‹ Traité élémentaire de botanique appliquée, contenant la description de toutes les familles végétales, et celle des genres cultivés ou offrant des plantes remarquables par leurs propriétés ou par leur histoireChapitre 16 sur 87 · XIX. EUPATORIÉES Calathide régulariflore · texte numérisé non relu

XIX. EUPATORIÉES Calathide régulariflore

i T. petasites.

i P. carne a.

CLASSE XIII

androgyniflore. Clinanthe ordinairement inappendiculë. Aigrette nulle ou ste'phanoïde ; stigmatophores longs , convergens, cylindroïdes , entoure's supérieurement de collecteurs glanduliformes ou papilliformes.

STEVIE. Stevia. Inyolucre campanule. Calathide androgyniflore , tubuliflore. Akène à cinq angles membraneux ; Aigrette membraneuse.

C’est à J. Estève , médecin et botaniste espagnol du seizième siècle, que ce genre a été dédié ; il est formé de végétaux herbacés ou sous-frutescens , originaires du Mexique ou des contrées voisines. Plusieurs , à cause de leur élégance , sont cultivés chez nous.

AGERATE. Agératum. Involucre hémisphérique. Calathide tubuliflore. Stigmate unique. Akène quadrangulaire ; aigrette squammeuse.

Agérate est formé de et, privatif, et de ytipctç, vieillesse. Ce genre comprend des arbustes et des végétaux herbacés , à fleurs blanches ou violettes, et qui sont originaires des régions équinoxiales de l’Amérique et de l’Asie.

PIQUERIE. Piqueria. Involucre de quatre ou cinq squammes foliiformes. Re'ceptacleà quatre ou cinq fleurons. Anthères inappendicule'es. Ovaire pédicule'.

C’est à un médecin espagnol, A. Piqueris, l’un des traducteurs d’Hippocrate, que l’on a dédié ces plantes; elles sont remarquables par leur ovaire, qui est situé sur une espèce de pédoncule charnu , coloré en vert , et qui s’insère au-dessus

SYNANTHÉRÉES.

(le la base de cet organe, et aussi par leurs anthères, qui sont dépourvues d’appendices apicilaires, anomalie unique dans la famille des synanthérées. Les piquéries sont originaires du Mexique et du Pérou.

La Piquérie à feuilles trinervées 1 , qui croît au Mexique , est cultivée dans nos jardins.

EUPATOIRE. Eupathorium. Involucre cylindroïde. Calathide regulariflore , androgyniflore. Akène pentagone; aigrette sessile, capillaire.

Ce genre a été dédié à Mithridate Eupator en mémoire de ses connaissances en botanique , et parce qu’il s’était servi le premier, à ce que dit Pline , de l’une de ses plantes. Les eupatoires sont ligneuses ou herbacées , et leurs fleurs purpurines ou blanchâtres sont disposées en corymbe ou en panieule. Presque toutes proviennent de l’Amérique.

L’Eupatoire à feuilles de chanvre 2 , qui est la seule espèce européenne, est connue aussi sous le nom d’Eupatoire d’Avicenne , parce qu’elle était employée par ce médecin célèbre. Dioscoride et Galien en faisaient également usage. Maintenant elle est abandonnée ; cependant Martius dit qu’en Russie ses fleurs sont administrées comme un préservatif de la rage. M. Righini a trouvé dans cette espèce un alcaloïde blanc, amer, qu’il nomme Eupatorine.

L’Eupatoire aya-pana 3, dont le nom spécifique est celui que les habitans des rives de l’Amasone lui donnent, fut apportée à l’île de France, en 1797, par le frère du capitaine Baudin , qui en déroba à cet effet un pied à un habitant du Brésil. Il croyait que cette plante était une panacée universelle, sur la réputation dont elle jouit dans ce pays, mais l’expérience a prouvé la nullité de ses vertus.

1 P. trinervia.

2 F cnnnabirtmn.

3 E. aya-pana

CLASSE XIII

KUHNÏE. Kuhnia. Corolle glandulifère ; anthères sublibres. Stigmatophores claviformes. Ovaire cylindroïde , hispidule , strie' ; aigrette barbe'e.

C’est au voyageur A. Kühn qu’a été consacré ce genre. Linnée, Yentenat et Kunth disent que les anthères des kuhnies sont libres; au contraire, Gœrtner et H. Cassini soutiennent qu’elles sont adhérentes ; mais ce dernier, qui n’ajoute que peu d’importance à ce caractère , émet qu’elles ne le sont que faiblement.

La Kuhnie faux eupatoire 1 a été rapportée de la Pensylvanie par le voyageur dont elle porte le nom.

LIATRIS. Liatris. Folioles involucrales appendicule'es. Corolles à divisions étroites. Ovaire multinervé ; aigrette filiforme, barbée.

Les liatris ont le port des serratules , dont elles ont été séparées. Toutes sont indigènes de l’Amérique septentrionale.

La Liatris rude 2, plante herbacée, à fleurs purpurines, est un des types de cette coupé.

XX. VERNONIÉES, Calathide ordinairement incouronnée. Corolle staminifère, régulière. Stigmatophores semi-cylindriques ; collecteurs piliformes ou lamelliformes.

ÉLÉPHANTOPE. Elephantopus. Capitule à trois bractées foliiformes , cordiformes , contenant des

i K. eupatorioides.

i L. squarrosa.

SVNANTHÉRÉES. 2

calathides quadriflores. Aigrette à cinq squammellules filiformes , barbellule'es , à base élargie.

Selon Vaillant, on a trouvé quelques rapports entre la forme de l’empreinte du pied d’un éléphant et celle des feuilles radicales des éléphantopes , et de là provient le nom de ces plantes, qui est formé de sà e<paf9 éléphant, et de 'Trovç, pied.

L’Eléphantope scabre 1 , qui habite l’Inde orientale , est la seule espèce que mentionne H. Cassini.

ETHULIE. Ethulia. Involucre imbriqué. Akène pyramidal , pentagone , glanduleux , inaigretté , à bourlet coroniforme.

L’Ethulie conyzoïde 2 offre des corolles purpurines ; les glandes qui recouvrent ses fruits exhalent une odeur forte, qui est analogue à celle de la rue. Cette synanthérée habite les bords du Nil , Madagascar et l’Inde.

LAGASCEE. Lagasca. Folioles involucrales foliiformes , inégales. Fleurons à involucelle monophylle , quinque'fide. Aigrette membraneuse , laciniée.

Cavanilles a dédié ce genre au célèbre botaniste espagnol Lagasca , l’un des fondateurs de la science dans sa patrie. Les lagascées sont herbacées ou sous-ligneuses , et leurs fleurs blanches ou rouges sont disposées en capitules terminaux. Toutes sont indigènes de l’Amérique méridionale.

La Lagascée molle 3 , qui habite Cuba , est cultivée dans les écoles de botanique.

1 K scaber.

2 Jl. conyzoiries.

?, L. Mollis.

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TARCHONANTHE. Tarchonanthus. Fleurs dioïques. Calathide mâle subre'gidariflore. Réceptacle pilifère ; nectaire vaste , en gobelet. Calathide femelle à corolles persistantes , servant d’aigrettes ; aigrette nulle.

Quelques botanistes avaient cru avec Linnée, Bergius et de Candolle que l’ovaire des tarchonantes était super, mais Gœrtner et H. Cassini sont d’un avis opposé, et ce dernier regarde comme un nectaire épigyne ce prétendu ovaire libre. Ces plantes sont originaires du cap de Bonne-Espérance.

Le Tarchonanthe camphré 1 est un arbrisseau dont les feuilles exhalent une odeur de camphre ; ses fleurs sont rouges ou blanches. On le cultive dans nos jardins botaniques.

VERNONIE. Vernonia. Involucre imbriqué , ovale. Réceptacle nu, alvéolé. Aigrette capillaire , non plumeuse.

Ce groupe a été consacré à la mémoire de G. Vernon, botaniste et voyageur. Il renferme des plantes originaires de l’Amérique septentrionale , surtout de la Virginie et de la Caroline.

FAMILLE DES DIPSACÉES.

Fleurs ordinairement en capitules entourés d’un involucre polyphylle. Calice double ; l’extérieur membraneux, persistant ; l’intérieur ordinairement sélifère ; corolle monopétale , tubuleuse , quadri ou

T. camphoratus.

DIPSACÉES. 0.3g

quinquélobée ; deux à cinq étamines libres. Akène à graine pendante.

Les végétaux de cette famille sont herbacés , et portent ordinairement des feuilles alternes simples ou divisées. Ils ont des rapports avec les synanthérées et les rubiacées , mais ils se distinguent des premières par leur calice double et leurs étamines libres, et des secondes par leurs fleurs capitulées et leur embryon renversé.

MORINE. Morina. Calice extérieur épineux ; corolle bilabiée , quinquélobée , diandre.

Tournefort , par reconnaissance , a consacré ce genre à L. Morin, médecin qu’il avait chargé de ses leçons, pendant son voyage dans le Levant.

La Morine de Perse * , qui habite l’orient , est l’unique espèce.

GARDERE. Dipsacus. Ptéceptacle à paillettes très-longues et épineuses. Corolle quadrilobée , tétrandre.

Ce nom provient de soif, parce que l’on trouve

ordinairement de l’eau de pluie à la jonction des feuilles opposées des cardères , et qu’elle peut servir à désaltérer les voyageurs. Les quatre espèces que renferme ce genre viennent spontanément en France.

Le Cardère à foulon 2 , que l’on nomme vulgairement Chardon , porte sur son réceptacle des paillettes recourbées , ce qui fait que ses tètes de fleurs servent généralement à peigner les draps. On le cultive en grand pour cet usage, en Picardie et en Normandie, surtout près des villes manufacturières deLou-

i />/. per sien.

2 /) fullonvm

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viers et d’Elbeuf. Martius dit que dans certains endroits de la Russie, l’extrait de ce cardère passe pour guérir la rage. L’eau qui se rassemble dans ses feuilles passait autrefois pour un excellent cosmétique , ce qui avait fait nommer cette plante Cuvette de Vénus.

Le Cardère des bois 1 n’est regardé, par Lamarck et Linnée, que comme une variété de l’espèce précédente.

SCABIEXJSE. Scablosa. Réceptacle sétifère. Corolle a quatre ou cinq lobes inégaux ; quatre ou cinq étamines.

Par cette dénomination, qui est dérivée de scabies , gale, on a voulu indiquer la confiance qu’inspiraient certaines scabieuses contre cette maladie. Ces plantes habitent préférablement les pelouses sèches des montagnes ; beaucoup d’entr’elles croissent en Europe ; les autres se trouvent dans l’Asie et l’Afrique.

La Scabieuse des champs 2 croît en France ; elle est amère et sudorifique ; quelques médecins l’emploient fréquemment contre les dartres et d’autres affections cutanées. La Scabieuse des bois jouit des memes propriétés.

La Scabieuse succise 3 4 offre une racine dont l’extrémité est tronquée brusquement , et comme cet organe passait autrefois pour être un souverain remède contre les affections pestilentielles, dans les siècles de crédulité, on s’imaginait que le diable en rongeait l’extrémité pour priver l’humanité de cette ressource ; de cette croyance provient le nom de Mors du diable que l’on imposa à cette dipsacée. La racine de la scabieuse succise est amère et astringente. En Suède , on en retire une fécule verte.

La Scabieuse pourpre noir 4, qui est originaire de l'Inde, où

1 D. sylvestris .

2 S. atvensis.

3 S. succisa.

4 S. atro -purpurca.

VALERIANEES.

on la cultive depuis un tems considérable sous le nom de Fleur des veuves ; elle est fréquemment employée à la décoration de nos jardins.

KNAUTIE. Knautia. Involucre unisërie, pauciflore. Calice interne cilié ou plumeux ; corolle quadrilobée , tétrandre.

C’est à C. Knaut , savant botaniste , qu’a été dédié ce genre que l’on avait précédemment réuni aux scabieuses.

La Knautie orientale 1 est cultivée dans les jardins botaniques.

FAMILLE DES VALÉRIANÉES.

Calice monosépale, entier , denté ou roulé en dedans , et devenant aigrettiforme ; corolle monopétale, tubuleuse, quadri ou quinquélobée, irrégulière, ordinairement gibbeuse ou éperonnée ; une à quatre étamines ; ovaire triloculaire. Fruit nu ou aigretté, indéhiscent ; une à trois loges , dont une seule séminifère.

Les valérianées sont des végétaux à feuilles opposées; elles diffèrent des dipsacées par leur calice simple.

VALERIANE. Valeriana. Calice à limbe roulé et devenant une aigrette ; corolle quinquélobée , à tube gibbeux ou éperonné ; trois étamines ; trois stigmates. Fruit aigretté.

Suivant Lînnée , ce nom provient de celui d’un roi appelé

* A', orienta lis.

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Valère , qui se servit le premier de ces végétaux ; il est plus probable qu’il est dérivé de valere, se bien porter, et qu’il indique les vertus médicales qu’ou leur prêtait.

La Valériane officinale 1 habite la France ; sa racine est un des meilleurs antispasmodiques ; c’est une autre espèce de ce genre, la Valériane celtique, qui fournissait le fameuxNard, si renommé anciennement.

VALERIANELLE. Valerianella. Calice quinquédenté. Corolle ineperonnée , subrégulière , quinquélobée , triandre. Fruit inaigretté.

La Valérianelle mâche 2 se cultive dans nos jardins , comme plante potagère.

FAMILLE DES RUBIACÉES.

Calice monosépale. Corolle monopétale , régulière, rotacée , subcampanulée , infundibuliforme ou tubuleuse; ordinairement quatre ou cinq étamines, rarement six ou sept. Fruit : deux coques monospermes , nuculaine , drupe , baie , ou capsule biloculaire , polysperme ; endosperme ordinairement corné. Feuilles opposées et stipulées , ou verticillées.

Les végétaux de cette famille diffèrent extrêmement entr’eux, relativement à leur port ; les uns sont herbacés , les autres forment de hauts arbres ; jamais ils ne contiennent de sucs laiteux , ce qui les distingue des apocynées ; leurs feuilles sont opposées ou verticillées , et constamment entières , car les

\ V. officinalis.

2 V. olitoria.

RUBIACEES.

dentelures que l’on observe sur quelques unes 11e sont dues qu’à des prolongemens de l’épiderme. Dans toutes les rubiacées dont les feuilles sont opposées , on découvre des stipules , ce qui constitue un caractère important pour isoler cette famille de celle des caprifoliées qui lui est fortement analogue. Cette vaste famille renferme environ mille à onze cents espèces ; celles-ci sont disséminées dans toutes les zones du globe , mais leur nombre augmente à mesure que l’on explore une contrée plus méridionale. A. Richard a publié, en 1829, une excellente monographie des rubiacées ; nous suivrons les vues de ce célèbre professeur , pour la distribution des genres que nous décrivons parmi elles.

1. ASPERULEES. Deux stigmates glanduleux , capitulés. Deux coques sèches ou charnues, indéhiscentes , monospermes.

SHERARDIE. Sherardia. Calice à six dents longues ; corolle infundibuliforme , quadrilobée, tétrandre. Coques globuleuses, calicifères.

Ce genre est dédié à J. Shérard , possesseur d’un jardin botanique dans le comté de Kent ; il ne contient qu’une espèce qui habite la France.

ASPERULE. Asperula. Calice à limbe nul ; corolle ordinairement infundibuliforme ou subcampanulée , quadrifide , tétrandre. Coques subcharnues.

Les aspérités qu’offrent les feuilles de certaines espèces de ce groupe ont déterminé ce nom, qui est un diminutif de asper âpre.

L’Aspérule à l’esquinancie 1 , qui croît sur nos coteaux ,

1 A . cynanchica.

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était autrefois employée contre les maux de gorge ; aujourd’hui* elle est inusitée.

L’Aspérule odorante 1 , qui habite nos bois , exhale un parfum agréable , par la dessiccation. On l’a vantée dans quelques affections nerveuses , et Martius dit qu’en Russie on s’en sert contre l’hydrophobie.

CRUCIANELLE. Crucianella. Fleurs bracte'ïfères. Corolle à quatre ou cinq divisions ordinairement terminées par un appendice sétacé. Quatre ou cinq étamines incluses. Coques striées.

Les crucianelles sont des végétaux herbacés qui habitent les régions méditerranéennes de l’Europe et de l’Asie.

GARANCE. Rubia . Corolle rotacée ou campanulée, quinquélobée , pentandre. Coques charnues, lisses , glabres.

Rubia provient de ruber t rouge , et indique le principe colorant contenu dans les racines des garances ; celles-ci sont herbacées et habitent les contrées extratropicales de l’ancien continent.

La Garance des teinturiers 2 croît spontanément dans les régions de l’Asie, de l’Afrique, et de l’Europe qui avoisinent la Méditerranée. Sa racine rampe horizontalement ; lorsqu’elle est sèche elle est striée et recouverte d’un épiderme d’un brun rougeâtre , qui s’enlève avec facilité ; son écorce et sa moelle sont d’un rouge foncé, tandis que la partie ligneuse est jaunâtre, et elle ne contient que peu de substance colorante; cet ingrédient doit sa propriété tinctoriale à plusieurs principes ; l’un d’eux a été reconnu par MM. Kuhlmann , Robiquet et Collin , et nommé Alisarine , et l’autre a été appelé Purpurine, par les deux derniers.

A. odorata.

2 R. tinctorum.

RUBIACEES.

La racine de ce végétal est appelée Alisari , quand elle est entière , et ce n’est qu’à celle qui est réduite en poudre que les commerçans donnent le nom de Garance ; on en fait une grande consommation pour la teinture en rouge , aussi estelle cultivée dans beaucoup de pays ; celle qui provient de Smyrne, de Chypre et de Hollande est fort estimée ; les environs d’Athènes en possèdent de grandes plantations , et Thomson dit que l’Angleterre en importe chaque année, de la Zéelande , pour cinq millions.

Ce fut Colbert qui , le premier en France , encouragea la culture de la garance; et l’on vit Louis XY, en 1756, accorder une exemption d’impositions, de vingt ans de durée , à tous ceux qui cultiveraient ce végétal dans les terrains précédemment stériles ; ce fut de cette époque que ses plantations prirent quelque extension ; car , auparavant , on en comptait fort peu dans notre pays. Actuellement les garances indigènes des environs d’Avignon et de Strasbourg sont fort estimées.

On forme les garancières par le semis en place , par le semis en pépinière , ou à l’aide de la séparation des racines ; c’est ce dernier procédé qui est préféré , parce qu’il est plus rapide. La garance se cultive dans des terrains profonds, que l’on a soin de défoncer pour mieux permettre à ses racines de s’étendre ; il faut environ trois ans pour que cellesci acquièrent le degré de développement qui leur est convenable, et, pour le favoriser, on les bine chaque année.

M. Doebereiner, d’Iéna, est parvenu à obtenir une liqueur alcoolique de la racine de cette plante, par un moyen qui ne la prive pas de son principe colorant. Dans quelques pays, le feuillage de celle-ci sert de fourrage ou pour écurer la vaisselle d’étain.

La garance faisait partie de la matière médicale ancienne ; déjà Hippocrate , Galien et Dioscoride s’en servaient ; on la regardait, deleurtems, comme diurétique, probablement à cause de la faculté qu’elle possède de colorer les urines; on

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l’administrait alors contre la pierre, la dyssenterie et l’é— pilepsie. Sydenham la préconisait dans la jaunisse; en 1^56, Mizaud découvrit que cette racine , administrée à l’intérieur, jouissait de la propriété de rougir les tissus des animaux, et Duhamel mit hors de doute ce phénomène ; son action se porte jusque sur les os , et elle leur donne de la densité en meme tems qu’elle les colore en rouge ; mais Linnée a remarqué que , quand son usage était long— tems continué , il produisait la maigreur et des affections cancéreuses qui entraînent la mort des animaux soumis aux expériences. Il serait donc imprudent de l’administrer dans le rachitisme, ainsi que quelques médecins l’ont conseillé.

CAILLE-LAIT. Galium. Corolle rotacée, quadrifide , tëtrandre. Coques sèches ou subcharnues , lisses , tuberculeuses ou hispides.

Cette appellation est dérivée de yaKci , lait , parce que l’on croyait qu’un de ces végétaux pouvait faire cailler ce liquide. Les galium sont presque tous herbacés; ils habitent les régions tempérées et septentrionales du globe.

Le Caille-Lait grateron 1 était appelé Philantrope par les Grecs, à cause de sa disposition à s’attacher aux habits des passans ; ce végétal , qui est fort commun chez nous , servait dans l’ancienne médecine ; on l’a meme vanté récemment , comme antiscorbutique et anticancéreux, mais on a reconnu son inefficacité ; Martius dit que les cosaques de l’Ukraine en font usage pour se préserver de la rage.

Le Caille-Lait jaune 2, qui habite nos climats , offre des fleurs jaunes que l’on emploie pour colorer le fromage de Chester ; mais, ainsi que l’ont reconnu Young et Parmentier, elles ne jouissent point de la propriété de faire cailler le lait, qu’on leur prête vulgairement. Le principe colorant qu’elles

j G. nparine.

1 G. verwn.

RUBIACEES.

renferment peut se fixer sur la laine, aussi elles servent dans les arts pour la teinture de celle-ci. Ce galium a quelquefois été administré dans les affections nerveuses, et spécialement contre l’épilepsie.

VAILLANTXE, Vaillantia. Fleurs polygames,terne'es; la moyenne hermaphrodite, les latérales mâles ou neutres. Corolle hermaphrodite rotacée , quadrilobée , te'trandre. Semence subnue , unique par avortement. Corolle neutre trilobée.

Ces végétaux rappellent S. Vaillant , botaniste français ; ils sont herbacés et portent des feuilles quaternées ; l’Europe est leur patrie.

La Vaillantie croisette *, qui croît dans nos bois, possède une racine que Spielmann dit avoir la propriété de teindre les os en rouge ; on l’employait autrefois en médecine , comme astringente. Cette plante doit être actuellement rangée parmi les galium.

11. ANTHOSPERMÉES. Deux stigmates subulés, poilus. Fruit sec ou charnu, indéhiscent, à deux loges monospermes.

ANTHOSPERME. Anthospermum. Fleurs ordinairement dioïques. Calice entier ou à quatre ou cinq dents courtes ; corolle à trois , quatre ou cinq divisions ; trois ou quatre étamines.

Ces végétaux portent une appellation dérivée de e4j/ôo<T'T£p//e6, fleur-semence. Ils sont sous-ligneux et habitent l’Afrique

i V. cruciata.

lis

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PHTLLIS. Phyllis. Calice bidenté ; corolle subcampanulée , quinquélobée , penlandre ; deux stigmates filiformes, poilus. Fruit sec.

Les phyllis ont un nom qui indique la beauté de leur feuillage; il provient de çi/AAof, feuille ; elles croissent dans les îles Canaries.

III. OPERGULARIÉES. Fruits uniloculaires , monospermes , soudés , s’ouvrant en deux valves , dont les intérieures forment une sorte d’opercule , et les externes les parois d’une espèce de capsule.

OPERCULAIRE. Opercularia. Fleurs en capitules globuleux ; calice à trois à cinq lobes charnus, persistans; corolle subinfundibuliforme. Capsules bivalves.

Les operculaires sont des végétaux herbacés qui habitent l’Australasie.

IV. SPERMACOGEES. Styles impie; stigmate bilamellé. Deux coques monospermes, sèches ou charnues , déhiscentes ou indéhiscentes.

SPERMAGOGEE. Spermacoce . Corolle infundibuliforme, quadrifide, tétrandre. Coques closes ou fendues.

Les spermacocées portent une dénomination composée de semence, et de ccxoxs, aiguillonnée ; elles croissent dans les régions chaudes.

GÉPIî AL ANTHE . Cephalanthus. Fleurs capitu-

RUBIACEES. 249

lees ; réceptacle sphérique, soyeux. Corolle quadrilobée, tétrandre. Fruit subtëtragone.

Les céphalanthes portent un nom formé de xeçctÀW , tète , et de avêof, fleur; ils habitent l’Amérique.

SERISSE. Serissa, Corolle infundibuliforme, quinquëlobe'e, pentandre. Fruit calicifère, sùbcharnu, à deux nucules.

La Sérisse fétide1, qui est un arbrisseau de l’Inde, est Tunique espèce de ce genre.

V. COFFÉACEES. Drupe à deux nucules pianoconvexes , osseux ou cartilagineux ; graines offrant un sillon ou une fossette ; endosperme corne'.

GAFFÉ. Coffea. Calice quinque'denté ; corolle infundibuliforme, quinquélobée, pentandre. Graine offrant une rainure longitudinale sur saface plane.

Les caffés sont des végétaux ligneux, qui portent parmi nous leur nom arabe ; tous habitent l’ancien continent.

Le Caféier vulgaire 3 est un arbrisseau qui habite les régions brûlantes de l’Ethiopie et de l’Arabie ; il commence à donner des fruits à deux ans ; à cinq, ce végétal est dans tout son produit, et porte deux récoltes chaque année, ce qui se continue jusqu’à l’âge de trente-cinq à quarante ans : chaque récolte donne environ cinq livres de semences. Ce sont celles-ci que nous employons sous le nom de café.

Par l’analyse, le café donne un principe immédiat, cristal-* lisable, qui est appelé Caféine; et selon M. Payssé, un acide particulier, qu’il nomme Acide Cafique. M. Sarzeau dit qno

1 S. fcetida.

x Ç. arabica .

classe xm.

cette graine contient la 8/1 ,000,000e. partie de son poids de cuivre, de telle manière que les Européens, qui consomment environ 70,000,000 de kilogrammes de café, mangent annuellement 56o kilogrames de cuivre.

Selon quelques érudits , le caféier paraît avoir été connu des Hébreux et des Grecs, ainsique des Arabes, parmi lesquels Avicenne le désigne sous le nom de Bun. Dans les tems modernes, ce fut Rauwolf qui, en i583, en donna la première description dans son voyage au Levant; après, en 1640, vint celle de Prosper Alpin , qui est plus exacte ; puis enfin A . de Jussieu le décrivit dans les Mémoires de l’Académie des Sciences de l’année 1713.

Les Hollandais, vers la fin du XVIIe . siècle, s’étaient procuré quelques pieds de caféiers , dans les environs de Moka , et les avaient transportés dans leurs colonies de Surinam et de Batavia ; un échantillon d’un de ces arbustes , provenu de ce dernier pays , fut envoyé à Amsterdam , et s’y multiplia par la culture ; bientôt après , le roi de Hollande fit présent d’un pied de ses caféiers à Louis XIV. Ce fut, suivant Raynal, en 1726 que le chevalier de Clieu fut chargé, par le ministère français, de porter deux de ces arbrisseaux à la Martinique ; un seul put être conservé par ses soins , et bientôt implanté sur cette île, il y prospéra si rapidement que, à la mort de cet officier , la France recevait de celle-ci plus de dix millions de livres de café , dont 3,728,868 livres entraient par le port du Havre.

Parmi les orientaux , le café est d’un usage immémorial . Suivant quelques uns, ses vertus auraient été révélées par un mufti nommé Ehadely, qui en buvait abondamment, afin de chasser le sommeil et de se tenir constamment en prière pendant les nuits ; d’après d’autres , leur connaissance serait due au supérieur d’un monastère de l’Arabie : ayant observé que les chèvres qui broutaient le fruit des caféiers étaient fort turbulentes , celui-ci s’imagina d’en administrer à ses moines, pour les empêcher de s’endormir pendant les offices.

RUBIACEES.

Ce qu’il y a de certain, c’est que d’après les manuscrits de la bibliothèque royale, le café était déjà en usage en Perse, dès l’an 8^5. Ce fut le sultan Sélim qui l’introduisit à Constantinople, après sa conquête de l’Egypte, en i5i^ , et quelques années après il y eut des cafés publics dans cette ville. Des établissemens semblables s’ouvrirent en Italie, en i645, à Londres, en i652. Suivant Dulaure , ce fut Soliman aga , ambassadeur de la Porte près de Louis XIV, qui, en 1669, enseigna aux babitans de Paris l’usage de la semence de Moka; quelques années après, un Arménien ouvrit le premier café dans cette ville, et Procope érigea le second. Le grand roi fut un des premiers Français qui essayèrent la liqueur arabique

Lors de l’introduction du café , les médecins le considérèrent comme nuisible à la santé. On sait jusqu’à quel âge sont cependant parvenus Eontenelle et Voltaire qui en faisaient un si grand usage ; c’est ce qui le fit nommer un Poison lent par le premier. Nous avons vu , dans une auberge de Lensle-Bourg , au pied du Mont-Cénis, une bonne femme âgée de cent seize ans , qui avait l’habitude d’en boire vingt-cinq à trente tasses chaque jour. Cette liqueur est digestive et stomachique ; elle accélère la circulation et donne de l’aptitude aux fonctions intellectuelles ; les orientaux en font une grande consommation et la boivent mêlée à son marc ; dans les cafés algériens, elle ne se vend qu’un sou la tasse. Quoique cette boisson convienne à presque tout le monde, quelques personnes sont cependant remarquables par l’aversion qu’elles ont pour elle. Dans son dictionnaire philosophique, Bayle cite un homme chez lequel elle produisait un effet vomitif, et qui ne pouvait même passer devant un café , sans en être incommodé.

Administré par des mains habiles, le café peut devenir d’un grand secours dans la thérapeutique. Prosper Alpin dit que les femmes égyptiennes le prennent comme ernménagogue. Lanzoni rapporte qu’il est efficace contre les diarrhées

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chroniques ; mais c’est surtout comme fébrifuge que cette graine est énergique. MM. Orfila et Bégin conseillent de l’employer pour combattre l’empoisonnement par l’opium ; Percival l’avait fait avant eux , et son efficacité dans ces circonstances est démontrée par les orientaux qui boivent en même tems de si fortes doses d’opium et de café.

GEPHAELIS. Cephaelis. Fleurs subcapitées. Corolle tubuleuse ou infundibuliforme , quadri ou quinquëlobée ; quatre ou cinq étamines. Nucules subosseux.

Le Céphaelis ipécacuanha 1 qui fleurit en janvier, est une plante herbacée qui habite le Brésil, et dont le nom, que Margrave écrit cpicacoanha , veut dire Racine rayée ; c’est la région inférieure de sa racine qui constitue l’Ipécacuanha annelé des officines ; celui-ci est formé d’une partie centrale subligneuse et blanche, entourée d’anneaux corticaux, irréguliers et rugueux. M. Pelletier , qui a analysé ce médicament, l’a trouvé formé de : i°. une matière grasse, huileuse, brune , très-odorante ,d’où paraît dépendre sa saveur ; 2°. une substance particulière, simple, nommée Émétine, et dans laquelle réside la propriété vomitive ; 3°. cire végétale ; 4°* gomme ; 5°. amidon ; 6°. ligneux ; et 70. d’acide gallique.

Les premières notions que l’on eut sur l’ipécacuanha furent dues à Margrave et à Pison , qui , dans leur histoire naturelle du Brésil, publièrent la description et la figure de la plante qui le fournit. Mais il règne tant de vague dans leur œuvre , que les savans , indécis , attribuèrent cette racine à des végétaux divers. Rai la croyait produite par une espèce de Parisette ; Linnée , dans sa matière médicale , émit d’abord que c’était un chèvrefeuille, et dans la suite une violette ; cette dernière opinion prévalut long-tems. Mutis envoya à

I Q. ipécacuanha.

RUBIACÉES.

Linnée , en 1781 , la description et la figure d’une plante qui, au Pérou, produit une espèce d’ipécacuanha , et il lui donna le nom de Psfcotria emetica ; mais cette plante, que Linnée fils mentionna , n’était point celle qui donne la racine employée aujourd’hui, et elle ne se trouve plus dans le commerce, où elle portait autrefois le nom d’ipécacuanha strié. Le docteur Gomès , qui avait observé , au Brésil , l’espèce qui produit réellement l’ipécacuanha , et en avait rapporté des échantillons, publia à Lisbonne, en 1801 , une dissertation intitulée Mcmoria sobre Ipecacuanha , dans laquelle il l’a fait connaître. Mais le professeur de botanique portugais Brotero s’empara de ses documens , et ils furent publiés en Angleterre en 1802, et en France en i8i3, dans des journaux où on lui attribua la gloire de sa découverte , et dans lesquels cette plante fut nommée Cephaelis ipecacuanha , pour la distinguer de celle décrite par Mutis. Ensuite , A. Richard , par son excellente dissertation inaugurale, contribua à l’histoire des végétaüx qui fournissent la racine vomitive.

Les propriétés de l’ipécacuariha furent connues des Portugais , dès les premiers tems de la découverte de la plante qui le produit : dans leur foi en ses vertus , ceux-ci le nommèrent Racine d’or , nom que les français transformèrent en celui de Mine d’or végétale ; déjà Pison et Margrave énumèrent ces propriétés dans leurs œuvres, mais malgré leurs éloges, ce médicament fut long-tems avant d’obtenir la vogue. Un négociant de Paris, M. Grenier, en avait rapporté d’Espagne cent cinquante livres, et, pour en obtenir le débit, il s’adjoignit Helvétius, médecin éclairé, de Reims, qui d’abord scella le nom de ce médicament. Mais l’ipécacuanha ayant obtenu de grands succès dans ses mains , Louis XIV , pour lui témoigner sa reconnaissance de cette innovation , lui accorda 1,000 louis d’or, présent qui occasionna, entre le marchand et le grand père de l’illustre philosophe , un différent que le Châtelet et le Parlement vidèrent en faveur du dernier.

Ce fut à compter de cette époque que l’usage de cette

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racine se répandit, non seulement en France, mais aussi dans toute l’Europe. C’est surtout comme vomitive qu’on l’emploie ; quelques médecins l’ont fortement préconisée dans le flux intestinal , et je crois que c’est Zimmermann qui la nommait Ancre de salut de la dysenterie.

SIDERODENDRE. Siderodendrum. Corolle quadrilobée , tétrandre. Semence offrant une dépression sur sa face interne.

Les sidérodendres ont un nom qui provient de cnS'npoç , fer, et de S'svS'pov, arbre ; ce sont des arbustes indigènes de l’Amérique.

Le Sidérodendre triflore 1 est connu de tout le monde sous le nom de Bois-de-fer.

CHIOCOGCE. Chiococca. Corolle subcampanulée, quinquélobée ; cinq étamines incluses ; stigmate à deux lames soudées. Fruit globuleux, comprimé.

Les chiococces ont un nom dérivé de yjov , neige, et de xottito?, fruit. Ce sont des arbustes ou des arbrisseaux qui habitent l’Amérique méridionale.

PEDERIE. Pœderia. Corolle infundibuliforme , quinquélobée , velue intérieurement ; cinq étamines. Fruit coriace , fragile.

La Pédérie fétide 2 , qui est l’unique espèce de ce genre , est un arbuste sarmenteux qui croît dans l’Inde.

VI. GUETTARD AGEES. Drupe à plusieurs loges monospermes; graines sans sillon; endosperme charnu.

S. triflorwu.

ï P. feetida.

RUBÏACÉES.

GUETTARDE. Guettarda. Corolle tubuleuse à quatre à neuf lobes ; quatre à neuf examines. Drupe à trois à neuf loges.

Ce genre, dédié au botaniste Guettard, est composé d’arbres ou d’arbrisseaux presque tous indigènes de l’Amérique.

CUVIERIE. Cuviera. Corolle quinquélobée, pentandre. Fruit quinque'lo cul aire.

Ce genre, dédié à l’illustre Cuvier, ne contient qu’un seu 1 arbuste originaire de Sierra-Leona.

MITCHELLXE. Mitchella. Ovaires biflores. Corolle infundibuliforme , quadrilobée , tetrandre. Double nuculaine biombiliqué , contenant huit nucules.

La Mitchellie rampante 1 , arbuste de l’Amérique septentrionale , est l’unique espèce de ce genre , qui est dédié au voyageur anglais J. Mitchell.

Vil. GORD1EREES. Fruit charnu , pluriloculaire ; loges mono ou dispermes, non osseuses.

GORDIERIE. Cordiera. Fleurs unisexes monoïques. Corolle à tube comme cartilagineux ; quatre stigmates linéaires. Baie à quatre à huit loges.

Ce genre a été ainsi nommé en l’honneur de M. Cordier , membre de l’institut et professeur de géologie au Jardin du roi ; il ne contient qu’une espèce de la Guyane.

t M. repens.

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VIII. ÏIAMÉLI AGEES. Fruit charnu , ordinairement quinquéloculaire ; loges polyspermes , non osseuses.

H AMELIE. Hamelia. Corolle infundibuliforme , quinquéfide, pentandre ; stigmate pentagone, glanduleux.

Ce groupe a été consacré à la mémoire de H. Duhamel , botaniste français ; il se compose de plantes sousligneuses indigènes de l’Amérique .

IX. ISERTIEES. Drupe à quatre à cinq nucules osseux ; polyspermes.

JSE'RTI'E.Iserla. Corolles à six lobes ; six examines , six stigmates.

Ces végétaux sont dédiés à Isert , botaniste danois ; ils habitent la Guyane française.

X. GARDÉNIAGÉES. Baie à deux loges non osseuses , polyspermes.

GARDENIE. Gardénia . Corolle longuement tubuleuse , à cinq ou six lobes ; cinq ou six étamines sessiles. Fruit pulpeux, calicifère; semences planes ou anguleuses.

C’est à A. Garden , naturaliste anglais, que ce genre a été dédié ; il est composé de végétaux qui habitent en grande partie les contrées inter tropicales.

POUGHÉTIE. Pouchetia. Corolle infundibuli-

RUBIACEES.

iorme , quinque'fide , glabre intérieurement , pentandre. Péricarpe mince, subcrustacé, couronné par le calice.

Ce genre , que la bienveillante amitié de notre excellent maître M. A. Richard nous à dédié, ne contient qu’une seule espèce :

La Pouchétie africaine 1 , plante frutescente , à feuilles opposées, accompagnées de stipules mucronées.

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