FAMILLE DES ARAL1ACÉES
Calice entier ou denté ; corolle penta ou hexapétale ; cinq ou six étamines ; deux à douze styles. Capsule ou baie ordinairement à cinq ou dix loges.
Les araliacées sont des arbres ou des plantes herbacées à feuilles alternes , et dont les fleurs sont disposées en ombelles .
GUSSONIE. Cussonia. Corolle à cinq pétales trigones , pentandre. Capsule biloculaire.
C’est à P. Cusson , professeur de botanique à Montpellier, que l’on a dédié ce genre , qui ne comprend que deux arbustes du cap de Bonne-Espérance.
ARAL1E. Aralia. Calice quinquédenté ; corolle pentapétale. Baie quinquéloculaire.
Ce genre , dont le nom est américain , renferme des végétaux pour la plupart indigènes du nouveau continent.
ARALIACEES .
GINSENG. Panax. Fleurs polygames. Calice quinquédenté ; corolle pentapétale , pentandre , distyle. Baie biloculaire.
Le mot •TTcLVaJç , veut dire panacée universelle ; ginseng est un nom chinois qui signifie homme plante ; il est dû à la ressemblance des racines de plusieurs de ces végétaux avec la forme humaine. Les Iroquois donnaient à ceux-ci une appellation analogue en les nommant garent-oqucn, cuisse d’homme.
Les ginsengs sont des arbres , des arbustes ou des végétaux herbacés ; ils habitent généralement les régions tropicales des deux continens, et principalement les îlesqui avoisinent l’Inde.
Le Ginseng à cinq feuilles1, est une espece herbacée qui croît dans la Tartarie chinoise et l’Amérique septentrionale. Sa racine était regardée comme un des plus précieux dons de la nature ; les noms que lui donnent les Japonais et les Chinois signifient la première des plantes , la merveille de V univers. On avait meme chez ces peuples une si haute opinion de ses vertus que l’empereur Rien-Long disait qu’elle rendrait l’homme immortel, si quelque chose pouvait jouir de cet avantage.
Anciennement les Chinois avaient une peine extrême à se procurer du ginseng ; on était obligé , pour le cueillir, d’envoyer une armée de dix mille homme dans les contrées affreuses où il se trouvait, aussi sa racine se payait-elle au poids de l’or ; mais son prix diminua beaucoup , aussitôt qu’on eut découvert que cette plante croissait également dans l’Amérique septentrionale , car alors les Hollandais en approvisionnèrent les ports de l’Empire chinois, et ils en obtinrent de grands bénéfices jusqu’au moment où, pour empêcher le dépréciement de cette racine , les mandarins prétendant que celle qu’on leur apportait était fausse , en firent brûler les cargaisons. Le ginseng passait pour un remède souverain pour réparer les
i P. guinquefoliwn.
CLASSE XIIX.
épuisemens de toute nature , et l’on allait jusqu’à croire qu’il prolongeait la vie des vieillards ; aussi le voit-on appelé Esprit de terre et Recette d’immortalité , dans les livres chinois.
Ce fut en 1697 flue l*011^ connaître cette plante en France. Les rapports des missionnaires lui accordaient la plus grande confiance, mais la médecine rationnelle à bien vite démontré , comme on le pense, qu’elle ne jouissait nullement des propriétés emphatiques dont on l’avait dotée ; aussi en a-t— on rapidement abandonné l’usage en France, et maintenant, meme en Chine, elle n’est plus employée : il semble qu’elle y ait perdu ses vertus en y devenant abondante. Mais , il faut le dire , quoiqu’on reconnaisse dans l’encyclopédie chinoise des figures de ginseng, qui se rapportent bien au panax quinquef olium , cependant d’autres plantes ont aussi été décrites sous ce nom dans les ouvrages chinois.