement en bas, du bord postérieur à l'antérieur, et divisant le poumon en deux lobes, un supérieur et antérieur, et l'autre inférieur et postérieur plus grand. Une fente semblable divise le poumon droit en deux lobes; le lobe supérieur est partagé en deux portions par une rainure secondaire, dirigée obliquement en bas et en dehors.

Face interne. Plane ou légèrement concave, contiguë au médiastin en devant, et en arrière à la colonne vertébrale, recevant l'insertion des bronches et des vaisseaux pulmonaires vers le milieu de sa hauteur.

Bord antérieur. Mince, tranchant, plus ou moins inégal, écliancré du côté gauche seulement, pour recevoir la pointe du cœur. Bord postérieur. Épais, arrondi, vertical, logé dans les Routtières (|ui soni placées sur les côlés de la colonne vertébrale.

Hase. Légèrement concave, un peu obli(pie en bas et en de-

.,,„. APl'Al'.KIL UKSIMKATOIHK.

hors, iii.puyéc sur la lace supériiMire du diaphragme. Sommet.

{■Arn\[, obtus, arrondi, situé au niveau de la première iMc.

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